« Tout à fait, sachant qu’en général, « Quick and Dirty » désigne chez les programmeurs, des solutions mauvaise mais provisoires^W durables. »
Tant que ça semble fonctionner on n’y touche pas. Ne jamais toucher à du code un vendredi... il y a plein de règles comme ça chez les « pisseurs de lignes ».
Sur la problématique du matériel un élément intéressant que l’on a oublié (ou pas connu). Dans les années 80 en France tout matériel électronique disposait d’une notice en français - rien d’extraordinaire - mais on trouvait également le schéma complet ainsi que la liste des composants. C’était semble-t-il une obligation réglementaire. Il était donc possible de bidouiller n’importe quel équipement, bien évidemment ce n’était pas du matériel « libre », on parlera plutôt de matériel « open source ». La compétition n’était pas absente, il y a avait tout un écosystème non délocalisable (en particulier des réparateurs de matériel électronique qui étaient souvent très bons, des vrais hackers).
Maintenant on cultive le mythe du secret en cachant les références des circuits intégrés au marqueur, il est impossible de réparer un circuit ; une « réparation » consiste à remplacer un sous-système complet avec tout le gaspillage que cela implique. Pour avoir le moindre détail sur tel ou tel élément outre un NDA (non disclosure agreement) il faudra prévoir des mois de tractations.
Curieusement, il est possible de faire un parallèle entre l’électronique et le logiciel, d’abord « open source » puis fermé quasiment en même temps, puis un mouvement d’indignation qui tend à restaurer la façon naturelle de bien faire les choses : le libre
En Europe - pour le moment - le logiciel est une œuvre de l’esprit couverte par le droit d’auteur et n’est pas une « propriété industrielle ». C’est l’expression d’une idée (la forme) qui est protégée et non pas la concrétisation d’une idée (procédé / brevet).
Toutefois, il est évident que l’idée de breveter du logiciel, et en particulier les briques élémentaires, fait saliver quelques « financiers » tant il est possible de bloquer toute innovation sous la contrainte d’un éventuel procès aux États-Unis et au Texas tant qu’à faire les choses bien.
Je n’ai plus les sources mais il y a eu une « guerre » entre les français et les anglais lors du développement du textile, l’un des camps encourageait le dépôt de brevet, l’autre le partage de la connaissance pour faire progresser le secteur (on pourrait presque écrire communauté ).
Je persiste à ne pas apprécier un format aussi court pour un article sur un sujet aussi complexe et riche.
Vous écrivez : « Les premiers logiciels ont donc été conçus par les créateurs des ordinateurs... ».
C’est un raccourci rapide. Le premier vrai programmeur de l’histoire est probablement Lady Ada de Lovelace associée dans l’aventure de la machine analytique de Charles Babbage ; à ma connaissance elle n’a pas participé à l’élaboration de la machine (hardware) mais s’est concentrée sur les possibilités d’utilisation (software) en inventant au passage le concept de pile pour pouvoir faire des fonctions, chapeau ! De même Turing, qui a réalisé un travail théorique fondamental en informatique n’était pas versé dans le matériel. Le matériel et le logiciel sont deux niveaux d’abstraction très différents. Dans les faits un bon électronicien est souvent un piètre programmeur, la réciproque est généralement vraie.
C’est dommage à ce stade de l’article de ne pas citer les propos « visionnaires » à l’époque, du directeur d’IBM : « Je pense qu’il y a un marché mondial, pour quelque chose, comme cinq ordinateurs. » (Thomas Watson, 1943).
Est-ce que cette introduction consistant en un chapô et quatre paragraphes était vraiment utile ?
Il y a certes énormément de choses à développer comme l’économie des immatériels, la contamination (terme non péjoratif) des licences libres à d’autres domaines que le logiciel, « l’open data », etc.
Mais faire du teasing de cette façon, c’est pas vraiment heureux sur le Web AMHA.