Désolé Rensk je ne suis pas certain de comprendre la signification de votre commentaire. La question sous-jacente qu’il convient de se poser est : un éditeur de logiciel peut-il confisquer vos données en les enfermant dans un format propriétaire opaque, si oui cela pose quelques problèmes pour malgré tout pouvoir être intéropérable. C’est un très gros problème pour le logiciel libre qui s’est toujours inscrit dans la légalité et qui se pose également dans d’autres domaines vu la part de plus en plus importante de l’informatique de nos jours.
Pour des utilisations non spécifiques (textes, sons, images, vidéos) les réponses sont :
- oui, - oui (la plupart du temps)(*).
(*) Les formats sont le plus souvent non documentés et/ou truffés de « brevets » ce qui peut poser des problèmes de licéité dans certains pays en cas de reverse enginering.
C’est amusant comme argumentation. Donc les logiciels « officiels » seraient mieux. C’est d’ailleurs pour ça que Windows est majoritaire en particulier dans les super-calculateurs et les serveurs présents sur Internet, de même que IIS (le serveur Web de Microsoft) est majoritaire et refuse de céder sa place à un logiciel libre créé par une seule personne il y a dix ans (Igor Sysoev - Nginx).
Certes c’est peut être réconfortant de ne pas savoir utiliser un logiciel et de pouvoir dire « ce n’est pas de ma faute, j’ai fait confiance à l’éditeur de logiciel dominant et visiblement la version est mal finie » alors qu’avec un logiciel libre ce sera plutôt : « C’est nul » et sans avoir pris le temps de lire la documentation qui souvent est nettement plus prolixe que les logiciels « officiels ».
Le libre évolue en permanence, ce qui parfois peut être déstabilisant c’est concevable, mais en revanche le respect de l’interopérabilité est fondamental. J’utilise un système de création de document qui a plus de 25 ans (LaTeX) et qui est utilisable directement en imprimerie ; vous pouvez encore exploiter un fichier Word 2 ou Sprint 1.0 ?
Avec du logiciel libre, je suis en mesure de faire de la CAD, de la conception de circuits imprimés, de la bureautique, des diagrammes particulièrement complexes et plein d’autres choses et ce sans problème d’interopérabilité (il est vrai que j’élimine d’office tout fournisseur qui refuserait d’utiliser un format ouvert). Alors qui à terme va se retrouver isolé ?
Oui sauf que toucher à une installation EDF sans être agréé c’est mal (et accessoirement dangereux). Le problème de fond c’est que ça n’apporte rien au client final sauf le fait de pouvoir se faire exploiter gratuitement et que l’objectif complémentaire c’est de rompre les contrats avec les entreprises qui réalisent les relevés. D’un côté il y a du récurrent (la relève des compteurs), de l’autre du ponctuel faire (ou plutôt faire faire) un compteur. Sur le court terme c’est rentable (pour EDF), sur le moyen terme pour l’économie... heum
Comme c’est beau un communiqué de presse avec tout le corporate bullshit qui va avec. Cet « article » n’a aucun fond. Quant à l’aspect industriel, un équipement fourgué ou plus exactement imposé à 30 millions de foyers, il y a une très forte probabilité que la fabrication soit délocalisée et que la seule activité en France soit l’emballage et la pose. Le coût de production et de pose annoncé (entre 120 € et 240 €) est également une fumisterie, en frais de revient pour l’électronique montée avec le circuit imprimé et le boîtier on doit être à moins de 35 € avec une telle quantité. Tout ça pour quoi ? Pour faire du data mining, c’est-à-dire revendre de précieux fichiers commerciaux qui permettent d’établir des profils types avec la nature des équipements électriques utilisés (si si on sait faire avec les transitoires, il y a eu une belle conférence TED d’un allemand à ce sujet) ; accessoirement pour des cambrioleurs c’est particulièrement pratique et automatisable. Bien sûr on m’objectera que cela sera sécurisé... Ouarf, même la CNIL a des sérieuses réserves sans parler des exploits du fleuron de l’industrie française en la matière.