J’ai du mal à comprendre pourquoi cet article est noté de cette façon. Pourtant il est relativement factuel. Le principe du crédit d’impôt ne peut servir que les grosses boîtes et leurs filiales qui ont de la trésorerie. C’est une mesure du style demain on rase gratis pour les petits.
En situation tendue les charmants organismes de recouvrement des cotisations sociales n’hésitent pas à envoyer les huissiers dans un délai très court plutôt que d’essayer de trouver une solution dans l’intérêt général voire de refaire leurs calculs erronés (oui, dès fois c’est pittoresque il suffit de lire le rapport de la Cour des comptes sur le RSI).
Un système clair, stable et simple ce serait véritablement le changement et dans l’intérêt de tous, mais malheureusement la France a créé l’ENA :(
Non. Le coût c’est aussi l’incertitude, la logistique, le BFR et surtout l’administration. C’est tellement plus simple d’écrire qu’il suffit de dévaluer alors qu’une proportion considérable de problèmes vient de l’intérieur (je ne parle pas spécifiquement de la réglementation du travail mais de toutes les autres conneries annexes). Curieusement, exceptée la stabilité fiscale, le rapport Gallois n"évoque pas franchement cette piste.
Je connais, merci. C’est en connaissance de cause que je m’exprime ; comme je l’ai écrit « dans certaines circonstances » si tu ajoutes le transport généralement en FOB par bateau (donc minimum 40 jours, très mauvais pour le BFR avec un paiement TT) et les taxes douanières pour certaines catégories de produits dont la qualité et les spécifications sont incertaines, ça peut faire cher dans la balance. Pour beaucoup de produits à haute valeur ajoutée la main d’œuvre ne coûte rien au regard de l’amortissement de la R&D et des investissements matériels pour la production.
Sur certaines pièces où la Chine semblait être une facilité à un coût défiant toute concurrence, j’ai réussi à faire à moins cher à meilleure qualité tout en en conservant la pleine maîtrise et ce en faisant appel à des entreprises européennes (France, Allemagne, Hollande). C’est possible, pas dans tous les secteurs faute d’industries du secteur primaire et secondaire et c’est là qu’est le gros problème.
Il n’y pas que le prix et dans certaines circonstances il est possible d’être très proche des prix pratiqués à l’export par la Chine. Il faut juste se bouger les fesses et surtout faciliter la création de nouvelles activités. Aux antipodes de ce qui est fait et des préconisation du rapport Gallois sauf en ce qui concerne la première mesure qui est une évidence.
Ce serait mieux de reconstruire un semblant d’industrie en particulier dans l’électronique qui est maintenant inexistante en France avant de se tirer une balle dans le pied. Les boîtes qui exportent sont souvent celles qui importent le plus de matières premières. Faire les choses dans l’ordre, pour une fois, ça ne serait pas du luxe.