1 - Pensez-vous que Christian Le Bras a envoyé son affiche au secrétariat de son parti pour validation ? Il ne s’agit pas de me croire, mais de savoir si son parti sur le fond sa position, au regard du contexte de la ville de Grigny, la valide ou l’encourage. Est-ce une bourgade du cantal ? Vous validez ma première critique sur votre titre en ajoutant : « J’attends dans ce cas un désaveu des responsables de ce parti. » Il s’agit bien du parti pris d’un candidat à une élection locale et non d’une idée de base du parti auquel il appartient. Votre avoeu de ne pas connaitre l’avis des responsables de ce parti le confirme.
2 - Vous ne comprennez pas le leurre que la question affirmative car fermée, qui sous-entend le oui ou le non et donc valide la possibilité des deux réponses. Exemple simple : P.villach/Alpaco est-il un con ? deux réponses possible oui ou non. des centaines d’arguments seront possibles. Et tout autant de conclusions.
Est-ce que pour autant cette question est valable, est-elle utile, sert-elle à ouvrir le débat de manière sereine ? C’est votre question/titre à la base qui est mauvais. Autres exemples de leurre de la question affirmative : Sommes nous allés sur la lune ? Sarkosy est-il de droite ? DSK est-il de gauche ? Mélanchon fait-il le lit du parti socialiste ? Marine Le Pen fait-elle le lit de l’UMP ?
Ces questions racoleuses posent des non-débat, aussi appelée polémiques. Elles resultent de la limite entre le débat d’idées et de valeur, et le débat d’opinion partisanes. Le journalisme/l’information est polué/e de cela dansle but de toucher le client potentiel.
« montrez-moi que [...]cette affiche n’est pas un encouragement au communautarisme et au mépris de la laïcité ». Cette affiche procède la même méthode du client potentiel, et je le répète, que vous dénocez si souvent : on adapte le discours pour satisfaire ceux qui l’écoutent au mépris de la réalité. Le candidat en question tente de séduire des électeurs musulmans.
- leurre de l’amalgame : qui consiste à attribuer à l’ensemble d’un parti politique des critiques dont un membre de niveau local est responsable. C’est une pratique courante dans le journalisme populaire, qui permet dans un titre de forcer la polémique (qui joue sur l’émotion) à défaut de proposer un débat (qui joue sur la raison).
- leurre de la question affirmative : qui consiste au travers d’une question fermée, à légitimer les deux réponses possibles, oui ou non. Il serait donc possible qu’Europe écologie/Les verts fasse le lit de l’islamisme. Pas seulement du communautarisme musulman mais carrément de la partie extrême de l’islam, la partie politico-religieuse, l’islamisme, les fameux « fous de dieux ».
Ainsi la lecture de cet article, quels qu’en soient les arguments, divise forcément les lecteurs en partisans du « oui c’est vrai » ou du « non c’est faux ».
P.Villach, ne repetez pas les mauvaises pratiques que vous dénoncez à juste titre à longueur d’articles. Sinon on pourrait finir par mettre en doute les informations que vous donnez.
« les économistes de tous bords expriment leur scepticisme quant aux bienfaits d’une telle action » Ils doutent surtout du fait qu’une mobilisation populaire ou citoyenne, visant à dénoncer les abus du système en place, puisse être suivie en dehors des réseaux politico-médiatiques reconnus. Le citoyen lambda est un äne, tout le monde le sait. Le citoyen alpha (aussi appelé « élite » ou « privilégiés » et ses suiveurs journalistes, economistes, élus, etc.) ne peut accepter que le troupeau sorte du champs prédéfini ; il a des impératifs personnels et économiques supérieurs à l’intêret du troupeau. Toute initiative de ce genre est idéologiquement vouée à l’échec.
Information et journaux télé : ça fait deux. Parlons plutot de divertissement informatif dont le but est, comme tout produit commercial, de satisfaire le client certes crétin mais surtout roi.
Les titres introductifs accrocheurs, les « teasing » des sujets suivant pendant le journal pour ferrer le potientiel zappeur, sont des outils du p(r)êcheur professionnel.
P.Villach, en conformité avec la culture de sa génération, rapporte les propos de Mélenchon dans une opposition gauche/droite, plus précisément conservateur/révolutionnaire. N’est-il pas évident que la déontologie est absente de tout principe commercial, politique et ideologique ? C’est la vraie morale du poème de La Fontaine : Je t’attrape en abusant de ton émotion, et quand tu te défends sur des arguments d’émotion, j’y oppose un argument de raison.
Cher Paul, apprendre aux gens (en plus aux jeunes) à réflechir c’est trop révolutionnaire. Et ca sonne « théorie du complot » (ceux qui réfutent que d’autre refléchissent à notre place, alors que c’est faux, tout le monde le sait).
Culture génerale et culture professionnelle suffisent de nos jours pour être heureux. Personne ne dit le contraire à la télé.