Tirer dans le tas, c’est uniquement ce qu’en pareille circonstance des soldats savent faire. À la rigueur tirer en l’air dans un premier temps. Mais ils ne sont ni équipés ni entraînés pour lancer des lacrymos et matraquer.
Je doute que la plupart refusent de tirer, même en l’air. Une mutinerie de l’armée, ce serait le « pompon » de ce gouvernement « Titanic » ! Bien entendu si certaines têtes brûlées tiraient sur les manifestants, à la manière du putsch de Pinochet au Chili, ce serait la fin du régime Macron dans la violence et le sang.
Il y a d’autant moins de chances que les soldats fassent « mieux » que la police, que la plupart sont mécontents de leur situation depuis les patrouilles antiterroristes inutiles, voire ridicules.
Les manifestants n’ont pas choisi la couleur du gilet que tout automobiliste doit posséder et enfiler en cas de panne ou d’accident.
Mieux que la couleur orange ou le rouge, le jaune vif est la couleur qui se voit le mieux de loin aussi bien de jour qu’à la lueur des phares (surtout avec les bandes réfléchissantes). C’est pourquoi elle a été préconisée par les spécialistes en sécurité. Il n’y a aucune symbolique là-dedans.
L’auteur parle de la « gauche » en évoquant, indirectement, le gouvernement Fabius. Si Fabius a gouverné « à gauche » alors moi je suis le roi d’Angleterre ! La gauche n’a gouverné que de 81 à 84 avec Mauroy . Ça a été la cinquième semaine de congés payés, les nationalisations, etc.
Malheureusement elle n’a pas rétabli le possibilité pour la Banque de France de financer la France sans rapaces intermédiaires privés. En laissant les banques privées maîtresses de l’économie, on allait inévitablement vers le tournant de la « rigueur ».
Ce financement de l’État par la Banque de France devrait être inscrit dans la Constitution, ce qui implique un refus de l’euro et de la contribution à la BCE, donc un frexit, à l’évidence.
"En cas de
dissolution l’opinion peut basculer pour « l’ordre »
comme en 68."
En mai 1968, certes,
les manifestations estudiantines furent, du fait de la répression
policière, très violentes. Ce qui n’est pas le cas des manifs
d’adultes (beaucoup de cheveux gris) des gilets jaunes. Même si les
médias ont monté en épingle les petits dégâts sur les
Champs-Élysées et insisté sur les blessés victimes en fait
d’automobilistes hostiles aux gilets jaunes, ceux-ci ont compris
qu’avec les barrages filtrants, ils conservaient la sympathie des
gens ordinaires.
En 1968, la France
n’avait pas encore achevé cette période de progrès économique que
l’on a appelé plus tard les Trente glorieuses, années pendant
lesquelles le capital s’investissait dans l’industrie nouvelle, avec
le soutien de grands « plans » de développement.
Les importations
étaient contrôlées aux frontières, le prix du pain et de
l’essence étaient uniques pour tout le pays. Le pétrole était
abondant et le chauffage central au fioul apportait aux pavillons un
confort hivernal bien venu et financièrement abordable.
En 1968, le pouvoir
contrôlait l’information télé et papier. Ce qui n’est plus le cas
aujourd’hui avec Internet.
En 1968, le parti
communiste, inexistant aujourd’hui, par l’intermédiaire alors de sa
« courroie de transmission » aux travailleurs qu’était la
CGT, refusait sur ordre de Moscou qui craignait que les successeurs
de De Gaulle soient beaucoup plus atlantistes que lui, tout aventure
révolutionnaire, lui qui se disait pourtant « révolutionnaire ».
Il a fait en sorte que les revendications salariales habituelles se
substituent au grand mouvement populaire que devenait la révolte
estudiantine.
De Gaulle avait des
admirateurs inconditionnels comme ancien chef de la France Libre qui
avait rendu son honneur à la patrie. Il avait mis fin à la guerre
d’Algérie.
Sa personnalité et
notamment son extrême probité personnelle n’était en rien
comparable au narcissisme cynique de Macron.
Bref, tout est
différent entre la situation d’aujourd’hui et mai 68.
La majorité
macronnienne est proprement surréaliste au regard des opinions des
Français qui votent. Lesquelles oscillent entre le dégagisme et
l’hostilité absolue à cette majorité disproportionnée en regard
de son assise sociale.
Ceux qui pensent
dans l’entourage de Macron le savent bien. Aussi il n’y aura pas de
dissolution de l’Assemblée.
Bien que les faiseurs d’opinion tel un de Closets, aient prétendu longtemps le contraire, c’est bien les fortunes arrachées par les super-riches à l’économie réelle qui est la cause des difficultés actuelles, en premier lieu cette dette et ce déficit qui nous accablent !
Et si en France le principal impôt le plus injuste est l’impôt indirect, l’impôt juste, à savoir l’impôt en 14 tranches progressives sur le revenu, résoudrait immédiatement l’essentiel des difficultés. À condition bien sûr d’imposer les Français de l’étranger sur les revenus qu’ils gagnent en France.