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Le jet effect existe.
Il a été démontré à de nombreuses reprises, scientifiquement.
Le
jet effect n’existe pas. Enfin, si il existe, dans la mesure où
c’est le principe du moteur à réaction ; un jet de matière
dans une direction donnée mène à une poussée en raison du
principe action/réaction. Mais dans le cas présent, il ne pourra
pas expliquer un mouvement en arrière de la tête, parce qu’il est
obligatoirement doté d’une moindre énergie cinétique que la balle
qui l’a
causé (seule
source d’énergie pour cette masse en mouvement), en
raison de la dissipation de l’énergie de cette balle.
Quant
à vos expériences où on a pu (exceptionnellement)
voir une citrouille ou un melon partir en arrière, elles ne sont pas
applicables en l’espèce. On peut toujours s’arranger
pour qu’un melon posé sur un rocher, un poteau ou autre le
soit
de telle façon qu’il parte en arrière, si on le dispose de façon à
ce qu’il rebondisse contre un bord ou un autre obstacle discret.
Moi-même, je suppose
que je
pourrais y arriver, au bout d’un certain nombre de
tentatives.
Dans
l’expérience de Luis Alvarez de 1976, il n’est question que d’un
mouvement à l’envers sur des dizaines d’essais, ce qui s’expliquait
sans doute par le fait que le melon était mal placé.
Mais
dans l’espèce de J. F. Kennedy assis au milieu de sa voiture, il n’y
avait rien de tel.
Rappellons-nous
aussi que en 1996, Doug De Salles et Art Snyder ont montré qu’un
Mannlicher-Carcano n’a pas la puissance suffisante pour causer une
telle projection. Le
coup fatal, celui
qui a emporté une partie de la tête,
n’a donc pas pu provenir d’une arme de ce modèle.
Quant
votre
affirmation que
« l’énergie cinétique d’un coup de feu a été largement
démontrée comme étant des effets spéciaux d’Hollywood et non la
réalité (là aussi, des vidéos de tests ont été mises en
ligne) »
, euh, non
quand même, c’est l’application de base des lois de la physique.
Exactement comme avec n’importe quel coup, un violent coup de poing
ou de pied vous fera toujours tomber dans l’autre direction. Il est
vrai qu’avec une balle de faible puissance, on peut retomber sur ses
pieds, se rattrapper, et finir par chuter au sol de l’autre côté.
Mais là, on parle d’un coup de feu qui a été capable de faire
jaillir une partie de la callotte crânienne de la victime. Ce qui
implique un choc d’une très grande force, et une énergie
considérable. Rien qui puisse être affecté par un simple réflexe.
Super.
Et donc, sur le trou d’entrée, rien ?
C’est quand même assez emmerdant que ce toubib, aux premières loges pour constater les blessures à la tête, n’ait rien constaté...
Bon,
alors, je vais réexpliquer :
dans le cas de l’éclatement d’un crâne provoqué par une balle, la
blessure béante apparaît à l’opposé du trou d’entrée. Ce dernier
peut
être
lui-même petit, et
peu visible, à part une trace de sang.
L’arrachement du crâne est du à l’onde de choc induite par le choc
violent produit par l’entrée de la balle. Seuls des projectiles
animés d’une très forte énergie cinétique, et en conservant assez
après avoir percé la paroi crânienne, sont donc capables de faire
ça.
Ce qui explique la description du médecin de Dallas Mc Clelland, ainsi que ceux d’autres médecins, assistants et personnes présentes sur le lieu du crime. Ce qui explique aussi les croquis réalisés par le HSCA d’après les souvenirs des témoins. Tous ne sont compatibles qu’avec un coup reçu de face. Ainsi que les photos de l’autopsie, qui montrent toutes un front intact – à part une tâche noire sur la droite, qui sert sans doute à cacher le trou d’entrée, la disposition des cheveux montrant aussi des anomalies dans cette zone.
En
fait, si vous voulez vraiment soutenir la thèse de l’assassin
manipulé, mieux vaut le faire pour l’assassinat de Robert
Fitzgerald Kennedy avec Sirhan Sirhan. Encore que ce dernier n’était
sans doute pas le seul tireur, là encore.
Quand aux témoignages des personnes jurant avoir entendu une détonation venir de cet endroit, ils ont été écarté après la reconstitution qui a montré que les tirs ont fait écho et qu’on pouvait croire en effet qu’ils venaient de cet endroit.
Il
convient quand même de se rappeller cette vérité élémentaire :
un écho est moins fort que le premier son, et vient toujours après
celui-ci. Les témoins présents à cet endroit ont presque tous
parlé d’un son venant du talus herbeux, et jamais d’un son plus fort
venant d’en face avant d’entendre celui venant du talus herbeux.
S’ils avaient entendu un écho, à fortiori ils auraient du entendre
le son d’origine, plus fort.
Quant
à « tous les médecins légistes interrogés ont déclaré que
le mouvement vers l’arrière était possible sans choc à l’avant »,
non, certainement pas. Seule une petite minorité, sélectionnés
pour complaisance, l’ont fait.
Mais
comme à l’habitude les théoriciens du cinglé solitaire (qu’on peut
aussi appeler cingléistes) préfèrent imposer leur vérité basée
sur illogismes, incohérences et impossibilités, alors même qu’ils
ne disposent d’aucune preuve de leur théorie.
Rassurant de savoir que la France fut libre ... il y a quelques décennies !
Oui,
en fait, la France n’était pas libre. Il ne suffit pas qu’elle ait
été alors plus distante des USA
pour dire qu’elle fût libre à cette époque. De Gaulle, homme au caractère tout de même assez nettement autoritaire, n’a pas manqué de participer lui-même à de nombreux étouffements de vérité. Par exemple à celui du massacre du 18 octobre 1961, véritable pogrom. Si ses dires sont rapportés de façon exacte, il ressort qu’il avait tout de suite compris ce qui s’était passé à la façon dont Oswald avait été rapdiement désigné seul coupable. Mais cette certitude venait de ce que lui-même ne manquait pas d’expérience en ce domaine...
Il en est de même pour ce qui concerne Giscard d’Estaing. Durant tout son septennat, il a été confronté à différents assassinats politiques gênants, De Broglie, Boulin (le premier qui parle de suicide a perdu...), Fontanet etc... Il a participé ou assité aux manœuvres pour étouffer ces affaires (désignation de faux-coupables, promotion de faux suicides...). Lui aussi en connaissait donc un coin dans ce domaine.
Et voilà un témoignage d’un des médecins de Dallas qui confirme qu’un des coups a été reçu de face :
Le chirurgien de JFK « convaincu qu’il y avait plusieurs tireurs »
MIS À JOUR : 22-11-2013 11:43 - CRÉÉ : 20-11-2013 19:54
INTERVIEW
- Alors jeune chirurgien, c’est lui qui a tenté de sauver Kennedy.
Agé de 83 ans aujourd’hui, Robert McClelland est en pleine forme.
S’il ne pratique plus, il continue d’accompagner certains
étudiants. Le docteur a reçu metronews à l’hôpital de
Southwestern Medical Center de l’université du Texas, à Dallas.
Il se rappelle ce 22 novembre 1963 où JFK est arrivé aux urgences.
Un témoignage pour l’Histoire.
Comment ce jour a-t-il changé votre vie ?
Il n’a rien changé à ma vie, même si c’est certainement un événement très fort, je ne peux le nier. Tous les jours, je traitais de blessures comme celles-là. La différence, c’est que c’était le président.
Racontez-nous ce moment. Quelles émotions vous ont traversé ce jour-là ?
Vous ne ressentez pas réellement d’émotions. Vous agissez. Ce jour-là, j’étais dans une salle de conférences de l’hôpital Parkland. On a frappé à la porte et on m’a demandé de descendre aux urgences, car le président venait d’arriver, blessé. Nous sommes descendus par l’ascenseur et lorsque les portes se sont ouvertes, j’ai vu entre 75 et 100 personnes, toutes en costumes, debout dans la grande salle d’accueil. Je me suis dit : "Il se passe quelque chose”. Soudainement, cette foule s’est écartée pour nous laisser passer et je me suis dirigé dans le couloir qui dessert les deux salles d’opération. Madame Kennedy était assise sur une chaise pliante. Elle avait du sang sur ses vêtements.
Qu’avez-vous fait alors ?
En entrant dans la salle, j’ai été horrifié par ce que j’ai vu. Le président Kennedy était allongé sur le dos sur un chariot, avec la tête en sang. Le seul soulagement, c’était de constater que je n’étais pas le seul chirurgien : deux collègues venaient d’arriver. Je me suis placé à la gauche du président, Dr Perry à sa droite. Il m’a dit : “Bob, il y a une blessure ici dans le cou, juste au-dessus de l’os et tout près de la trachée”. Nous craignions que sa trachée soit atteinte, mais aussi l’artère qui alimente le cerveau. Nous avons pratiqué une incision pour faire une trachéotomie.
A ce moment-là, Kennedy était-il mort ?
Il tentait de respirer et l’électrocardiogramme montrait une excellente activité cardiaque. Il n’était pas mort. Lorsque je me suis mis derrière le chariot, c’est là que j’ai vu l’énorme blessure qu’il avait derrière la tête. Un tiers de son crâne, à l’arrière droit, était totalement ouvert. Puis son cerveau a commencé à couler hors de son crâne, sur la table. Après 4 ou 5 minutes, Dr Clark, notre professeur de neurologie, est entré dans la pièce et a regardé l’électrocardiogramme. Il a dit que l’activité cardiaque avait cessé. Il nous a dit : “Vous pouvez arrêter, car il est n’est plus avec nous”. C’est ainsi que le président a été déclaré mort.
Que s’est-il passé ensuite ?
Tout le monde a quitté la pièce, mais le Dr Baxter et moi sommes restés coincés entre le chariot et le mur. C’est à ce moment-là, lorsque nous n’étions plus que tous les deux avec le corps du président, qu’un prêtre est entré. Nous étions coincés, donc nous avons assisté à l’extrême-onction faite par le père Huber. Il a enlevé le drap de son visage, s’est penché à son oreille et lui a donné une absolution conditionnelle. Il allait se retirer lorsque Madame Kennedy est entrée. Elle a grimacé lorsqu’il lui a dit que l’absolution était conditionnelle. Mais elle n’a pas protesté. Elle est restée là un moment, puis elle a échangé les alliances : elle a passé celle de son mari sur son doigt, et la sienne sur celui de son mari. Elle a ensuite embrassé son pied qui dépassait du drap, puis elle est sortie.
Tout cela est arrivé en l’espace de 10 à 15 minutes ?
C’est cela.
Avez-vous vu d’autres blessures, en provenance de devant en particulier ?
Pas à ce moment-là. J’étais persuadé que la blessure à l’arrière de la tête était une blessure de “sortie” de la balle. Cela en avait toutes les caractéristiques. Des années après, lorsqu’on a pu visionner le film de Zapruder, j’ai été conforté dans mon opinion. Cela ressemble beaucoup à un tir provenant de la palissade, en haut du talus, en face. Et si cela correspond bien à la blessure que j’ai constatée, l’entrée de la balle a dû se faire ici (il pointe son front, vers la droite). Mais je ne l’ai pas vue. Je n’ai pas eu le temps d’inspecter cette partie-là de sa tête. Nous n’avons par ailleurs appris que le lendemain que l’autopsie faite à Washington avait trouvé une blessure dans le dos.
C’était la deuxième balle tirée dans le dos par Oswald ?
Haut dans le dos. Ce n’est qu’en visionnant le film de Zapruder, lorsqu’il a été montré au public à la fin des années 1970, que mes impressions se sont confirmées. Le cortège tourne lentement dans Elm Street. A ce moment, Mr et Mme Kennedy vont bien. Puis soudain, il tient sa gorge pendant un moment. Ça, c’est la première balle. Mme Kennedy se penche vers lui comme pour lui dire : “Qu’est-ce qui se passe ?”. C’est alors que la tête du président explose littéralement. Sa tête est projetée vers l’arrière et vers la gauche. Des gens ont dit que c’était l’effet réactif du cerveau (“jet effect”), mais cela n’a aucun sens. Il a été touché par une balle provenant de devant lui et l’a projeté vers l’arrière. Et le trou d’entrée, peut-être dans ses cheveux, devait être assez gros.
Quelle est votre conviction ?
Je pense que la première balle provient du cinquième étage du Dépôt de livres scolaires, là où était Lee Harvey Oswald. Cette balle l’a probablement touché dans le haut du dos et la blessure à sa gorge était sûrement la blessure de sortie de la balle. Quelques secondes après, une balle venant de la palissade l’a touché à la tête. J’ai connu un témoin oculaire qui a vu un homme avec un fusil au-dessus de la palissade.
Que pensez-vous de la version officielle de la Commission Warren ?
Ses conclusions sont fausses. Pourquoi ? Je ne sais pas. La plupart des gens pensent qu’il y a eu un complot. Plus qu’un seul tireur. En 1976, le Comité de la Chambre des représentants a été constitué et sa conclusion, en 1979, a été qu’il y avait eu “vraisemblablement” un deuxième tireur. Donc un complot. Mais les détails ne seront communiqués qu’en 2029, cinquante ans après. Pourquoi ? Parce que des gens impliqués encore vivants aujourd’hui seront morts en 2029 ?
Quelle est votre opinion personnelle ?
D’après moi, l’ordre de l’assassinat est venu du plus haut niveau de notre gouvernement. Comme beaucoup de livres le disent, des éléments de la CIA et du FBI sont impliqués. Un jour, un colonel de la Marine britannique est venu me voir. Il m’a dit qu’il avait connu Oswald sur une base de la CIA au Japon. Il y aurait été opérateur de radar. Donc, il était un agent en bas de l’échelle de la CIA. Je pense qu’il était là pour dévier l’attention du deuxième tireur, celui de la palissade.
Deux jours après, vous avez également opéré Lee Harvey Oswald, après que Jack Ruby lui a tiré dessus. Comment cela s’est-il passé ?
C’était dimanche, et au retour de l’église, j’allume la télévision. Et avant même que l’image ne se forme, j’entends : "On lui a tiré dessus !” Ruby venait de le descendre en direct. J’ai dit à ma femme : “Je ne déjeune pas à la maison, je retourne à Parkland. Oswald s’est fait tirer dessus”. Et elle m’a répondu “Qui est Oswald” ?
Quelle a été votre réaction à ce moment-là ?
Là, je me suis dis : “Qu’est-ce qui se passe ?” C’était plus fort que la fiction ! Je suis arrivé à l’hôpital en même temps qu’Oswald. Lorsque je suis entré en salle d’opération, il était encore vivant. On aurait pu le sauver. Mais malheureusement, lorsqu’il a vu le tireur devant lui, il a eu le réflexe de se tourner. Il a pris la balle sur le côté, qui l’a traversé en touchant une grosse aorte. Cela ne l’a pas tué sur le coup. Au bout de 25 minutes, son cœur s’est arrêté. Nous avons pratiqué un massage cardiaque pendant 15 ou 20 minutes. Nous pensions qu’il allait revenir, mais non. Lorsque nous sommes sortis, il y avait là le policier qui avait emmené Oswald. Il m’a dit que lorsqu’il a été atteint, il lui avait demandé s’il souhaitait parler. Oswald aurait ouvert les yeux, comme pour réfléchir, et aurait fait “non” de la tête. Comme s’il préférait garder la vérité avec lui.
Pensez-vous que le vice-président Lyndon Johnson était derrière l’assassinat ?
Cela se pourrait bien. Il avait beaucoup à y gagner. Ce n’est pas fou de penser qu’il puisse être impliqué. Je ne pense pas qu’il ait décidé, mais il se pourrait bien qu’il l’ait su et qu’il l’ait approuvé. C’est juste ma théorie.
Dans ce cas, pourquoi le gouvernement continuerait-il de cacher la vérité 50 ans après ?
Pour protéger l’édifice. L’institution. Pour que le gouvernement ne soit pas tâché. Et certaines personnes sont sans doute encore vivantes…
Ca n’est que mon point de vue mais je pense que la piste de McWallace, homme de main de Johnson, avec un Moser est bien plus crédible. Tirer sur une cible mouvante, à travers un feuillage et réussir deux coups au but aussi sompteux, ce n’est pas à la portée du premier venu, même si Oswald avait été marines.
La question du rôle de Mc Wallace est en effet cruciale. La découverte d’une empreinte digitale qui semble être la sienne dans le dépôt de livres, découverte qui a longtemps été censurée par le FBI, paraît incriminante pour Lyndon Ben Johnson. Car on voit mal quelle raison innocente Mc Wallace avait d’être là ce jour-là.
Après, ça ne résout pas la question du rôle exact d’Oswald (guetteur ou tireur supplémentaire ?), ni d’ailleurs de quel Oswald il s’agissait (c’est encore tout un autre pan de mystère). Ni du nombre total de tireurs, ni du tir de face, ni du nombre total de balles à avoir touché JFK, ni si toutes venaient de la même direction, ni de la nature de l’arme utilisée au dépôt de livres (les premiers témoignages parlaient d’un Moser).
Quant à la question de la balle magique, il est vrai qu’elle dépend de la position de Kennedy et de Connally. Celle-ci a été remise en cause, résultant sur une disposition qui résoudrait le problème. Mais j’ai lu il y a peu que d’autres chercheurs avaient conclu que c’était le schéma retenu par Garrison qui avait le plus de chances d’être vrai. La controverse continue. Mais il est sûr qu’aucune des deux solutions n’est favorable au Carcano arme unique. Dans tous les cas, la démonstration de l’invraisemblance de la trajectoire de la balle magique n’est pas un argument indispensable pour prouver l’existence d’une conjuration.
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