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Analis

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  • Analis 22 novembre 2013 17:07

    Au sujet des médecins de Bethesda et de leurs collaborateurs, la question est moins de savoir s’ils étaient qualifiés pour les blessures à la tête ou non, que ce qu’ils ont décrit. Il est connu qu’ils ont livré des déclarations contradictoires. Certains ont changé leurs dires dans un sens ce qui témoigne probablement de pressions. Mais de nombreuses descriptions parlent bien d’une partie importante de l’arrière du crâne de JFK manquante. C’est d’ailleurs la conclusion à laquelle était parvenue le HSCA, après avoir interrogé plusieurs personnes impliquées, simples assistants et agents du FBI présents à l’autopsie. Là encore, les éléments disponibles sont fermement en faveur d’un tir reçu de l’avant. Seulement, les parlementaires du HSCA étaient eux aussi des gens non formés à l’analyse des blessures par balle à la tête. Ils n’avaient pas le bagage pour comprendre les implications de leurs découvertes.

    Et ces considérations sont sans effet sur le problème posé par les photos des autopsies. Le point incontournable est que ces photos sont toutes incompatibles avec la version officielle et avec ce que montre le film de Zapruder de l’état de la tête de JFK après impact, l’avant du crâne apparaissant toujours présent. Ces différences ne peuvent s’expliquer que par un trucage. Seule une marque noire apparaît en haut à droite du front – probable dissimulation d’un trou d’entrée. Il est intéressant d’ailleurs de noter que certaines photos apparaissent avoir été introduites parmi les autres, une montrant peut-être même un mannequin réaliste (mais toutes aussi incompatibles avec la thèse Oswald) ! Le livre de William Reymond JFK Autopsie d’un crime d’Etat en montre un échantillon. Sans doute y-a-t’il eu une volonté de confusion. Quoi qu’il en soit, comme il n’y avait aucun motif innocent de truquer les autopsies, ni le moindre motif de dissimuler une destruction de l’avant de la tête, qui aurait soutenu la thèse Oswald, il faut en conclure que le film de Zapruder a été modifié. Il n’est pas question de recourrir à la thèse du trucage par manque de faits tangibles, mais au contraire justement parce qu’elle ressort des faits tangibles. Encore ne faut-il pas les ignorer...

    Quant aux témoignages sur place sur le fait que la calotte crânienne a été pulvérisée à l’arrière, ils sont pluriels et cohérents, et confirmés parce que montre le film de Zapruder. Il ne s’agit donc aucunement de simples suppositions, mais de suppositions corroborées par plusieurs arguments.

    Les boucles 2 et 3 ne sont pas non plus des boucles. Elles ne reposent là encore pas sur des présupossés gratuits, mais sur les faits disponibles ; j’ai laissé par contre de côté l’étude acoustique, trop contestable. L’hypothèse d’un tireur derrière le talus herbeux se base sur de nombreux témoignages, auditifs aussi bien qu’olfactifs, de personnes présentes sur place. On voit même sur certaines prises de vue des gens se tourner vers le talus. Il n’est pas besoin de tourner autour du pôt cent ans. L’explication la plus parcimonieuse à ces déclarations est tout simplement qu’il y avait un tireur derrière le talus. Ce qui ne veut pas forcément dire qu’il ait touché le président. Seulement, l’ensemble des éléments disponibles est en faveur d’un tir l’ayant frappé de face, venant du talus herbeux ou d’ailleurs.



  • Analis 22 novembre 2013 17:06

    Mais pourquoi donc s’en tenir forcément à la thèse du HSCA ou une proche ? Ce n’est qu’une théorie de conjuration parmi d’autres. Et pas celle qui repose sur le plus de faits.

    Ce que je dis de l’effet jet se base sur des considérations scientifiques élémentaires, il s’agit là d’un fait, pas d’une simple opinion. Pour le reste, j’admets que j’estime ne pas avoir à perdre de temps face à des constructions bancales et invraisemblables, parce que ce n’est pas à moi d’en apporter la preuve – l’attitude normale à adopter face à une construction invraisemblable. Le niveau de l’article très documenté du Dr Petty, je pense qu’il apparaît ici :  »The head snap to the rear, in the view of the panel, was that this was an automatic, involuntary reaction on the part of the President’s nerves and muscles. There was a blast inside the head, the nerves were fired off, and the muscles were set into action. The muscles in the back are stronger than the muscles in the front and so therefore the head moved backward.« »

    « The key point here is that this complex rearward movement is not compatible with a direct hit of a bullet from the right front. The head does not snap backward rapidly the way it snapped forward, even though it was perfectly free to do so. Rather the head starts moving backward slowly and gains momentum over several frames « .

    Désolé, mais comment ne pas rire. C’est un de ces textes rédigés avec un style pompeux et plein de termes choisis pour faire paraître plus scientifique son manifeste manque de substance. Ou pour faire plus court, du verbiage afin d’impressionner et égarer le profane (et inexact, car comme je l’ai fait remarquer, le mouvement vers l’arrière commence avec une vitesse très grande, la tête « saute » littéralement).

    Quant à David Mantik, partisan du complot ou pas, il s’égare, est-ce par trop grand attachement à la théorie du HSCA, je ne sais pas, mais cela ressort nettement de certaines de ses affirmations. Il dit  »I do not believe that a frontal shot, with any reasonable sized rifle or bullet, could produce the observed head snap — too much energy is required.«  , mais ça ne le gêne pas d’affirmer qu’un simple réflexe peut arriver à ce résultat ! La contradiction ne lui fait pas peur. Et manifestement, il n’a jamais vu la force que peut avoir un impact de balle ! Même d’un calibre petit, comme une Magnum .357.

    Et il faut aussi tenir compte du corset. Le dos est naturellement davantage bloqué en arrière, tout le monde sait ça (sauf apparemment le Dr Petty). Mais le corset renforçait cette caractéristique, en raidissant tout le corps. Il a fallu vraiment une forte énergie pour qu’il parte en arrière ainsi (le corset peut aussi rendre compte de certains côtés peu naturels que certains observateurs trouvent à son mouvement). On est loin du simple réflexe, combiné avec le « jet effect » ou pas.

    Quant au premier mouvement frontal déjà mentionné, il peut venir d’un tir l’ayant touché à l’arrière une fraction de seconde avant la frappe de face, et sensiblement moins puissant que cette dernière. Ou d’une inversion délibérée de deux images – un trucage, donc, s’ajoutant à la peinture d’une projection de chairs et d’os à partir du front.





  • Analis 21 novembre 2013 16:39

    There is no cloud of brain matter to the rear as there was to the front. There is no damage to the left hemisphere of his brain, as there would have to be with a hit from the right. There is no cone of tiny fragments going from right to left in the brain, and no exit wound on the left side. 


    Alors, le problème est que le jet de matière cérébrale et d’os crâniens dirigé vers l’avant vu sur le film de Zapruder ne laisse aucune trace. Il surgit comme ça, et disparait aussitôt. Comme dans Les Envahisseurs. Rien sur les sièges, rien sur la veste de Jackie Kennedy (et qu’on ne me parle pas du sang dont elle était couverte, résultat de la manipulation du corps de son mari, peu de choses alors que son tablier aurait dû être maculé de matière cervicale).

    Au contraire, le garde du corps qui suivait la voiture, situé derrière dehors, et les motards, eux aussi situés derrière, ont affirmé avoir été aspergés. Que le garde du corps semble s’être trompé sur le moment où il a sauté sur la voiture peut venir d’une confusion de souvenirs, vue la vitesse des événements. Mais cela ne change rien à la valifdité de ses dires selons lesquel il aurait été souillé de fragments de tête, cela il ne l’aura pas rêvé. Et il semble que Jackie Kennedy aille récupérer un morceau de tête à l’arrière du véhicule ; car sinon, qu’était-ce ?


    Les dires des témoins et l’apparence matérielle des lieux vont dans le même sens : les morceaux de crâne ont été projetés à l’arrière. Ce qui est bien le signe d’un tir venant de l’avant. Cette ambiguïté doit être levée : le trou d’entrée d’une balle de petit calibre dans un crâne est toujours petit. Ce qui peut faire éclater le crâne, c’est l’onde de choc si la balle est assez puissante (chargée d’énergie cinétique) pour cela. Onde de choc dirigée dans le sens de la balle, bien sûr. Donc explosion dans la direction opposée de l’entrée.


    D’où un autre problème : la description des témoins, la disposition des restes et la direction de mouvement du corps telle que révélée par le film vont dans le sens d’un tir reçu de l’avant. Par contre, le même film montre un éclatement du front, en contradiction avec tous les autres éléments. Pourquoi ? L’explication qui vient à l’esprit est celle d’un trucage. Le film de Zapruder a été conservé par les autorités durant longtemps. Assez pour qu’il soit retouchés par des spécialistes des effets spéciaux.


    Vont dans le même sens les photos des autopsies. Non seulement elles ne sont pas compatibles avec ce que l’aspect de la tête tel qu’il apparaît sur le film de Zapruder. De plus, elles montrent de très nets signes de retouche. Afin de dissimuler un trou d’entrée à l’avant et un éclatement à l’arrière, qui apparaît malgré les tentatives maladroites de le recouvrir. Il n’y avait aucun motif innocent de truquer ces autopsies. La preuve du complot est là éclatante.


    L’explication la plus simple : le film de Zapruder aussi bien que l’autopsie montraient le crâne eclaté à l’arrière, preuve d’un tir de l’avant et un peu de côté. En accord avec les dires des témoins, ayant entendu des tirs venus du talus herbeux, et ayant parfois aussi senti la poudre. Films et autopsie ont donc été truqués afin de dissimuler ce fait. 



  • Analis 21 novembre 2013 16:35

    Et d’ailleurs, où avez-vous lu que je rejetais l’idée d’un complot ?

    Savoir si vous croyez ou admettez la possibilité d’un complot, je ne sais pas. Mais si l’attitude du scepticisme éclairé est la seule qui convienne à une démarche scientifique, on en sort quand on met sur le même pied les hypothèses raisonnables et de bon sens avec les affirmations insensées et constructions circonvolutées à l’extrême. Ce que je sais, c’est que quand on est frappé par une balle (ou un coup de poing), on part dans l’autre sens.


    Analis,

    Si vous aviez lu le lien vous auriez vu que cette hypothèse est celle des neurologues interrogés par la commission Warren.

    Maintenant, si vous vous estimez plus calé qu’eux, merci de me donner arguments et sources.

    Pour être honnête, ce type de déposition fondée sur l’argument d’autorité ne vaut rien. Des savants prêts à se prostituer pour plaire au puissant ou à faire fi de toute logique juste pour satisfaire leurs croyances pré-établies, j’en ai déjà rencontré à la pelle. J’ai vu des psychologues et des neurologues raconter n’importe quoi en matière d’observations d’OVNIs, ne pas savoir comment surgissait une hallucination ou comment se produisait une perception imparfaite, j’ai vu encore récemment lors du procès AZF des « spécialistes » parfois universitaires déverser des sornettes pseudo-scientifiques à longueur de temps. Quand on lit des « thèses » comme celles du docteur Petty, on se dit que les IgNobel sont vraiment mal distribués.

    En fait, le « principe de l’effet de jet » oublie juste que le jet de particules éjectées aurait forcément une énergie cinétique moindre que celle de la balle ayant frappé la tête. En vertu du phénomène physique de base appellé dissipation. Soutenir ce principe tombe dans la pseudo-science.

    Ils oublient juste que des affirmations extraordinaires nécessitent des preuves extraordinaires. C’est donc à eux de les apporter. Bon courage ! Et je voudrais bien voir leurs chèvres des années 40 tomber dans la même direction que celles d’où elles ont été frappées.

    Cette société découvrit que sur l’image 312, la tête de Kennedy effectuait un bref mouvement brusque vers l’avant, bien plus rapidement qu’elle ne repartait ensuite vers l’arrière sur l’image suivante, la 313. Cela voulait dire que la balle avait bien frappé le crâne de Kennedy par l’arrière, le poussant vers l’avant avant qu’une terminaison nerveuse n’explose, la repoussant vers l’arrière.

    Un mouvement brusque, c’est une interprétation très tendancieuse. En fait, le mouvement est léger, au point d’être imperceptible sans ralenti (il a fallu attendre 1975 pour le déceler, n’est-ce pas ?), et beaucoup plus lent que le mouvement suivant. Quelque soit la cause de ce mouvement, son énergie cinétique était beaucoup plus faible. Le fait même qu’on puisse le voir sans que la boîte crânienne ait encore explosé montre que la balle qui a pu le causer n’est pas celle qui a pu faire sauter le crâne. L’énergie cinétique associée à l’onde de choc qui met environ 1/19 de sec à couvrir la distance intra-crânienne est simplement trop faible. En fait, l’impact d’une balle assez puissante pour éclater une balle ne peut pas être discernée de l’explosion du crâne sur une caméra aussi lente que celle de Zapruder (486 images/26 sec de film).


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