Je pense qu’il est inutile de
passer encore du temps à répondre à ce troll, qui ne fait que
répéter à longeur de temps les mêmes inepties qui s’appliquent
mieux à lui et à ses suivants qu’à la plupart de ceux qu’il
prétend dénoncer. Cinq articles déjà qu’il ressort la même
antienne sans avoir fait le moindre progrès !
Mais pourquoi donc s’en
tenir aux termes « conspirationniste » et
« complotiste » ? Il y a plein d’autres
possibilités, comme « conjurationniste ». On devrait
faire un concours pour l’invention de nouveaux mots et renouveler le
genre, allez je propose aussi « machinationiste »,
« manipulationiste », « caballiste » etc...
Et ces retardataires aux
grandes capacités d’auto-illusionnement que sont les derniers
croyants de la théorie de Oswald seul coupable de la mort de JFK,
comme ce ne sont que des théoriciens adeptes de théories farfelues
qui plus est, on devrait les appeler des théoriciens du cinglé
solitaire, qu’on peut raccourcir en « cingléistes » ou
« solitairistes ». Les partisans de théories d’accident
farfelues, comme avec le vol TWA 800 ou AZF, devraient être appellés
« accidentistes » etc...
Le titre de l’article
passe à côté d’une très importante vérité : si le 11-9
évoluait comme l’assassinat de JFK, ce serait une très bonne
chose ! Car en l’absence fort probable d’une reconnaissance
officielle, il faut bien reconnaître qu’une situation « à la
JFK » est probablement la meilleure solution qui s’offre à
nous. En effet, cinquante ans après les faits, il faut admettre que
la vérité sur l’existence d’un complot à l’origine de l’assassinat
de John Fitzgerald Kennedy est largement par le public, ce malgré un
embargo sur la vérité commis par une grande partie des médias
mainstream. La censure n’a pas empêché la connaissance des faits de
progresser.
C’est d’autant plus
remarquable que ça s’est fait alors que internet n’existait pas.
Mais j’ai l’impression que la censure des médias mainstreams s’est
encore raffermie encore depuis l’avènement du web, solidarité face
à la remise en cause de leur monopole de diseurs de vérité oblige.
Quant à nous, en
France, nous ce serait se donner trop d’importance que de voir un
impérialisme Français derrière les détestables manipulations et
rodomontades belliqueuses de notre gouvernement contre les Russes ou
les Syriens.
Le problème est que les
dirigeants français se donnent eux assez d’importance pour croire
encore à cet impérialisme. Aussi limité soit-il forcé d’être du
fait de sa taille. Et en Russie et Ukraine en ce moment-même,
l’importance du rôle de chacun peut se discuter, mais en Syrie,
non, la France n’a pas fait de « suivisme », que ce soit
sous Sarkozy ou sous Hollande, mais a été en pointe, et oui,
souvent même devant les USA. Sa motivation première étant sans
doute de prendre sa revanche sur 1946 et de récupérer son ancienne
colonie. Et en Afrique, parler d’une relation égalitaire est un vœu
pieux. L’intervention au Mali a servi à réparer la déstabilisation
causée par la France elle-même à la suite de la chute de Kadhaffi,
et encore elle ne l’a même pas fait, elle a laissé prospérer les
gropupes terroristes touaregs qu’elle avait nourris, cela afin de
maintenir un foyer de troubles à utiliser pour l’avenir (parce que
si la France peut opprimer les minorités chez elle, par contre elle
interdit hypocritement aux autres de le faire, le plus fort étant
que c’est pourtant elle qui a imposé le jacobinisme au Mali), ce qui
signe ses véritables intentions, la prolongation de la Françafrique.
En Centrafique, la France a eu encore une position très brutale, qui
rappele de fait que l’idée d’une « France naturellement
modérée dans toute tentative impérialiste en raison de sa taille
[...] même modérée là ou elle n’a eu besoin de
personne pour se comporter en impérialiste, en Afrique, et [qui]
pourra se présenter aux pays qui sont l’avenir de la Francophonie,
et donc du rayonnement de la France, non plus en colonisateur mais en
partenaire égal », relève d’une vue de l’esprit.
Il est drôle de préciser
que la notion de nation n’est pas ethnique et de poser la France en
exemple, dans la mesure où elle a toujours essayé d’imposer un
modèle linguistique et culturel unique, donc ethnique. Après tout,
s’il n’y avait jamais eu de telle préoccupation ethnocentrique, les
dirigeants français ne se seraient pas préoccupés d’éradiquer les
cultures et langues locales, tâche nullement nécessaire pour
l’unité d’un Etat, nation ou pas. La nation repose sur une identité
culturelle, non politique, un modèle social ou un régime ne faisant
pas une identité digne de ce nom. Il est curieux aussi que les
jacobins prônent la francophonie comme alternative et comme
« libération », dans la mesure où ils ont toujours
prôné l’uniformité. En toute logique, ils devraient militer pour
la suppression des minorités francophones là où il y en a. Je ne
vois d’ailleurs pas comment le français pourrait être vecteur
d’émancipation, vu que là où il est présent c’est parce qu’il a
été imposé et a servi l’oppression coloniale ; d’ailleurs,
son utilisation scolaire perturbe l’éducation des africains. Et le
discours jacobin éculé d’utiliser la langue française pour
atteindre l’universel tombe à plat, dans la mesure où cette langue
française est désormais un obstacle à cet universel, c’est
l’enseignement de l’anglais que ce discours devrait défendre – où
à la rigueur, pour les utopistes, l’espéranto.
Et opposer le peuple (ou
la nation) aux élites dans le cas français est de toute façon
étrange, dans la mesure où la France est une construction purement
élitiste, création des rois puis des jacobins-républicains.
La construction
européenne nous met clairement dans l’obligation, pour espérer
conserver notre modèle social jacobin qui nous convient en France,
de l’appliquer à tous les autres pays.
Vous persistez quand même
à vouloir faire l’Europe à votre image, et sans doute une
superpuissance qui « prolongerait » et « recréerait »
la super-puissance française perdue par la force des choses. Mais
là, c’est prendre ses désirs pour des réalités, et c’est très
dangereux, car on sait déjà que les européens n’en veulent pas.
Ils l’ont rejeté il y a deux cent ans, et encore au cours de la
construction européenne récente. Vouloir le leur imposer ne
mènerait qu’à de nouveaux bains de sang, et je sais qui gagnerait
(et au sujet de l’accession égalitaire aux services publics, les
autres pays ne font pas moins bien que les fançais, pas besoin de
jacobinisme pour cela). La suite de votre texte montre que vous en
êtes certes conscient, et que cela laisse logiquement une seule
alternative : la sortie de l’UE, ce qui n’est pas raisonnable.
Mais bon, cela ne doit pas
faire perdre de vue le sujet de l’article. Il est juste important de
noter au passage que nombre de jacobins soutiennent la campagne
anti-russe, comme ils avaient soutenu celle anti-syrienne et
anti-libyenne, au nom de la « mission civilisationnelle
française » - il ssuvent en cela une longue tradition... Mais
le point selon lequel il convient de soutenir Poutine pour faire
obstacle à l’expansionnisme occidental est le seul sur lequel je me
retrouve. Cela, quel que soit son côté antipathique. Car ce n’est
pas lui qui a agressé et occupé l’Irak, a renvoyé la Libye des
dizaines d’années en arrière, a lâché des hordes de mercenaires
et de djihadistes en Syrie et a accusé les troupes syriennes de
leurs massacres etc...
Je me rends comte avec
beaucoup de retard que je n’avais pas réparé une coquille, qui
rendait incompréhensible une partie importante de mon propos. Le
deuxième paragraphe devait se lire ainsi :
Les catholiques disent que les
hommes qui constituent et dirigent l’Eglise Catholique peuvent être
faibles et commettre des péchés à sa tête. Mais que l’Eglise
elle-même est sans péché. De même, la Nation pourrait avoir à sa
tête et à son service des hommes faillibles qui commettent des
crimes. Mais que la Nation est elle-même sans péché.
L’affirmation qui guide le
propos de l’article apparaît donc comme la version sécularisée d’une conception religieuse.