Je ne comprends pas
pourquoi vous vous obstinez à dire qu’il n’y a pas de preuves de
liens entre l’EIIL (Daech en arabe) et divers services secrets
étrangers. Les arguments que vous employez sont fallacieux. Dire que
certains combattants de l’EIIL proviennent de l’armée syrienne ou
irakienne relève du sophisme. On ne se préoccupe pas de savoir ce
que certains membres de Daech ont fait il y a des décennies, on se
préoccuppe de ce que les occidentaux et leurs alliés ont
directement entraîné et soutenu Daech.
D’abord, l’EIIL est issu
directement d’Al Qaïda en Syrie, dont la nature d’appendice des
Séoudiens (avec la bienvaillance des USA) est connue depuis
longtemps ; et c’est le Front Al-Nosra qui en est une
scission, et non l’inverse :
L’ÉIIL est
une milice tribale sunnite ayant intégré les combattants d’Al-Qaïda
en Irak, après le départ de Paul Bremer III et la remise du pouvoir
politique aux Irakiens. Le 16 mai 2010, un responsable d’Al-Qaïda
en Irak qui avait été libéré dans des circonstances inconnues,
Abou Bakr el-Baghdadi, a été nommé émir et s’est efforcé, par
la suite, de placer l’organisation sous l’autorité d’Al-Qaïda.
Au début 2012, des
combattants de l’ÉIIL créent en Syrie le Jabhat al-Nosra (c’est
à dire le Front de soutien au peuple du Levant), comme branche
syrienne d’Al-Qaïda. Ce groupe se développe avec la relance de
l’attaque franco-britannique contre la Syrie en juillet 2012. Il
est finalement classé « organisation terroriste » par Washington à
la fin de l’année, malgré les protestations du ministre français
des Affaires étrangères qui salue en eux « des gens qui font du
bon boulot sur le terrain » (sic) [3].
Une des raisons semble
avoir été le désir des qatariens de disposer de leur propre milice
islamiste liée à Al Qaïda. Quant à savoir si vraiment Daech a
rompu avec Al Qaïda ou a été désavoué par cette dernière, il
faudrait déjà savoir de quoi on parle. Qu’est-ce que Al Qaïda
présentement ? Qui a pu désavouer quoi en son nom, en se prévalant
de quelle autorité ? Du fantôme Al-Zawahiri, dont nul ne sait
où il se terre ni si il est encore en vie ?
Il ne faut pas accorder
trop d’importance à ces divisions entre groupes ; elles
reflètent simplement des querelles de chapelle voire de personnes
entre djihadistes (à quoi il faut rajouter les rivalités entre
séoudiens et qatariens). Et il se peut que certaines soient montées
en épingle, voire créées de toute pièces, pour la galerie et les
besoins de la manipulation.
Voici maintenant une des
innombrables sources qui rappellent que Daech a été directement
entraînée et soutenue par divers services secrets occidentaux, du
Golfe et turcs :
SCOOP ! Les USA ont
entraîné l’EIIL sur une base secrète en Jordanie.
BLOWBACK !
U.S. TRAINED ISIS AT SECRET JORDAN BASE
Described
as covert aid to insurgents targeting al-Assad
Published :
4 days ago
JERUSALEM
– Members of the Islamic State of Iraq and the Levant, or ISIS,
were trained in 2012 by U.S. instructors working
at a secret base in Jordan, according to informed Jordanian
officials.
The
officials said dozens of ISIS members were trained at the time as
part of covert aid to the insurgents targeting the regime
of Syrian President Bashar al-Assad in Syria. The officials said the
training was not meant to be used for any future
campaign in Iraq.
The
Jordanian officials said all ISIS members who received U.S. training
to fight in Syria were first vetted for any links to
extremist groups like al-Qaida.
In
February 2012, WND was first to report the U.S., Turkey and Jordan
were running a training base for the Syrian
rebels
in the Jordanian town of Safawi in the country’s northern desert
region.
That
report has since been corroborated by numerous other media accounts.
Last
March, the German weekly Der Spiegel reported Americans were training
Syrian rebels in Jordan.
Quoting
what it said were training participants and organizers, Der Spiegel
reported it was not clear whether the
Americans
worked for private firms or were with the U.S. Army, but the magazine
said some organizers wore uniforms.
The
training in Jordan reportedly focused on use of anti-tank weaponry.
The
German magazine reported some 200 men received the training over the
previous three months amid U.S. plans
to
train a total of 1,200 members of the Free Syrian Army in two camps
in the south and the east of Jordan.
Britain’s
Guardian newspaper also reported last March that U.S. trainers were
aiding Syrian rebels in Jordan along with
British
and French instructors.
Reuters
reported a spokesman for the U.S. Defense Department declined
immediate comment on the German magazine’s
report. The French foreign ministry and Britain’s foreign and
defense ministries also would not comment to
Reuters.
The
Jordanian officials spoke to WND amid concern the sectarian violence
in Iraq will spill over into their own country
as
well as into Syria.
ISIS
previously posted a video on YouTube threatening to move on Jordan
and “slaughter” King Abdullah, whom they view
as an enemy of Islam.
WND
reported last week that, according to Jordanian and Syrian regime
sources, Saudi Arabia has been arming the ISIS
and that the Saudis are a driving force in supporting the
al-Qaida-linked group.
WND
further reported that, according to a Shiite source in contact with a
high official in the government of Iraqi Prime
Minister
Nouri al-Maliki, the Obama administration has been aware for two
months that the al-Qaida-inspired group
that
has taken over two Iraqi cities and now is threatening Baghdad also
was training fighters in Turkey.
The
source told WND that at least one of the training camps of the group
Iraq of the Islamic State of Iraq and the Syria,
the
ISIS, is in the vicinity of Incirlik Air Base near Adana, Turkey,
where American personnel and equipment are
located.
He
called Obama “an accomplice” in the attacks that are threatening
the Maliki government the U.S. helped establish
through
the Iraq war.
The
source said that after training in Turkey, thousands of ISIS fighters
went to Iraq by way of Syria to join the effort
to
establish an Islamic caliphate subject to strict Islamic law, or
Shariah.
Le 27 mars 2014, des
extraits d’enregistrements d’une réunion de la Sécurité
nationale turque ont été diffusés sur Internet. Immédiatement, le
gouvernement a bloqué l’accès des Turcs à YouTube.
Selon ces documents,
le gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan aurait préparé une fausse
attaque par l’Émirat islamique d’Irak et du Levant (ÉIIL)
contre la tombe de Suleiman Shah en Syrie pour justifier une
intervention de l’armée turque en territoire syrien.
Suleiman Shah, le
grand père d’Osman Ier fondateur de l’Empire ottoman, était
enterré à Alep. Sa tombe a été déplacée en 1973, mais reste une
enclave extra-territoriale turque en territoire syrien.
Le 20 mars 2014,
l’ÉIIL a exigé le retrait des troupes spéciales turques
secrètement déployées en Syrie et a menacé de détruire la tombe
de Suleiman Shah si rien n’advenait.
Le problème que
rencontrent les comploteurs est que depuis des mois l’ÉIIL occupe
cette tombe sans qu’Ankara ait réagi. Le prétexte, suffisant en
lui-même, paraît donc quelque peu fabriqué pour le besoin.
Voici le texte de
ces enregistrements :
Première partie
Ahmet Davutoğlu
(ministre des Affaires étrangères) : Le Premier ministre a déclaré
que, dans la conjoncture actuelle , cette attaque [de la tombe de
Suleiman Shah] doit être considérée comme une opportunité pour
nous.
Hakan Fidan (chef
des services secrets) : Je vais envoyer quatre Syriens, si c’est ce
qu’il faut. Je vais créer un casus belli en ordonnant une attaque
de missiles contre la Turquie, nous pouvons également préparer une
attaque sur la tombe de Suleiman Shah si nécessaire.
Toutes les déclarations
tonitruantes de De Gaulle ne peuvent pas faire oublier ce simple
fait : sans les alliés « anglo-saxons », il n’y a pas de
débarquement, pas de libération de la France du joug nazi. Les
troupes françaises du Général d’armée mexicaine De Gaulle ne
comptaient pour rien. Sans eux, jamais il n’aurait pu faire toutes
ses rodomontades sur la libération de Paris ou le débarquement de
Provence, parce qu’il n’y en aurait jamais eu. La vérité toute
simple est que la France était un pays vaincu, et qu’elle n’a eu
droit à un strapontin que parce que Churchill, qui n’appréciait pas
vraiment De Gaulle, tenait néanmoins à ne pas se retrouver trop
seul face aux USA et aux soviétiques.
La libération de France,
De Gaulle et ses forces françaises libres n’y avaient eu qu’un rôle
ultra-marginal, parce qu’il ne pouvait pas en être autrement. Quant
aux craintes sur une nouvelle occupation, ou sur une négociation
avec les dirigeants de Vichy, elles venaient là encore du fait que
la France était un pays battu et allié de l’Allemagne nazie
(quoiqu’un allié incommode). Il était normal que les USA cherchent
de traiter avec des alliés des nazis afin d eles en détacher, après
tout c’est exactement ce qu’ils avaient fait avec le maréchal
Badoglio en Italie. Avec une évidente réussite. Cela n’a pas
empêché Badoglio d’être ensuite écarté par les italiens
eux-mêmes. C’est la même chose qui se serait produite avec un Laval
ou un Pétain s’ils avaient traité avec les Alliés. Oui, c’est vrai
qu’il n’y aurait pas eu une épuration aussi sauvage, que les
communistes n’auraient pas eu une aussi grande importance, que
l’ancien système politique n’aurait pas pu être reconduit tel quel
– mais franchement, ça ça aurait été une bonne chose.
Que la thèse de
l’écrasement de l’avion près des Maldives soient plausible, oui
sans doute. Que les autorités malaysiennes aient manoeuvré afin de
cacher des choses, cela me semble apparent. Qu’elles soient capables
de le faire pour dissimuler la responsabilité de leur compagnie
aérienne fleuron, probablement. Plusieurs pays font de même, il
suffit de vor l’accident de Concorde. Ce qui me paraît par contre
moins vraisemblable, c’est que plusieurs pays collaborent à cacher
une telle défaillance. Car il est apparent qu’ils le font, leurs
tergiversations et leur volonté de gagner du temps sautent aux yeux,
alors qu’ils auraient pu rendre publiques les photos de leurs
satellites militaires.
Il est donc peu probable à
mes yeux que ce soit le fait d’une simple erreur de Malaysia Airlines.
Cela dit, il est vrai que différents pays ont paru collaborer par le
passé pour couvrir des bavures d’un autre, il y a certainement un
prix à cela et c’est payé de retour. Qu’il y ait un réseau mondial
des mafieux gouvernants de l’air est sans doute vrai.
Je ne vois pas sur quoi vous
vous basez pour écrire cela. Staline est arrivé au pouvoir sur
l’idée, contestable, que la construction du « socialisme dans un
seul pays » est le moyen de terrasser politiquement, et
économiquement, le capitalisme. Staline table sur une réaction
militaire du capitalisme, c’est pour cela que jusqu’à la fin,
l’URSS, au lieu de satisfaire matériellement sa population,
s’épuisera dans une course à la parité militaire.
Je pense qu’il faut en
finir avec ce mythe de la construction du socialisme dans un seul
pays. Staline, comme tout communiste, était internationaliste et
voulait établir la révolution socialiste dans le monde entier. Sa
volonté de se concentrer sur la consolidation de l’URSS n’obéissait
aucunement à une logique idéologique, mais à une approche
stratégique. Il ne s’agissait pour lui que de gagner du temps afin
de préparer les conditions de l’établissement du communisme
ailleurs. En bref, comme les autres comme Trotsky, mais il avait tiré
les leçons de l’échec des révolutions prolétaires en Europe au
début des années 20.
Son opposition à Trotsky
reposait donc sur une approche pragmatique. Il considérait que
l’approche de ce dernier, vu le contexte socio-politique d’alors,
était vouée à l’échec, et était même dangereuse pour l’URSS. Ce
en quoi il avait entièrement raison. Il ne s’agissait donc que d’une
opposition entre réalisme et idéalisme. La stratégie stalinienne
consistait donc à renforcer l’URSS afin de la doter d’une industrie
et d’une armée puissante pour la guerre à venir, tout en rassurant
les occidentaux en multipliant les gestes de bonne volonté, ainsi la
tentative de régler le contentieux des emprunts russes avec la
France. Bien sûr que Staline savait que les capitalistes
réagiraient, de toute façon ils n’étaient pas complètement dupes,
et la propagande interne soviétique ne manquait pas de faire
allusion à la conquête du monde comme le but ultime. Et l’intention
de Staline n’était certainement pas de provoquer une réaction
militaire du capitalisme dans le but d’avoir une coalition dirigée
contre lui ! Ni d’avoir une Allemagne surpuissante contrôlant
toute l’Europe ! Ce qui là aurait signifié une URSS isolée et
obligée de se recroqueviller défensivement sur elle-même. Il lui
fallait affaiblir les « capitalistes » (guillemets car
les fascistes n’étaient pas capitalistes) afin de pouvoir régner
ensuite sur les ruines, ce qui parraissait, et parraît toujours,
être en effet la seule stratégie viable pour parvenir à ses buts.