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Analis

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  • Analis 5 juin 2014 16:23

    Je pense que le livre de Souvorov a mis le doigt sur quelque chose de crucial ; la politique à long terme de l’URSS était de mettre la main sur l’Europe, le pacte germano-soviétique était destinbé à gagner du temps en répanadnt la guerre à l’Ouest tout en assurant la paix en Russie. Les soviétiques ont alors préparé leur armée dans une direction clairement offensive, qui ne laisse guère de doutes sur leurs intentions. Il ne faut pas de plus oublier que les intentions de Hitler à long terme vis-à-vis de la Russie étaient connues, et qu’ils n’allaient pas rester ainsi les bras croisés en attendant. Quant aux échecs en Finlande, ils s’expliquaient par les conditions locales et un manque d’adaptation tactique, que les stratèges soviétiques analysaient afin de ne pas renouveler les mêmes erreurs.

    Néanmoins, je pense que Souvorov s’emballe un peu quand il affirme que l’assaut soviétique était planifié pour juillet 1941. Comme le note bourrico6, le réarmement soviétique était alors seulement en cours, les groupes d’armée que les soviétiques étaient en train de déployer étaient encore très incomplets (comme Souvorov le reconnaît d’ailleurs lui-même). Pour le printemps 1942, ils auraient pu par contre se permettre tout ce qu’ils voulaient. Il est en plus certain que le coût du déploiement ne leur permettait guère d’attendre, comme le fait que la guerre pouvait très bien s’arrêter à l’Ouest, les laissant gros jean comme devant face à une Allemagne surpuissante.

    En fait, on a eu droit à un jeu de dupes réciproque. Hitler se rendant compte qu’il avait été joué, et devant se décider à mener une guerre sur deux fronts qu’il avait pourtant toujours dénoncée comme suicidaire (et encore n’avait-il perçu que l’attaque à venir sur la Roumanie, le déploiement progressif de l’Armée Rouge plus ou nord lui ayant échappé). Tandis que Staline, en raison de l’ampleur innattendue de la déroute française, a du se résoudre à accélérer son programme d’armement bien plus vite qu’il ne l’escomptait (mais ce ne fut pas assez). On sait cependant maintenant que Moscou était en effet protégée efficacement.


    Pour ce qui est de l’aide états-unienne à l’URSS, elle fut en effet essentielle. Les nouvelles archives, loin de diminuer cette croyance classique, l’ont au contraire renforcée. Ainsi, il est maintenant établi que les offensives soviétiques de 1944 furent grandement facilitées par la fourniture de camions à plusieurs essieux moteurs, capables de se déplacer sur des terrains meubles et marécageux, ce qui surprit les allemands.



  • Analis 4 juin 2014 11:40

    Beaucoup de commentaires se trompent complètement en évoquant la concrétisation d’un danger des « euro-régions » ; elles ne sont pas là du tout en question, car ces nouvelles monstruosités ne sont que des régions INSEE, artificielles et sans légitimité. Elles sont justement l’expression du jacobinisme le plus extrémiste, conçues pour éliminer toute espèce d’identité régionale. Et ne sont donc pas du tout un danger pour l’Etat, bien au contraire.


    Là où existait le danger d’une contestation violente, récemment revigorée, c’est à dire en Bretagne, le gouvernement a reculé, en renonçant à une fusion artificielle avec les Pays de la Loire. Mais sans procéder au seul élargissement de la région administrative Bretagne souhaité par la population locale, à savoir le rattachement de Nantes. Même là, la tyrannie technocratique a prévalu, et sans doute aussi le souci de ménager l’ancien premier ministre Jean-Marc Ayrault. Ajoutons quelques autres incongruïtés, comme la jonction de Midi-Pyrénées avec le Languedoc-Roussillon, alors que l’ouest de la première se rattache historiquement à l’Aquitaine et l’est au Languedoc, la fusion de Rhône-Alpes, déjà une pure création technocratique, avec l’Auvergne, pourtant plus proche culturellement et géographiquement du Limousin. La fusion de la Franche-Comté, historiquement à identité forte (si on excepte l’adjonction artificielle de Belfort) avec la Bourgogne (agrégat qui n’a de commun avec la Bourgogne historique que le nom), et la réunion de l’Alsace, encore une région à forte identité, et de la Lorraine (là aussi peu de rapports avec une identité locale historique).


    Manifestement, le but est de détruire toute identité régionale, afin de créer de grosses préfectures plus faciles à contrôler du centre. Le tout fait à la française, c’est à dire sans concertation avec les habitants, décidée en haut entre technocrates et dirigeants de partis dans la plus pure lignée jacobine-bonapartiste. Dans sa variante du jacobinisme pseudo-décentralisateur.


    La suppression des départements est là encore une réforme prise à la va-vite qui ne va pas vraiment dans le bon sens. Certes, ce ne sont là encore que des entités artificielles, sans légitimité historique ou culturelle, les jacobins auraient tout aussi bien pu tracer des carrés à l’étatsunienne (ils l’ont d’ailleurs envisagé). Et leur tracé n’a plus d’utilité. Mais mettre directement un niveau intercommunal (conçu comme un niveau communal de substitution) face à un nouveau régional (élargi qui plus est) est très peu pratique ; une région est trop éloignée pour traiter de nombreux problèmes de proximité qui dépassent l’intercommunalité. Sans doute faudrait-il doter des entités plus naturelles comme les pays ou les arrondissements de certaines des compétences des départements, nous rapprochant de ce qui se fait en Allemagne et se met en place dans certaines autonomies espagnoles (comme la Catalogne et l’Aragon avec les comarcas).


    Enfin, toutes les réformes proposées font l’impasse sur le véritable problème de l’organisation territoriale française : le nombre immense de communes. Dont beaucoup sont évidemment vraiment trop petites. Combien font moins de 600, 500 voire 100 habitants ? Déjà, réunir toutes celles de moins de 800 est une urgence, au besoin en l’imposant quand on ne parvient vraiment pas à dépasser l’esprit de clocher. Cela nous ramènerait autour de 11 000 municipalités, les autres se réuniraient ensuite au choix. La piste de l’intercommunalité est une diversion. Ces mini-communes sont trop petites même dans le cadre d’une structure syndicale. L’intercommunalité est indispensable, mais ne doit pas dispenser de cette réforme. Et qu’on ne vienne pas me parler de destruction de la démocratie locale, cet émiettement l’empêche au contraire de vivre. De telles réformes ont été mises en place en Allemagne, Belgique, Italie, Espagne, Pays-Bas, Suède, Norvège et Suisse il y a belle lurette, et tous ces pays ont une démocratie locale infiniment plus développée que celle de la France. L’émiettement et le super-esprit de clocher qui va avec favorisent le jacobinisme.


    Il faut se garder de toute réforme uniforme. Les problèmes ne sont pas les mêmes d’une région à l’autre, là où les départements peuvent être supprimés cela ne s’applique pas forcément ailleurs. Les formes des réunions de communes peuvent aussi être diverses. Mais là, on entre dans une toute autre logique, démocratique et anti-jacobine. Une logique qui impliquerait aussi une profonde refonte des modes de scrutin, une véritable représentativité qui irait de pair d’ailleurs avec une diminution du nombre d’élus locaux et des rentes.



  • Analis 11 mai 2014 15:27

    La Tunisie un pays punico-berbère ? Mais les puniques étaient des phéniciens, des Proche-Orientaux sémites, comme les arabes, quoi... Des étrangers autant qu’eux. Les populations du Maghreb ont toujours été très mêlées, et les influences proche-orientales y existent depuis près de trois millénaires, sinon plus. 



  • Analis 11 mai 2014 14:58

    Et quoi peuvent dire les ufologues, il y a jamais eux d’ovni nazis, ni de base secrète en Antarctique.


    Et vous montrez simplement là que vous ne connaissez rien à l’ufologie, car les ufologues dans leur immense majorité ne croient ni aux soucoupes nazies ni aux bases en Antarctique.


    Personnellement Hitler ne croyait même pas en l’arme atomique.


    En revanche, là, il est possible que les recherches nazies aient été beaucoup plus avancées dans le domaine des armes atomiques et nucléaires qu’on ne le pense habituellement (et les ufologues ne s’y intéressent pas du tout, d’ailleurs).


    Pour le reste, l’article ne fait que ressasser les thèses de la lunatic fringe et de la désinformation.



  • Analis 11 mai 2014 14:32

    Cet article a le mérite de préciser les choses, et d’expliquer pourquoi le scénario rattachiste est mauvais. Mais il échoue à tirer la conclusion : il ne se fera pas. Ce que proposent les rattachistes, c’est l’alliance de l’aveugle et du paralytique.

    Pour le refus probable de la France déjà au bord de la faillite d’assumer la dette de la Wallonie, çà, çà ne dépend pas d’elle : la Flandre disposera là-dessus d’un droit de veto, et refusera de prendre en charge la dette du reste de la Belgique (et je en mentionne même pas ce que diront les pays de l’UE, dont il est illusoire de penser qu’ils resteront sans rien faire). Donc la France sera obligée de refuser le rattachement,et sera sans doute ravie d’en prendre prétexte.

    Ce qui arrangera tout le monde, car l’article a raison d’affirmer que les wallons ne doivent pas se faire d’illusions, un rattachement à la France serait une annexion pure et simple, ils perdraient toutes leurs spécificités et libertés et se retrouveraient dirigés depuis plusieurs centaines de kilomètres sans avoir leur mot à dire. L’élection des nouveaux conseillers généraux (à supposer qu’ils existent encore) et régionaux ne sera pas le problème, ce sera qu’ils n’auront aucune importance dans les décisions concernant l’avenir de la Wallonie, tout étant décrété par Paris et ses yesmen les préfets. Les dirigeants français savent bien que la pillule serait un peu trop dure à faire avaler, mais que dans un sens inverse ils ne peuvent pas se permettre d’envisager d’intégrer une région à statut spécial à leurs portes. Car on serait effectivement en métropole, pas en outre-mer, et que cela créérait un trop fâcheux précédent. L’avenir français, ou plutôt l’absence d’avenir, ne peut être que jacobin – et donc sclérosé. Cela explique pourquoi les différents gouvernements français sont si silencieux au sujet d’une future acquisition de la Wallonie.

    Et je ne parle pas de la perte pour les wallons de leur Etat de droit, et des systèmes judiciaires et médiatiques aux ordres avec lesquels ils se retrouveraient. S’ils pensent que les leurs sont mauvais, ils apprendraient vite à en avoir la nostalgie. Non, la seule solution pour la Wallonie est d’apprendre à marcher d’elle-même, et à abandonner le système de prébendes et de redistribution sur lequel elle a appris à se reposer. Peut-être faudrait-il élire d’autres personnes que Di Rupio aussi...

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