Juste
comme ça, en passant, je rappelle que, par exemple, certaines
maladies comme le tétanos obligent le corps à des mouvements
violents voire impossibles volontairement. Alors l’explosion d’une
terminaison nerveuse...
Incroyable
de lire des « hypothèses » d’une telle bêtise !
Qu’est-ce que les anti-complotistes sont stupides ! Kenedy est
parti violemment en arrière pour la simple raison qu’il a été
frappé par un coup très violent venant de l’avant. Simple question
de physique.
Il
faut y faire face : il y a eu conspiration. Sortir des « idées »
aussi ahurissantes que le réflexe montre que les anti-complotistes
et autres théoriciens du cinglé solitaire sont juste des pêrsonnes
incapables d’admettre la rélaité des faits, qui préfèrent s’en
tenir aux croyances le splus aberrantes perce qu’affronter le réalité
leur est trop douloureux. La thèse du tueur solitaire est plus
confortable pour eux car la vérité d’un complot d’Etat est trop
terrifiante.
La
France avait bien une responsabilité cruciale dans le déclenchement
de la guerre. Il pouvait paraître folie que de défier un pays bien
plus peuplé, mais toute sa diplomatie a tendu à annuler ce
désavantage par un jeu d’alliances désastreux (désastreux du point
de vue humain, du point de vue stratégique il était un succès).
Après 1870, elle s’était réfugiée dans un nationalisme fermé,
borné et revanchard. Couplé à une idéologie impérialiste et à
un délire militariste qui n’avait rien à envier à celui
d’Outre-Rhin ou des tsars, à coup de propagande massive et de
décervelage du peuple à l’aide de l’école et des médias. La
classe politique française voulait la guerre, et a tout fait pour
qu’elle ait lieu. Il est bien établi qu’en juillet 1914 les français
ont jeté de l’huile sur le feu, encourageant les russes à
mobiliser, sachant que cette mobilisation était si importante qu’il
n’était plus vraiment possible de faire marche arrière une fois
réalisée. Après, il n’y avait plus qu’à jeter sur les champs de
bataille un peuple qui avait été chauffé à blanc par des
décennies de propagande belliqueuse.
Rappelons
aussi que d’après diverses sources, entre un ou deux avions
israéliens auraient été abattus lors des raids. Cela a pu faire
réfléchir les Israéliens. À vrai dire, ils avaient peut-être
déjà commencé à cogiter avant. D’après Thierry Meyssan, ils
avaient tiré une partie de leurs roquettes à partir du Liban, sans
doute pour éviter les défenses syriennes.
Je
ne vois pas en
quoi
que
Chirac aurait été féru d’histoire coloniale aurait changé au
comportement français. Il était un ennemi acharné de Bachar El
Assad, il l’a prouvé en long et en large lors de l’affaire Hariri.
Où il a soutenu vigoureusement la première version occidentale de
l’assassinat de Hariri, version qu’il ne pouvait pourtant pas ignorer
être fausse. S’il était toujours au pouvoir, il aurait de même en
toute vraisemblance soutenu avec
force
la guerre contre Assad.
Et
l’arrière-plan colonial historique en Syrie, Hollande le connaît
forcément et vous le savez, puisque vous mentionnez que
l’ambassadeur français a lu la lettre de l’aïeul Assad au
représentant syrien. La
connaissance de l’histoire coloniale des deux présidents ne peut pas
justifier qu’on envisage des différences de position entre les deux.
Quant
au changement de position des alaouites, elle est empreinte d’ironie,
mais ce sont des choses qui arrivent. Les alaouites étaient des
collaborateurs, car ils pensaient aller dans leurs intérêts,
maintenant ils réalisent que la collaboration envers l’occupant est
le plus souvent une mauvaise chose.
Et
il est paradoxal de mettre le comportement de Hollande sur le dos de
sa soit-disant sympathie envers la décolonisation, puisque sa
posture dans la crise syrienne est clairement néo-colonialiste. On
s’est souvent demandé ce qui le motivait, mais l’explication
la
plus simple est qu’il
cherche à
redonner à la France
l’influence qu’elle a perdu en Syrie. Il reste au sein de la classe
politique française une certaine rancoeur historique à ce sujet.
Chirac la ressentait aussi, et en bon colonialiste, néo- et ancien,
il aurait agi dans le même sens.
Que
Hollande ait fait citer la lettre précédente va dans le même
sens : il se place directement dans la continuité coloniale.
Chomsky
se trompe sur deux points : quand il dit que les occidentaux
n’ont pas vraiment les soutenu les « rebelles » en Syrie.
C’est bien en dessous de la réalité. D’abord, s’ils ont fourni
eux-même peu d’armes directement aux terroristes, ils ont encouragé
leurs alliés arabes, séoudiens et qataris à le faire. Ensuite, ils
leur ont fourni une assistance logistique, notamment en matière
d’entraînement et de bases de repli. Enfin, ils les ont fait
bénéficier de leur propagande afin de leur donner une bonne image
de marque en Occident pour préparer une intervention (ce qui a
d’ailleurs largement échoué), et de bénéficier d’une base de
recrutement.
De
là, la Syrie ne va pas au suicide. Elle est l’objet d’une agression
extérieure.
Son
analyse sur les ressorts des politiques occidentales, au sujet
d’Israël et de la « responsabilité de protéger », est
bonne dans l’ensemble, comme à l’habitude. Juste un peu timoré sur
les origines du conflit en Syrie, donc – mais lucide sur le
contentement présent des occidentaux au sujet de la situation actuelle.
Une
erreur grossière, par contre, se situe quand il dit que
l’extrême-droite aux USA s’oppsoe à une inetrvention. Rien n’est
plus faux. La faction isolationniste sans doute, mais c’est comme
d’habitude. En revanche, l’extrême-droite religieuse,
la plus influente au sein du parti républicain, est toujours sur la
même ligne interventionniste. Elle recourre aux mêmes délires pour
expliquer son attitude sur la Syrie que son soutien à Israël.
Oh
Magog ! Pourquoi les fanas de la Fin des Temps sont si excités par
la Syrie
Le
romancier Joel Rosemberg a l’oreille de Rick Santorum, Rick Perry, et
la Heritage Foundation. Il pense que le conflit en Syrie était
prédit par l’Ancien Testament.
Au
début de 2012, le romancier à succès Joel Rosenberg vint à
Capitol Hill pour rencontrer un membre non-identifié du Congrès
afin de parler de la fin du monde. “Je pensais que le sujet
tournerait autour de la possible guerre à venir entre Israël et
l’Iran,” expliqua Rosenberg sur son site internet. “Au lieu de
quoi le personnage officiel me demanda “Quelle est votre opinion
sur Isaiah 17 ?””
Pendant
près d’une heure, selon Rosenberg, l’écrivain et le parlementaire
évoquèrent quelque chose appellé le “fardeau de Damas”, une
prophétie de l’Ancien Testament qui affirme qu’une guerre au
Moyen-Orient réduira la capitale de la Syrie en ruines – et
rapprochera d’un cran le monde de l’Armaggedon. Ainsi que l’exprime
Rosenberg, “le sang innocent versé par le régime d’Assad est
inacceptable et révoltant, et prépare un terrible jugement”.
Mais
Rosenberg et son parlementaire anonyme ne sont pas seuls à
considérer les actions du président syrien Bachar Al-Assad à
travers une optique biblique. Avec la perspective du Congrès appellé
à voter la semaine prochaine au sujet d’une autorisation
d’user de la force armée en Syrie, la prophétie de Damas s’est
revêtie d’une nouvelle signification pour l’industrie nationale de
la Fin des Temps – des écrivains et des pasteurs qui croient que
le monde se dririge vers le retour du christ tel qu’annoncé par le
Livre de la Révélation – et ses adhérents présents sur les
bancs d’église comme dans la vie publique. Samedi prochain,
Rosenberg se rendra à Topeka, au Kansas, sur invitation du
gouverneur républicain Sam Brownback, afin de discuter de la
situation au Moyen-Orient.
L’idée
qui soustend la prophétie est vraiment claire. En Isaiah 17, le
prophète explique que sur la route menant à Armaggedon, “Damas
est sur le point d’être rayée de la liste des villes, et sera
laissée à l’état de ruine”. L’implication est qu’elle sera
arasée par Dieu à la demande d’Israël en tant qu’épisode du
dernier grand combat pour l’humanité.
Comment
cela arrivera-t’il est un peu moins clair. “La réponse honnête
est que la Bible ne le dit pas”, a écrit Rosenberg sur son blog en
juin dernier. Mais dans sa série du Douzième Imam, il suppose que
l’apparition du Mahdi, le Messie musulman, mène à l’émergence d’un
nouveau caliphat musulman au Moyen-Orient qui se prépare à
décapiter Israël en lançant des armes nucléaires depuis Damas.
Comme une critique appréciée sur Amazon du dernier livre de la
série (Damascus Countdown) l’affirme, “C’est une très bonne
lecture pour quiconque est intéressé non seulement par le futur
prophétique d’Israël mais aussi par l’Iran et la Syrie... [Cela]
amène à suivre les événements actuels au Moyen-Orient les yeux
grands ouverts, afin de voir s’ils suivent de près les passages
eschatologiques de l’Ancien Testament”.
Rosenberg
peut paraître être une figure marginale, mais il a une large base
de soutien et des amis en haut lieu. Damascus Countdown a été un
besteller selon le New York Times, à l’image des deux précédents
volumes de la série, Twelfth Imam et Tehran Initative. Il a été
cité comme une expert en politique nucléaire par Foxx News, dont le
présentateur Shannon Bream mentionna qu’on avait fait référence à
lui comme “un Nostradamus moderne”. L’ancien (et futur) candidat
à la présidentielle Rick Santorum a écrit un mot de présentation
pour l’édition en couverture cartonnée de Damascus Countdown et a
convié l’auteur à son émission de radio, Patriot Voices, afin de
parler du livre au printemps dernier.
En
Mars, Rosenberg a rencontré en privé à Austin le gouverneur du
Texas Rick Perry et le député Louie Gohmert. Gohmert est un tel
admirateur du romancier qu’il offrit en cadeau une copie de Damascus
Countdown en au premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en
2011. […...]
Hal
Lindsey, un évangéliste basé au Texas connu pour son traité
datant de 1970, The Late Great Planet Earth, a crié bruyamment la
prophétie de Damas sous tous les toits depuis des années. Il s’est
exprimé sur ce sujet tête baissé en 2008 dans un édito de
WorldNet Daily (où Santorum est aussi éditorialiste),inspiré par
la peur que l’alors président en transition puisse amener le monde
plus près d’une guerre entre Israël et l’Iran.
Comme
l’expliquait Lindsey, la ruine annoncée de Damas ne signifiait
pas la fin pour tout le monde – elle ferait
juste faire
au
monde un pas
de
plus vers
la confrontation finale. “[S]elon la prophétie biblique, l’Iran
survit aux frappes israéliennes et tient un rôle majeur dans
l’Alliance Gog-Magog à venir menée par la Russie prédite par le
prophète Ezékiel”, écrivit-il. “Israël
survit également, puisque l’Alliance de Gog et Magog finit par
marcher contre elle.”
Alors
ce n’est pas parce que Rush Limbaugh, proche des populistes, a
annoncé son opposition à la guerre qu’il faut en conclure que
l’extrême-droite dans l’ensemble campe sur la même ligne. Que les
supports de Limbaugh lui aient demandé de changer de position (je crois qu’il
avait été vigoureusement en faveur de l’attaque de l’Irak) est
certes intéressant, mais les ultra-conservateurs sont très loin de
se réduire à son groupe d’influence.