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Annie

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Tableau de bord

  • Premier article le 07/02/2009
  • Modérateur depuis le 19/11/2011
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Derniers commentaires



  • Annie 8 juillet 2008 21:09

    Arthur, vous avez raison, quel que soit le nombre des victimes en Irak, c’est toujours trop. Mais je trouve quand même qu’il est important de comptabiliser exactement le nombre de morts, de blessés et d’handicapés dans une guerre, qui dans tous les cas est tellement loin de refléter la souffrance quotidienne des irakiens et surtout des gens qui vivent à Bagdad. 
    Peut-être effectivement avez-vous raison et les Irakiens se sentent plus libres aujourd’hui. Enfin ceux qui ont survécu. 
    Ce que vous semblez oublier Arthur, c’est que dans l’évolution des choses, la moitié de la population irakienne va être renvoyée si elle n’y est pas déjà au moyen-âge. Je parle des femmes irakiennes.Mais de cela on ne parle pas. 



  • Annie 8 juillet 2008 15:06

    Arthur, 
    Je vous copie un lien qui parle d’un article de la BBC (je n’ai pas trouvé du premier coup l’article de la BBC) :http://arabist.net/archives/2007/03/28/bbc-lancet-study-on-iraq-credible-advised-top-uk-government-scientist/
    La taille de l’échantillon est suprêmement importante en cela qu’elle doit être à minima représentative. Si l’on augmente ensuite la taille de l’échantillon, la réduction de la marge d’erreurs est minime. Tout aussi important, est la méthodologie employée. Le ministre en question décrit la méthodologie et la taille de l’échantillon comme étant aussi près que possible des meilleures pratiques ou des pratiques exemplaires en la matière.



  • Annie 8 juillet 2008 14:28

    J’ai essayé dans l’article précédent de Blaise d’exprimer ce qui me gêne dans ses articles. Il me semble d’après ce que je comprends que c’est le communautarisme qui est en cause et ses effets pernicieux. Je n’ai rien contre les arguments qui s’y opposent, personnellement je serai plutôt contre, mais j’ai quand même l’avantage d’en faire quotidiennement l’expérience, ce qui me permet d’avoir un avis plus éclairé sur la question. Ce que je trouve malhonnête dans le raisonnement est de prendre des exemples totalement hors contexte par rapport à la France et d’exploiter le rejet du communautarisme sans susciter de réflexion. La Grande Bretagne a choisi la voix du communautarisme quand elle a fait le choix de respecter le droit des minorités à ne pas être assimilées. C’est un choix qui s’inscrit dans la grande tradition libérale de ce pays et que je trouve tout à fait respectable. On peut ne pas être d’accord, mais quand même trouver remarquable les progrès qu’a fait ce pays dans la voie de la paix sociale, après les grandes émeutes d’il y a vingt ans qui ont secoué la plupart des grandes villes anglaises. Critiquer les écoles juives ou autres, c’est passer sous silence le fait qu’il n’y a pas de séparation entre l’état et le clergé en Angleterre. C’est sur cette base, en essayant de comprendre pourquoi ce pays a fait ce choix plutôt qu’un autre qu’il faut développer une argumentation, pas en agitant des épouvantails devant les yeux des gens. 



  • Annie 8 juillet 2008 13:48

    Actias,
    je ne suis pas sûre que le consommateur soit le décideur final, mais c’est vrai qu’il a son mot à dire. En boycottant certains produits ou en choisissant d’acheter des produits biologiques ou du commerce équitable. (Je ne fais là aucun prosélythisme). Mais ce genre d’actions s’inscrit dans un cadre politique plus général auquel est attaché une forte valeur morale. On assiste malheureusement à l’heure actuelle à une dilution de ces valeurs morales ; qui s’insurge vraiment des conditions dans lesquelles sont fabriqués tous les produits trouvés sur nos marchés ? Sait-on vraiment à quel prix ils ont été fabriqués, et quels sont les choix que nous avons en la matière. Un des avantages de la mondialisation est qu’elle nous a fait comprendre les interrelations existant entre nos habitudes de consommation et l’impact que cela avait sur ceux qui les satisfaisaient. Les grandes entreprises sont très conscientes aujourd’hui de la publicité négative que peuvent avoir leurs pratiques d’emploi dans les pays en développement (Nike etc.) Cela dit, cela ne solutionne pas le problème.



  • Annie 8 juillet 2008 13:26

    Peut-être faudrait-il remettre cette histoire dans son contexte. Je doute que l’enseignement de la diversité soit pratiqué dans les écoles privées d’Angleterre, qui s’appliquent normalement à former une élite bien uniforme plutôt adverse à la dilution des valeurs anglo-saxonnes, ce qui semble m’indiquer qu’il s’agit plutôt d’une école d’état. (s’agissant du Daily Mail, je peux affirmer que c’est une école d’état)
    Sachez que la majorité des écoles publiques en GB sont religieuses et la plupart Church of England, c’est-à-dire protestante. Tous les matins, dans les écoles primaires et ensuite un peu moins souvent dans les lycées, il y a une assemblée qui peut se comparer à un cours de catéchisme ; il est possible de refuser d’assister à ces assemblées mais personne ne le fait en général, parce que les enfants n’aiment pas à cet âge se singulariser. Mes deux enfants ont fait leurs études dans ce type d’écoles, ont suivi les cours religieux (cela a été mon choix de ne pas demander à ce qu’ils en soient exclus) et bien que non baptisés, en sont ressortis tous les deux totalement athés. On ne peut donc pas parler de bourrage de crâne. Les cours sur les autres religions sont une manière de compenser ce type d’éducation fortement imprégnée de valeurs chrétiennes en exposant les enfants à d’autres religions, pas seulement la religion musulmane, mais indoue, juive etc. 
    Le corollaire est qu’il y a aussi des écoles musulmanes, indoue etc.
    Quant à la teneur du cours et la réaction des parents, c’est une autre histoire. Il faut dire qu’en Angleterre, il est difficile d’imaginer que des gens puissent ouvertement tenir des propos aussi racistes que ceux que j’entends lorsque je reviens en France. Je ne dis pas que les gens ne sont pas racistes, mais qu’il y a une retenue et une sensibilisation à ce qui est approprié ou inapproprié de dire, que certains appeleront du politiquement correct. Je crois que c’est dans ce contexte qu’il faut comprendre cette histoire.

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