• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Antenor

Antenor

Terrien français né au milieu des années quatre-vingt. Passionné par l'histoire ancienne et la géographie humaine.

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 2339 0
1 mois 0 5 0
5 jours 0 1 0

Derniers commentaires



  • Antenor Antenor 15 août 2021 21:27

    Belles trouvailles que ces cartes. Sur la plus ancienne, celle d’Oronce Fine, Gergovie semble identifiée à Clermont et Bibracte à Beaune. Sur celle un peu plus récente de Paolo Forlani, Gergovie n’apparaît pas et la situation de Bibracte est un peu plus floue. Elle ne semble rattachée à aucune ville moderne précise mais en tous cas on est bien dans la région de Chalon et de la Dheune. Peut-être avait-il fait lui aussi le rapprochement entre la Dheune, le Dubis de Strabon et le nom de Dumnorix (Dubnorex sur les monnaies).

    Je ne pense pas qu’il faille forcément voir dans ces cartes un héritage ancien mais plutôt la recherche scientifique qui progresse. Paolo Forlani est contemporain de Gabriel Simeoni, le « père » de Gergovie à Merdogne (voir sa carte de la Limania Overnia). L’absence de Gergovie sur sa carte peut être un indice que Forlani n’était pas convaicu par la thèse de Simeoni encore en vigueur aujourd’hui.

    S’il s’est trompé de colline, Simeoni avait au moins localisé Gergovie dans le bon secteur au Sud de Clermont. Alors que pour Bibracte au Mont-Beuvray, non seulement ce n’est pas le bon type de site mais en plus ce n’est carrément pas la bonne région. Forlani était plus près de la réalité que Bulliot !

    La poudre aux yeux sur Bibracte et Gergovie ne doit pas masquer le vide béant concernant toutes autres les grandes agglomérations gauloises (Avaricum, Cenabum, Lutèce, Durocortorum) mentionnées dans les textes. Mais comme ces dernières sont quasiment introuvables par l’Archélogie, on doit peut-être considérer qu’elles n’ont pas vraiment existé ? Que seules Bibracte au Mont-Beuvray et Gergovie éparpillée en confetti (cuisine interne oblige) ont le droit de cité et doivent masquer tout le reste ?

    Strabon dit que Bibracte est un Arx, la description de Gergovie par César est également celle d’une citadelle. Est-ce si compliqué de comprendre la différence entre ces citadelles, les villes commerciales (Lutèce, Avaricum, etc...) et les grands sites religieux (Corent, Beuvray etc...) également décrits par les auteurs antiques ? On n’a pas la description de Bibracte, mais grâce à Strabon nous savons que Chalon était la ville des Eduens. Il suffit d’étudier l’histoire et la géographie alentour pour en déduire la localisation de Bibracte au Mont-Saint-Vincent. Surtout qu’il se voit comme le nez au milieu de la figure.

    En Auvergne, le relief est beaucoup plus complexe, un vrai labyrinthe. Pas évident de dire quelle est la citadelle la plus importante dans le secteur de Clermont. Et oui, on cherche Gergovie autour de Clermont comme on cherche Bibracte autour de Chalon. L’histoire de l’Auvergne est tout aussi complexe, le relief n’y étant sans doute pas pour rien. César nous donne la description du site. Elle correspond au Crest au pied duquel ont été découverts les maigres traces de la bataille malheureusement située à Merdogne par Simeoni. L’historique du Crest est à l’image de celui l’Auvergne, très complexe, mais on s’aperçoit néanmoins qu’à chaque fois qu’une famille est devenue dominante dans la région, elle a récupéré le Crest.

    Alors qu’aujourd’hui on n’hésite pas à répartir Gergovie entre Merdogne, Corent et Gondole, qu’est-ce qui empêche de prendre en considération Le Crest si ce n’est le fait que le secteur est beaucoup plus urbanisé que les autres ? Idem pour Mont-Saint-Vincent versus le Mont-Beuvray. Et pourtant, s’il y a bien une discipline qui devrait savoir qu’être guidé par des intérêts court-termistes ne mène nulle part, c’est bien l’Archéologie.



  • Antenor Antenor 12 août 2021 20:44

    @ Emile

    L’enchaînement des évangiles fonctionne un peu comme un dialogue entre « progressistes » (Jean, Paul) et « traditionalistes » (Pierre, Jacques). Les premiers ouvrent le bal avec l’évangile de Jean auquel les seconds répondent avec celui de Marc. Luc est une tentative de compromis reprenant Marc sur la forme mais Jean sur le fond et Matthieu une réponse mitigée à celle-ci. L’évangile de Luc en allant sur leur terrain oblige les auteurs de Marc à prendre clairement position dans celui de Matthieu.

    L’enjeu à travers ces « romans » est bien de fixer un nouveau cap aux Israelites mais outre les valeurs morales débattues plus ou moins ouvertement ces textes contiennent aussi des informations « tactiques » destinées aux chefs de communauté afin qu’ils sachent sur qui compter et de qui se méfier. Cette histoire de maître de maison évoquée en premier par Marc est une façon voilée de rappeler aux Jean/Asmonéens que contrairement à eux, les Simon/Esséniens ne sont pas persona non grata auprès des Hérodiens.

    Quelques belles reconstitutions de Jérusalem.



  • Antenor Antenor 8 août 2021 22:00

    @ Emile

    Ce discret maître de maison qui donne accès à la chambre haute aux fauteurs de troubles est bien intrigant. Peut-être Herode Agrippa qui oeuvre en coulisses à la chute de Pilate et d’Antipas.

    En ce qui concerne Cleopas, il y a une ville qu’on a trop ignorée. C’est Ptolémais / Acre, le principal port de Galilée par où débarquaient les troupes. Marie de Cleopas, présente à la crucifixion dans Jean, symbolisait peut être la communauté des partisans de Jésus dans cette ville.

    Prenez soin de vous.



  • Antenor Antenor 4 août 2021 15:06

    @ Emile

    La lecture de ces textes au premier degré avec leur messie crucifié a sans doute une dimension prophétique. Il dépeint les évènements tel que les auteurs les espéraient. Mais cela n’empêche pas qu’elle se place dans un contexte historique décrit de manière métaphorique. Voyez Flavius Josèphe (Guerre 2.9.4. et Antiquités 18.3.2) ; que penser de cette histoire d’émeute réprimée par Pilate liée à la construction d’un aqueduc ? Pourrait-elle avoir un rapport avec ce porteur d’eau que les disciples doivent rejoindre avant la Pâque (Luc 22.10) ? La réalité a sans doute été beaucoup moins glorieuse que ce qui était espéré.



  • Antenor Antenor 3 août 2021 19:23

    @ Emile

    Pour tenter de résumer :

     -88 : Prise de Bethome/Bemeselis/Ecbatane/Bethanie par Alexandre Jannée où s’étaient rassemblés ses opposants.
    Certains vont se réfugier sur les côtes phéniciennes (territoire d’Asher) = naissance d’Anne.
    Ils nouent des liens avec des Babyloniens de la région d’Antioche = mariage avec Joachim.

    -78 : Prise de Gamala par Alexandre Jannée. Les Asmonéens (futurs Jean) y supplantent les Esséniens (futurs Simon).

    -23 : Hérode cherche à protéger le Nord-Est de son royaume. Après de longues tractations, Anne convainc Joachim de s’installer à Ecbatane = naissance de Marie.
    Herode favorise les Esseniens. Retour de ces derniers à Gamala au détriment des Asmonéens ? A moins que la place forte ne soit sous le contrôle des Babyloniens ? Cohabitation forcée des futurs Simon, Jean et Philippe dans la région de Bethsaïd.

    -7 Naissance de Jean-Baptiste selon Jacques.
    Hérode tue ses fils Asmonéens = Massacre des Innocents.
    Naissance de Jésus selon Jacques et Matthieu. Fuite en Egypte.

    -4 : Répression d’Hérode après l’affaire de l’aigle d’or à Jérusalem = Mort de Zacharie.
    Fuite d’Elizabeth et Jean (à Bethanie / Ecbatane ? Réconciliation avec Anne ?)
    Mort d’Hérode.
    Révolte de Judas, fils d’Ezechias à Sephoris = arrivée de Jésus à Nazareth.

    6 : Recensement de Quirinius.
    Soulèvement de Judas le Galiléen / de Gamala = Naissance de Jésus selon Luc.

    29 : Baptême de Jésus par Jean à Bethanie/Ecbatane. Simon est appelé fils de Jonas au début de l’Evangile de Jean pour rappeler sa situation d’exilé et peut-être également parce que cela sonne presque comme Onias.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv