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Antenor

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Terrien français né au milieu des années quatre-vingt. Passionné par l'histoire ancienne et la géographie humaine.

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  • Antenor Antenor 18 avril 2020 14:29

    C’est triste à dire mais pour Alésia, les archéologues ont juste eu la chance que Napoléon III désigne le bon endroit. Sinon comme pour Bibracte et Gergovie, ils seraient aujourd’hui en train de défendre un site erroné. Les anciens érudits locaux amateurs ont simplement été remplacés par des professionnels. La logique reste la même : vendre Son site. Gergovie, Bibracte et Alésia ne sont que des emballages marketing.

    Un bon nombre de rivières semblaient porter le nom de Dubis à cette époque. Strabon parle également d’un Dubis frontalier chez les Ségusiaves ; peut-être l’actuelle Dunières, affluent de la Loire aux confins du Velay et du Forez. Avant de systématiquement accuser les auteurs antiques de dire n’importe quoi ; il serait bon de se demander si on interprète bien leurs écrits.

    Au contraire des villes commerçantes souvent situées aux frontières de leur territoire à l’image de Chalon / Cabillo ; les citadelles militaires se trouvent au coeur de celui-ci à l’image de Bibracte / Mont-Saint-Vincent. Il existe un équivalent bien visible à ce duo dans le Nivernais avec Nevers (ville) et Montenoison (forteresse). Idem dans le Gévaudan avec le Roc de Peyre sur les hauteurs (forteresse) et les villes de Mende et Marvejols en contrebas. Autre exemple dans le Quercy avec Montfaucon (forteresse) dominant Cahors et Gourdon.

    Étonnamment (ou pas) ces citadelles de première importance se situent systématiquement à proximité d’agglomérations gauloises de premier plan : Compierre, Javols ou Murcens mais toutes abandonnées depuis longtemps. Ces vestiges souvent situés à l’écart ne sont pas ceux d’agglomérations commerciales sinon elles seraient toujours habitées. En Gaule, les cours d’eau ne se déplacent pas comme ceux de Mésopotamie causant la ruine de cités qu’on croyait éternelles. Il s’agit plutôt d’omphalos politico-religieux dont l’emplacement a été calculé par les druides au centre symbolique de la cité. Corent et le Mont-Beuvray situés à proximité des citadelles du Crest et de Larochemillay appartenait aussi à ce type de site.

    La Gaule elle-même possédait un omphalos dans la forêt des Carnutes et il n’est pas impossible que les pagus (subdivision des Cités) en ait également possédé chacun un appelé « Médiolanum ».



  • Antenor Antenor 22 février 2020 14:51

    Mahomet s’est peut-être contenté de convertir l’Arabie mais était-ce suffisant pour les Nazaréens de Bahira ???



  • Antenor Antenor 15 février 2020 13:32

    L’erreur initiale de l’armée de secours gauloise aura peut-être été de ne pas avoir donné encore plus de troupes à Vercassivellaunos. César aurait ainsi été contraint de mobiliser ses réserves plus tôt d’un bout à l’autre du champ de bataille. Cela aurait permis à Vercingétorix de retarder son attaque et de la lancer au moment opportun à l’endroit du dispositif romain qui serait apparu comme le plus faible.



  • Antenor Antenor 10 février 2020 17:53

    Contrairement au paragraphe 83 qui pose problème ; au paragraphe 79, César dit bien que l’infanterie gauloise reste sur la hauteur. Alors que l’avancée de la cavalerie gauloise en 79 a tout d’une reconnaissance et que l’attaque nocturne est ce qu’on appellerait aujourd’hui une opération du Génie de Combat destinée à préparer l’attaque du lendemain ; la nouvelle avancée de la cavalerie gauloise vers les fortifications romaines en 83 sans l’accompagnement de l’infanterie n’a aucun sens. Le rôle de la cavalerie dans ce type de situation étant précisément de protéger l’infanterie sur ses flancs et ses arrières.

    La formule « pro castris » sur laquelle repose tout le malentendu à la fin du paragraphe 83 est également employée lors de la séquence qui précède la bataille entre Arioviste et César Livre 1.48. Et ici aussi l’interprétation peut être sujette à débat. César déploie-t-il ses légions devant son propre camp ou devant celui des Germains ? Dans tous les paragraphes précédents, il n’est question que d’intimidation entre les deux adversaires, il paraît donc logique que la seconde option soit la bonne. Aux provocations verbales d’Arioviste, César répond en déployant ses légions « pro castris » devant le camp d’Arioviste. Et les Gaulois de l’armée de secours d’Alésia déploient donc leur infanterie « pro castris » devant le camp romain.



  • Antenor Antenor 8 février 2020 19:03

    Dans la dernière phrase et même dans tout le paragraphe 83, il n’est question que des camps et fortifications romaines approchées par les Gaulois ; il est logique que cela soit le cas pour le dernier camp mentionné.

    Dans les paragraphes 79 et 84, ce sont les formules « ex castris » et « ex oppido » qui sont employées pour signifier que les Gaulois sortent de leur camp ou du Mont Auxois.

    César précise bien que les cavaliers gaulois se sont déployés dans la plaine. On peut s’attendre à ce qu’il l’ait également précisé si le reste de l’armée de secours était restée sur la hauteur ou à mi-pente.

    Le plus important est dans un premier temps de comprendre que l’attaque de Vercassivellaunos a eu lieu sur la hauteur de Bussy. Mais si dans un deuxième temps on laisse l’armée de secours gauloise l’arme au pieds devant son propre camp, on ne comprend pas pourquoi l’armée romaine a eu autant de difficultés à contrer l’attaque gauloise.

    Ni pourquoi l’armée gauloise se serait enfuie alors que seulement un quart de ses effectifs ont été engagés. Si les Gaulois n’avaient pas voulu combattre, ils ne seraient tout simplement pas venus à Alésia.

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