A partir du moment où Cabillo déménage des hauteurs de Saint-Rémy vers les bords de Saône au IIIème siècle, il paraît effectivement compliqué que les dirigeants de la ville soient restés à Taisey en particulier lors des périodes de siège.
S’ils choisissent de défendre de la ville, ils ne peuvent pas le faire depuis une colline située à trois kilomètres. S’ils choisissent d’abandonner la ville et de pratiquer une politique de terre brûlée et de harcèlement des envahisseurs, c’est logiquement depuis Bibracte / Mont-Saint-Vincent qu’ils opéraient.
Si comme vous le pensez, la première ville de Cabillo se trouvait à Taisey ; le véritable trésor à découvrir sera des vestiges semblables à ceux de Vix qui pour l’instant paraissent bien esseulés. Ce serait une véritable révolution démontrant que l’urbanisme en Gaule a bien débuté dès le 6ème siècle av JC à l’emplacement de nos villes actuelles ou dans leur périphérie immédiate et que les sites type Mont-Beuvray ou Corent sont avant tout à considérer comme des sanctuaires et non des métropoles commerciales.
L’invention du monothéisme par les Zoroastristes perses influençant ensuite les Juifs est une hypothèse à considérer sérieusement mais elle n’est pas démontrée. Les origines de l’Avesta sont aussi obscures que celles de la Bible. A Qumran, il semble bien y avoir une influence dualiste « lumière/ténèbre » d’origine perse mais pour ce qui concerne le monothéisme lui-même, rien de bien convaincant.
« Mont-Saint-Vincent » : on notera les motifs en feuilles de chêne, arbre des druides par excellence, sous les lions.
« Char de Monteleone » : les oiseaux qui descendent peuvent représenter des âmes en cours de transmigration.
« Blesle » : le personnage féminin nourrissant à la fois le serpent et la salamandre peut symboliser la population auvergnate n’arrivant pas à distinguer le bien du mal.
« Le Crest » : le trou entre le soleil et la lune était très vraisemblablement occupé par le pentacle de Vénus/Lucifer devenu symbole démoniaque et donc martelé à l’ère chrétienne.
« Perrecy-les-Forges » : anges ou victoires ailées ?
« Chalon sur Saône » : grands oiseaux protégeant les petits : les âmes fortes doivent veiller sur les plus faibles et les aider à grandir.
« Chalon sur Sâone » : personnage à tête humaine et corps de reptile dissimulé dans la végétation : le serpent tentateur du jardin d’éden ?
« Chalon sur Sâone » : têtes aux grandes oreilles et moustaches : hommes attentifs aux conseils avisés.
« Chalon sur Saône » : têtes malheureuses : idiots bouchés qui répètent en boucle tous ce qu’ils entendent.
« Chalon sur Saône » : lion crachant de la végétation : verbe créateur à la fois terrible et prolifique ?
« Chalon sur Saône » : têtes couronnées accompagnées de rapaces : les dirigeants se doivent d’avoir l’esprit aiguisé et le regard perçant.
« Chalon sur Saône » : tête de babouin plutôt que de lion à moitié dissimulée : rappel qu’un animal se cache au fond de notre esprit.
Les femmes-oiseaux des chapiteaux de Chalon et d’ailleurs pourraient bien être l’équivalent gaulois des Valkyries germaniques qui emmenaient au Valhalla les âmes des guerriers méritants.
C’est par ce genre de comparaison qu’on réalise à quel point les Evangiles ont bouleversé les conceptions de l’époque en ouvrant les portes du Paradis à la « Plèbe ».
Je ne sais pas trop quoi penser des têtes d’hommes crachant de la végétation. Représentation un peu naïve du Verbe créateur ? Ou des prophètes à la parole fertile ?
Il faut aussi considérer le fait que la croyance en la métempsychose était relativement répandue dans le monde antique. Les « parfaits » montent définitivement au ciel tandis que les « pécheurs » vont en « Enfer » avant de renaître pour une nouvelle vie terrestre à l’issue de laquelle ils seront de nouveau jugés. Il faut également prendre cela en compte dans notre compréhension des Evangiles.