« L’offrande des lèvres sera acceptée comme une délectation de justice et la perfection de la conduite comme une oblation volontaire au bon plaisir divin ».
Rouleau de la Règle. Qumran.
Ce que tient le « Christ » de Gourdon dans sa main gauche ressemble beaucoup à des lèvres. Espérons que certains pélerins un peu simples d’esprit n’ont pas pris l’allégorie au premier degré !
Le problème des chapiteaux païens est qu’ils peuvent être des survivances de la pensée druidique qui n’a sûrement pas disparu du jour au lendemain après la christianisation. Au début, Jésus est sans doute apparu comme un dieu supplémentaire dans le panthéon gaulois avant de supplanter tous les autres ravalés au rang de simples « Saints ». Quand on voit les dieux gaulois à trois têtes retrouvés en Gaule, on se dit que les druides n’étaient pas étrangers au concept de trinité.
L’absence de mobilier rend a priori la datation difficile. Le squelette pourra sans doute être daté au C14. Au vu des éléments actuels, je dirais que ce sanctuaire remonte à la fin du Néolithique mais difficile d’être très précis. Il n’est pas exclu qu’à proximité se trouve une ou des fosses contenant offrandes et sacrifices en tous genres. Je serais très curieux de savoir à quelle époque il a été saccagé.
Découverte d’un site grand site mégalithique à Veyre-Monton. D’après les photos et la description, j’ai l’impression qu’il se situe au lieu-dit la Jonchère, au pied du Crest.
Du peu qu’on connait du druidisme, on peut dire que son point commun majeur avec le judaïsme est le refus de représenter les divinités sous forme humaine.
De ce point de vue la représentation du messie dans la cathédrale de Chalon pose problème. Elle entre en contradiction avec les deux religions.
Si à l’origine la ville commerçante de Chalon se trouvait à Lux, il paraît logique d’y chercher ce fameux temple à la confluence de la Saône et de la Thalie.