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Terrien français né au milieu des années quatre-vingt. Passionné par l'histoire ancienne et la géographie humaine.

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  • Antenor Antenor 7 septembre 2020 21:25

    "Notre capitale antique, c’est Taisey ! et même le Mont-Saint-Vincent où je situe Bibracte, n’est que la forteresse seconde que citent César et Strabon ; la cité éduenne et sa forteresse première, c’est Taisey."

    Et on a sans doute un exemple quasi-identique bien visible juste au Nord avec la forteresse de Talant au pied de laquelle s’est développée la ville de Dijon ; l’énorme citadelle de Vergy étant la capitale militaire de toute la zone entre Saône et Ouche.

    https://www.bienpublic.com/culture-loisirs/2020/06/30/la-fondation-de-talant-serait-elle-plus-ancienne-que-celle-de-dijon

    Carcassonne avec sa cité-double est évidemment le plus célèbre exemple de ce type d’évolution urbaine car plus récent et mieux conservé. Ceux qui ont étudié la croisade des Albigeois comprendront aisément que Fanjeaux, un pied dans le bassin de l’Ariège, un autre dans celui de l’Aude et un troisième dans celui du Fresquel, était la capitale militaire du secteur.



  • Antenor Antenor 3 septembre 2020 17:47

    @ Emile

    Cela me fait penser au « Baptême de Clovis » de Bruno Dumézil où on se rend compte qu’on n’a en réalité aucune certitude sur où et par qui le roi des Francs a été baptisé.

    Bon courage à vous.



  • Antenor Antenor 28 août 2020 21:04

    @ Emile

    Vous conviendrez tout de même que c’est très vraisemblablement au contact des mercenaires galates du Delta que les Esséniens ont eu l’idée de s’implanter en Gaule. Hasard ou coïncidence, le temple d’Onias se trouvait à Léontopolis et les chapiteaux du Mont-Saint-Vincent sont truffés de lions. Et on n’est pas loin non plus de l’ancienne Avaris. C’est à se demander où Flavius Josephe, formé chez les Esséniens, est allé pêcher toutes ses informations sur Moïse...



  • Antenor Antenor 27 août 2020 18:09

    @ Emile

    Alexandre Jannée prend Gamala à Démétrios. Dans mon raisonnement, les soldats grecs (au sens large) sont remplacés par des Esséniens. Et je pense qu’il en va ainsi de la plupart des conquêtes de Jannée. Les Esséniens ou ce qu’il en reste, Flavius Josephe insiste sur l’ampleur des pertes ; se retrouvent dispersés le long de la frontière orientale. Qumran a été laissé en paix par les successeurs de Jannée parce que le site en lui-même n’inquiétait pas et que personne ne voulait prendre le risque de réveiller la bête essénienne blessée.

    Gabinius s’empare de Gamala entre autres villes et y fait venir des colons. La question étant de savoir qui étaient ces colons. Esséniens ou Pharisiens ? Indice : " Mais un certain Judas le Gaulanite, de la ville de Gamala, s’adjoignit un Pharisien, Saddok, et se précipita dans la sédition. (Ant. Jud. 18-1-1)". Ce qui signifie que les colons installés par Gabinius étaient Pharisiens mais qu’ils n’ont pas chassé les Esséniens pour autant. Les Zélotes apparaissent alors comme un regroupement d’ Esséniens et de Pharisiens des plus belliqueux prêts à oublier leurs différents pour mieux lutter contre l’occupant romain.

    Quand Flavius Josephe prend le commandement de Gamala, le site n’est probablement plus ni Essénien ni Pharisien mais Zélote. A partir du moment où Simon-Pierre (les Oniades) a reconnu Jésus de Nazareth comme messie, les Esséniens ont sans doute officiellement cessé d’exister. Ceux qui ne sont pas devenus nazaréens sont devenus zélotes. Flavius Josephe était un général zélote et ses histoires de conseils de sages galiléens, c’est de l’enfumage destiné à le faire passer pour un modéré après la défaite.



  • Antenor Antenor 26 août 2020 21:25

    A partir du moment de l’intervention de l’armée égyptienne en sa « faveur », Alexandre Jannée devient la marionnette d’Ananias, descendant du dernier Grand Prêtre Onias. (Ant. Jud. 13-13-2). L’armée de Jannée a été anéantie par Ptolémée et le voici pourtant se lançant dans de grandes expéditions le plus souvent victorieuses. Cela s’explique si derrière les conquêtes d’Alexandre Jannée, on devine Ananias et son armée du Yahad constituée en Egypte et renforcée de partisans locaux, mettant en route leur grande guerre eschatologique.

    Le supplice des huit cents Pharisiens à Jérusalem a marqué les esprits mais les victimes des conquêtes de Jannée se sont comptées en dizaines de milliers dans les rangs des esséniens du Yahad et de leurs adversaires juifs et étrangers. A la fin du règne de Jannée, la grande armée d’Ananias exsangue et dispersée sur les zones frontalières nouvellement conquises voit l’Asmonéen retourner sa veste avant de mourir et encourager ses successeurs à se réconcilier avec les Pharisiens !

    Commence alors sans doute pour les descendants d’Onias l’exil dans le pays de Damas. On continuera cependant à voir ponctuellement des Esséniens dans l’arrière-cour du pouvoir à Jérusalem, en particulier Menahem dans l’ombre d’Hérode le Grand. Les Oniades ne réapparaîtront au grand jour que dans les Evangiles sous le nom d’un certain Simon de Bethsaïd qui aura bien du mal à se convaincre de suivre un messie non-guerrier.

    Les Esséniens se sépareront alors entre Nazaréens reconnaissant Jésus de Nazareth comme messie et les Sicaires le rejetant et continuant à attendre l’arrivée d’un messie guerrier. Judas Iscariote (le Sicaire) espéra sans doute que Jésus se défende lors de son arrestation mais c’est Simon qui dans un vieux réflexe sortira son sabre. Et même Hanne dira : « Il est préférable qu’un seul homme meurt pour le peuple »

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