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Terrien français né au milieu des années quatre-vingt. Passionné par l'histoire ancienne et la géographie humaine.

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  • Antenor Antenor 9 décembre 2020 18:54

    @Daniel PIGNARD

    1) Pour tout ce qui est relief ou distance, je ne peux que vous renvoyer aux cartes topographiques du secteur ou vous invitez à constater sur place par vous-même. Si vous considérez que le sommet de la Serre n’est pas plat pour quelques mètres de variation alors il faut faire de même pour les Côtes.

    2) Le petit camp est en droite ligne par rapport à l’oppidum de Gergovie. Il n’est pas fait mention du grand camp dans cette alignement. La Roche-Blanche se situe bien en face de Gergovie à la perpendiculaire de la Montagne de la Serre. Voyez le paragraphe 35, « e regione » est employé pour désigner les deux camps se faisant face.

    3) Même réponse que pour 1), l’accès nord de la colline de la Roche-Blanche n’a rien de plat.

    4) César donne une distance au jugé à vol d’oiseau arrondi à la centaine de pas. Attaquer Gergovie par le petit camp de la Roche-Blanche permet de diviser par plus de deux la distance à parcourir par rapport au grand camp d’Orcet. Le but était de surprendre les Gaulois après une manoeuvre de diversion. Surprise ratée d’ailleurs.

    5) On peut prendre l’image d’une dent de scie si vous voulez mais le fait est qu’il s’agit d’un creux entre deux hauteurs. Iugum renvoie au joug porté par un animal.

    6) Paragraphe 44 : César ne voit plus les Gaulois parce qu’ils ont quitté leurs camps devant Gergovie et se trouvent sur le dos du « iugum » (le sommet plat de l’éperon de la Serre) occupés à le fortifier. A aucun moment, il n’est fait mention d’une colline qui bouche la vue, César l’aurait précisé. Le replat de la Garde et la pente qui le prolonge vers Gergovie coupent les Romains contournant par l’Est de ceux attaquant directement par le Nord. Chapitre 51 : la Dixième Légion viendra occuper ce replat pour stabiliser les lignes romaines.



  • Antenor Antenor 8 décembre 2020 19:03

    Cela expliquerait pourquoi les attaquants de la face nord/gauche de la Serre n’ont pas entendu les trompettes envoyant le signal de la retraite que César aurait fait sonné depuis la face sud/droite. L’intervention de la treizième légion au pied du Puy de Monton aurait ainsi évité que l’affaire ne tourne à la catastrophe pour les Romains sur le point d’être coupés en deux par la contre-attaque gauloise.



  • Antenor Antenor 8 décembre 2020 18:54

    @ Emile

    Voyez ma réponse à Daniel Pignard concernant la droite et la gauche chez Polyen. Ne pensez-vous pas que César ait carrément pu contourner la montagne de la Serre par le Sud/droite pour y lancer sa diversion pendant que l’attaque principale venait du Nord/gauche ? La treizième légion envoyée en renfort aurait alors pris place au bas des pentes du Puy de Monton à la jonction des deux.



  • Antenor Antenor 8 décembre 2020 18:28

    @Daniel PIGNARD

    Le sommet de l’éperon de la Serre est bien plat mais étroit. On peut concéder que la citadelle elle-même se situe sur le point plus relevé. La description de Polyen est très sommaire. Cependant, le fait qu’il utilise les termes « droite » et « gauche » laisse à penser que la colline de Gergovie ne comporte que deux côtés orientés respectivement au Nord et au Sud (orientation antique face au soleil levant). Ce qui correspond exactement à la montagne de la Serre contrairement aux autres grands plateaux qui comportent plusieurs faces. Et c’est bien par le côté le plus facile gauche/nord que nous situons l’attaque de César. Et la face sud de la Montagne de la Serre est effectivement plus raide que la nord. Le Crest s’accorde donc avec Polyen. Aux Côtes comme à Merdogne, vous faites attaquer César par le côté le plus escarpé.

    2) Qu’est-ce qui vous fait dire que le grand camp, le petit camp et Gergovie se trouvent sur le même axe ?

    3) Même du côté où la colline de la Roche-Blanche joint la base du plateau de Merdogne, il y a 40 mètres de dénivelés.

    4) Le petit camp de la Roche-Blanche se trouve le plus près possible du Crest à la distance indiquée par César,1,6 kilomètres. Le grand camp d’Orcet est beaucoup plus loin, à presque 4 kilomètres. Impossible de surprendre les Gaulois depuis le grand camp.

    5) Le iugum est le petit col entre l’extrémité de l’éperon de la Serre et la bosse où se situe la citadelle. Il fait penser à la nuque d’un animal.

    6) Vous parlez de la position de la dixième légion placée en réserve ? Il faut la situer au lieu-dit « La Garde » qui forme un replat à mi-pente à l’extrémité orientale.

    Merci pour vos interventions concrètes.



  • Antenor Antenor 7 décembre 2020 19:10

    @Daniel PIGNARD

    Je pourrais vous répondre que je suis allé au Crest et que j’ai constaté que le site correspond parfaitement à l’interprétation de la bataille qu’en donne Emile Mourey et que si vous n’avez pas fait de même ni lu son livre vous n’êtes pas qualifié pour vous exprimer ; on serait bien avancé. Les travaux d’Emile dépassent de très loin tous les autres parce qu’il donne une grille de lecture. On peut appliquer son raisonnement global à d’autres sites. En premier lieu, la question de la permanence des points forts du terrain. On est d’accord ou pas avec le postulat mais il y a là matière à réfléchir et à débattre. Or, quasiment personne ne vient le contredire. Et après, on s’étonne encore et toujours de trouver de l’antique sur des sites médiévaux comme à Blois récemment.

    Prenons un exemple comme ceux évoqués par Rinbeau. Imaginons que tous les vestiges de la bataille de Gergovie aient été effacés par le temps. Comment retrouve-t-on Gergovie ? Pas de preuves archéologiques donc pas de Gergovie ? C’est d’ailleurs le cas pour Bibracte qui n’a pas été assiégée par César. Les archéologues ont trouvé une solution qui les arrange, on va au plus facile et au plus évident. Bibracte au Mont-Beuvray et Gergovie à Merdogne parce qu’on sait depuis des siècles qu’il y a des vestiges et que les noms collent à peu près. Coup de bol pour Alise, c’est le bon site. Seulement Alise a une histoire médiévale autrement plus intéressante que les fantômes de Merdogne et du Beuvray. Alésia à Alise, c’est la validation de la permanence des points forts du terrain défendue par Emile et en plus il explique mieux la bataille. En relativisant à outrance le récit de César, les archéologues se piègent tout seuls car ils s’empêchent ainsi de pouvoir fournir des preuves décisives.

    Il est d’ailleurs révélateur que ceux qui remettent en cause à grands cris les localisations de Gergovie et Alésia soient aussi silencieux en ce qui concerne Bibracte. Pas de description de César donc pas de portrait-robot donc pas de Bibracte. Seul Emile Mourey a une méthodologie, parfois critiquable mais qui a le mérite d’exister. Ce n’est pas un hasard s’il est souvent « oublié » quand sont évoquées les hypothèses alternatives. Ce faux dédain cache en réalité une absence totale d’arguments à lui opposer. Les autres sites « Côtes de Clermont » ou « Chaux des Crotenay » ne sont pas dangereux parce qu’ils fonctionnent avec le même logiciel (ou plutôt la même abscence) que les localisations admises par les universitaires. Les localisations d’Emile remettent tout à plat et montrent l’absence de réflexion globale sur ces questions.

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