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Terrien français né au milieu des années quatre-vingt. Passionné par l'histoire ancienne et la géographie humaine.

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  • Antenor Antenor 17 novembre 2020 18:12

    @ Emile

    Le problème est que le concept même de capitale militaire est complètement ignoré par les archéologues et les historiens. Nos « pays » (Chalonnais, Roannais, Lyonnais etc...) actuels issus des comtés médiévaux ont le plus souvent pris le nom de la grande ville dominante à quelques exceptions près. Exceptions parmi lesquelles figurent l’Auxois baptisé d’après le nom d’Alise. Il faudrait peut-être se servir d’exemples de principautés comme Carladès, Ventadour ou Montpensier nommés d’après le nom de leur citadelle et non de villes pour appuyer la démonstration.

    Au sujet de la fresque « Cléopas » de Gourdon, il m’est venu l’idée suivante. Le personnage central tient bien un prépuce dans sa main droite mais dans sa main gauche, il s’agit tout simplement d’une petite pince coupante ayant servi à la circoncision. C’est une scène de présentation au temple. Il devait y avoir un nourrisson sur l’autel dans la partie inférieure manquante de la fresque. Ce qui s’accorde bien avec celle de la nativité. Le personnage central n’est pas un messie mais un prêtre. Son auréole crucifère est d’une couleur anormalement foncée parce qu’elle a été repeinte plus tard afin d’y ajouter la croix. Les mots « IHS » et « Cleopas » ont sans doute également été inscrits après coup.



  • Antenor Antenor 15 novembre 2020 18:07

    @ Emile

    Détail important, Alexandre Jannée a grandi en Galilée (Ant. Jud. 13.12.1.). Certains textes de Qumran semblent évoquer deux messies : une messie-prêtre d’Aaron et un messie-roi d’Israel. C’est sans doute ainsi que se voyaient Ananias et Alexandre Jannée. D’ailleurs, il est remarquable comme les Oniades semblent fonctionner en duo. Onias avec Dosithéos (Contre-Apion 2.5.) ; puis Ananias d’abord avec Chelkias mort (ou plutôt opportunément disparu ?) dans cette Coelé-Syrie parcourue une génération plus tôt par Onias (Ant. Jud. 13.3.1.) et ensuite avec Jannée.

    Le texte de Flavius Josèphe est clair lorsque Ananias s’adresse à Cléopâtre au sujet de Jannée : "car je ne veux pas que tu ignores que si tu commets cette injustice à son égard, tu feras de nous tous, Juifs, tes ennemis." L’armée de Jannée a été anéantie par Ptolémée et il est lui-même soupçonné de trahison par Cléopâtre. Seule l’intervention d’Ananias l’a sauvé et remis en selle. Les conquêtes ultérieures de Jannée n’ont pu être menées que grâce à l’armée judéo-égyptienne d’Ananias. Le mystère demeure par contre sur ce qu’il est advenu ensuite d’Ananias car on n’entend plus parler de lui.

    D’après la note du site, il y aurait eu une persécution contre les Juifs d’Alexandrie vers -88. Elle aurait un lien avec l’épisode dit des éléphants. Or, s’il y a un élément incongru dans les fresques de Gourdon, c’est bien cet éléphant ! Il peut s’agir d’une référence à l’évènement à l’origine de l’exil de Juifs d’Alexandrie en Gaule. Ananias est peut-être mort à ce moment-là ou il a peut-être lui-même rejoint aussi la Gaule ; ne pouvant plus compter sur sa base arrière égyptienne et laissant Jannée hors de contrôle.



  • Antenor Antenor 14 novembre 2020 15:23

    @Mélusine ou la Robe de Saphir.

    La Gnose est grosso-modo une tentative d’accorder Platon avec les Evangiles. Les questions posées par les premiers penseurs gnostique demeurent d’actualité, en particulier comment concilier le terrifiant dieu de l’Ancien Testament avec le discours de Jésus-Christ. Cependant, leurs réponses à ces problèmes ne sont pas forcément meilleures que celles de Paul. Certains textes gnostiques dérivent dans des considérations cosmogoniques dont la complexité fait perdre de vue l’essentiel.



  • Antenor Antenor 14 novembre 2020 15:05

    @ Emile

    J’utilise le terme « galate » parce que c’est celui employé par les écrivains de langue grecques de l’époque, en particulier Flavius Josephe. Pour moi Galli et Galates, c’est bonnet blanc-blanc bonnet. La Galatie d’origine, c’est notre Gallia. Les Galates installés en Asie Mineure ont sans douté été les premiers à prendre contact avec les dirigeants proche-orientaux. D’autres clans ont pu suivre en provenance plus lointaine d’Occident, en particulier chez les Volques. Si on fusionne les noms de Cléopâtre et d’Onias, cela peut donner Cléopas.

    Je continue de penser que les 800 Juifs crucifiés par Alexandre Jannée étaient pharisiens et qu’ils l’ont été avec le consentement voir les encouragements des Esséniens d’Ananias Ben Onias croyant venu leur jour de gloire. Une diaspora essénienne a pu se rendre en Gaule depuis l’Egypte sans forcément qu’il s’agisse d’un exil forcé. Quelques décennies plus tard allait naître Philon. Toutes les racines de notre monde moderne semblent s’être donné rendez-vous à Alexandrie. La grande concurrente intellectuelle d’Alexandrie était précisément Pergame. Les rivalités entre les premières églises chrétiennes sont aussi à inscrire dans ce contexte.



  • Antenor Antenor 13 novembre 2020 18:13

    @Mélusine ou la Robe de Saphir.

    Pour tout ce qui est « christianisme parallèle » médiéval, c’est sans doute plutôt du côté des Gnostiques qu’il faut aller chercher les origines. Les Esséniens étaient des traditionalistes hébraïques purs et durs préparant la guerre sainte à l’opposé du philhellénisme gnostique. Mais il est vrai que là encore des contacts ont pu avoir lieu dans la région d’Alexandrie.

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