La transformation de l’eau en vin pendant les noces de Cana est à placer dans la continuité allégorique de l’épisode où Moïse chasse les bergers qui empêchent les filles de Jethro d’accéder au puits. L’eau du puits n’est pas la Loi puisqu’elle ne sera divulguée qu’ensuite. Il ne peut donc s’agir que de la foi. L’eau transformée en vin par Jésus est une foi « augmentée ».
L’allégorie est encore développée avec le vin que Jésus compare à son sang. Le vin anime les croyants comme le sang anime le corps du Christ. Ce corps du Christ, c’est précisément l’assemblée des croyants et qu’est-ce qui l’anime sinon la foi ?
Il est difficile d’avoir un avis définitif sur la question mais certains Médionalum ont des tailles beaucoup trop importantes pour être de simples relais de communication : Chateaumeillant, Mâlain, Milan...
Je me demande si on n’extrapole pas un peu trop sur ce terme. Il est fréquent mais n’indique peut-être pas un site avec une fonction très précise à l’instar des Lugdunum.
Ce qui m’intéresse surtout, c’est la fonction de ces grands oppidums occupés grosso-modo du 2ème siècle avant J-C jusqu’au 3ème après J-C. Certains portent le nom de Médiolanum mais c’est loin d’être la règle. Ils m’intriguent d’autant plus qu’ils se trouvent très fréquemment à proximité de grandes forteresses médiévales comme s’il s’agissait d’extensions de ces dernières.
Pour moi la question de Bibracte est moins liée à la question de l’architecture ; après tout il y a aussi d’importantes construction au mortier de chaux au Mont-Beuvray ; qu’à celle de la manière dont on aborde la stratégie d’occupation du territoire par nos ancêtres.
Situer Bibracte au Mont-Saint-Vincent, c’est se placer dans une perspective visant à comprendre pourquoi tel type de site a été occupé à telle époque et dans quel but.
Bibracte serait au Mont-Beuvray mais qu’est-ce que Bibracte ?
Une capitale commerciale ? Le sommet du Mont-Beuvray n’est pas le lieu le plus indiqué pour les échanges et ce n’est pas une foire annuelle qui changera cela.
Une citadelle comme le pense Emile en s’appuyant sur les textes ? Mais là, c’est l’emplacement du Mont-Beuvray qui pose problème ; coupé de la Saône par les hauteurs dominées par Mont-Saint-Vincent. L’histoire médiévale de ce dernier site montre qu’il s’agissait justement d’une forteresse de premier plan.
A l’heure actuelle, le Mont-Beuvray ne m’apparait que comme la capitale politique et religieuse (un « médiolanum » ?) d’un pagus/cité s’étendant entre l’Aron et l’Arroux. Si sa vocation première avait été le commerce ou la guerre, pourquoi l’aurait-il perdu ? Quels facteurs en auraient été la cause ?
Il est regrettable que les archéologues chalonnais ne s’intéressent pas plus à ce temple. Il n’y en a pas cinquante sur la carte et s’il est représenté, c’est qu’il était vraiment important.
Jean-Baptiste étant mort depuis plusieurs décennies, le Livre de Jacques seul ne valait plus rien. Le messie du livre de Jacques devait forcément se manifester du vivant de Jean-Baptiste. Le seul messie que Jean-Baptiste a reconnu, c’est celui de Nazareth.
Les deux témoins sont clairement des vrais prophètes. S’il s’agit de Jacques et Simon, le Jésus de l’auteur de l’Apocalypse est celui de Nazareth. Je pense que la vieille théorie l’attribuant à Jean le Presbytre est la bonne. Le texte de l’Apocalypse me donne d’ailleurs la même impression d’avoir pris le train en marche que le soulèvement de Vindex. L’auteur essaie d’expliquer la situation aux fidèles désemparés de Jésus de Nazareth mais il n’en est nullement à l’origine et souhaite que Jésus y mette un terme.
La conduite de Vindex démontre qu’il n’a rien à voir avec les illuminés du genre de Jean de Gischala ou de Manahem. Il me paraît beaucoup plus proche de Saul et Philippe voulant éviter les effusions de sang inutiles.
Les insurgés se sont inspirés des textes prophétiques de l’Ancien Testament. L’Apocalypse de Jean était beaucoup trop récent pour avoir la moindre légitimité aux yeux de ceux qui attendaient encore le messie.