vous abordez aujourd’hui un sujet important, et bien mal compris de nos jours.
Vous avez raison sur le fond, Mr Mourey, mais peut-être pas pour les bonnes causes...
D’abord, un détail : à ma connaissance, Philippe Vassé n’a jamais dit que certains dirigeants du régime de Pékin avaient escroqué 3.70 Euros aux français ; il a parlé d’un scandale de corruption, dans lequel c’étaient bel et bien les intervenants et les responsables politiques francais qui nous avaient escroqué, ce qui n’est pas la même chose... Quand à savoir si ces responsables avaient le choix dans le contexte d’un tel marché, seul le bilan pourrait en décider : la France y a-t-elle gagné ou perdu, c’est la seule question qui vaille...
Mais revenons à nos moutons.
Quand vous dites que "la spiritualité occidentale a brillé de mille feux", c’est assurément vrai, mais, d’une part, vous parlez là d’une époque bien lointaine, dont on peut dater la fin à l’époque de la mort du Roi St Louis, et qui est donc à peu près aussi étrangère à nos contemporains que la culture des aborigènes d’Australie, par exemple ; et, d’autre part, elle n’est pas la seule à avoir ainsi brillé, car les autres peuples nous en offrent aussi des exemples évident.
L’immense histoire impériale de la Chine taoiste est là pour nous le rappeler, mais aussi les Indes, les Incas, l’Egypte ancienne, les cultures bouddhistes, ainsi bien sûr que les cultures de l’Islam, pour ne citer que les plus visibles et les plus "étatiquement organisées" ; ensuite vous avez celles qui sont plus discrètes et moins apparemment structurées, comme celles des anciens peaux-rouges d’Amérique, les cultures druidiques, etc, etc...
La liste serait longue et s’étendrait en fait à tous les peuples ayant existé sur terre, car aucune culture humaine ne s’est jamais fondée autrement qu’autour d’un noyau spirituel.
L’Occident chrétien n’a donc rigoureusement rien de particulier dans l’histoire humaine.
En vérité, ce qui fait la particularité de l’Occident, c’est son "modernisme" actuel, parfaîtement opposé à toute doctrine traditionnelle humaine en général, et à celle du Christ en particulier, et qui n’est rien d’autre, du début à la fin, qu’une gigantesque révolte contre l’ordre naturel des choses.
Ce genre d’évènement a, certes, déjà existé dans le passé, mais comme il finit toujours à la longue par entraîner la chute de la société dans laquelle il se développe, les peuples concernés avaient toujours étés repris en charge par les civilisations traditionnelles voisines.
Ce qu’il y a de particulier dans la situation actuelle, c’est qu’après l’Europe, celà a fini par conquérir par le fer et par le sang et par infester le Monde entier, ce qui est une première dans l’histoire humaine.
C’est le processus de la libération progressive et du déchaînement très récents de ces "dragons" que représentent, entre autres, les passions et les matérialismes aveugles, l’idolâtrie du "mouvement"et de la "production", l’adoration maladive des pouvoirs et la cupidité sans frein, ainsi que la suprématie des individus qui leurs sont le plus soumis, qui sont depuis la "Renaissance" , la "révolution industrielle" et l’apparition de la dictature du "Marché", les fondements du système actuel.
Politiquement, celà s’est manifesté d’abord par la révolte des Rois, comme celle de Philippe le bel qui a décapité la société Chrétienne en faisant tomber l’ordre du Temple, par exemple. Puis, la royauté s’étant ainsi délégitimée, elle a fini par connaître le même sort ; l’image de Louis XVI guillotiné par cette prise de pouvoir de la bourgeoisie que l’on a appelé la "Révolution française" est tout à fait significative...
Tout celà a aussi évidemment été accompagné et malheureusement justifié par une décadence de plus en plus grande des institutions religieuses et de la majorité de leurs représentants, et de l’ irresponsabilité des milieux dirigeants qui ont décrédibilisés les fondements mêmes de nos sociétés, ont changé leurs orientations, et entraîné inégalités économiques croissantes, injustices et conflits.
C’est un schéma historique que l’on retrouve, comme un refrain, dans toute décadence et fin des sociétés humaines...
Mais celà n’a rien à voir avec tel ou tel écrit, ou telle oeuvre si brillante soit-elle, car l’essentiel du spirituel est dans l’indicible, et ne peut se trouver dans les livres. C’était jadis le leg qui, chez tous les peuples, était transmis de manière orale aux postulants qualifiés pour le recevoir, et qui représentait le trésor que chaque société protégeait jalousement. Tout le reste, les équilibres et l’harmonie de la vie quotidienne et sociale de la cité, par exemple, en découlait tout naturellement.
Mais, dans la laideur et la cacophonie qui nous inonde chaque jour, l’idée-même qu’il puisse ou ait pu jadis exister une beauté humaine naturelle et des sociétés harmonieuses n’est malheureusement plus que lettre morte pour l’immense majorité de nos semblables qui ne peuvent plus que les croires "fabuleuses".
Et pourtant, la preuve en est que la beauté de ce qui reste de ces époques, artefacts ou monuments, ne peut-être que le reflet de l’harmonie intérieure de ceux qui les ont fait...
eh bien ! Voilà du vrai journalisme, félicitations et merci beaucoup...
Une question : à considérer l’échelle des sommes en cause, serait-ce crédible qu’il ne s’agisse que d’un simple détournement au profit d’un "clan" Wang et de fonctionnaires corrompus ?
Car, enfin, les protagonistes responsables et signataires officiels des protocoles étaient évidemment au courant, et il fallait bien pouvoir justifier auprès des gouvernements de telles augmentations de tarifs.
Serait-il paranoïaque de voir ici pointer le nez d’une sorte d’impôt mondial, d’une dîme réclamée par certains milieux internationaux centralisant pouvoirs financiers et autres, cad les véritables caïds du Monde, pour chaque opération commerciale d’une certaine envergure ?
Si c’était le cas, malgrès les efforts des enquêteurs taïwanais et suisses, ces affaires deviendraient des puits sans fond, et les enquêtes ne pourraient déboucher sur aucune inculpation d’envergure.
Il sera intéressant de voir si de grandes personnalités politiques et économiques seront mises en cause et officiellement inculpées et punies, ou si tout celà sombrera à la longue dans l’oubli...
Votre article est intéressant car il rétabli des vérités que le public comprend mal, du fait qu’elle vont à contre-courant des apparences.
Mais d’abord, vous posez la question qui compte, je crois : qui le Modem et Mr Bayrou gênent-t-ils ?
Quand vous dites que c’est par exemple le confort électoral de certains élus, c’est peut-être vrai, mais ce n’est pas à mon avis l’essentiel, car les questions de personnes et des intérêts individuels, s’ils sont très réels bien sûr, restent de l’ordre du détail.
Le plus important, c’est d’abord de savoir ce que chacun représente, donc de quel bord, de quel camp il est .
Que sont censés représenter alors Mr Bayrou et son Modem ? A mon avis -mais je peux me tromper, évidemment-, ce serait une "troisième" voie, centriste si on veut, mais surtout franco-française, héritière du gaullisme et du modèle social et économique français d’après-guerre ; ce serait de renover la fameuse particularité française, et en particulier d’essayer d’équilibrer les abus du capitalisme par le pouvoir de l’Etat.
Une telle idée serait violemment en contradiction avec un certain projet porté par tout un milieu ultra-libéral qui imprègne, pour ne pas dire qui noyaute, les sphères du pouvoir de l’ancien monde "libre", en particulier européen et américain, et qui est la construction d’un nouveau champion, d’un nouveau pôle de puissance et d’économie ultra-libérale : l’Europe telle que l’on voudrait nous la faire avaler aujourd’hui.
La simple idée d’aller à contre-sens de ce projet, de vouloir préserver un peu les français de ses conséquences, et de chercher une alternative qui puisse même faire tache d’huile en Europe, est absolument intolérable pour ces milieux ultra-libéraux.
C’est une idée qui ne peut que leur paraître littéralement subversive, paradoxalement "gauchiste" (sic !), et contre laquelle tous les moyens seront bons, et en particulier les médias d’informations qu’ils possèdent presqu’intégralement.
Or, s’il paraît normal qu’une UMP dirigée par un Mr Sarkozy souscrive au projet libéral, aille dans son sens, et veuille détruire tous les vestiges de l’ancienne construction sociale et économique, il est remarquable d’observer que la prétendue "gauche" incarnée par le parti socialistes ne va pas du tout contre ce libéralisme, et a d’ailleurs dans le passé peut-être plus privatisé que la droite elle-même.
Malgrès les apparences, le parti socialiste et l’UMP ne sont pas deux alternatives différentes, mais deux sauces pour un même plat, deux manières différentes d’arriver au même but : en vérité, ils servent le même maître, et on comprend mieux alors leur complicité pour tenter "d’avoir la peau" d’un Mr Bayrou...
Le Modem et Mr Bayrou représentent-il réellement l’alternative, une autre voie bien française qui puisse nous éviter autant que possible de nous précipiter dans la gueule de ce loup qu’est l’ultra-libéralisme, et de son champion américain ? C’était, je crois, l’enjeu des dernières élections, ce sera celui des prochaines, et ce serait déjà un succès de pouvoir se faire entendre pour l’expliquer aux Français.
Evidemment, Mr Bayrou un petit peu dans le rôle de Mr Chavez, c’est une chose qui prêterait à sourire, mais quand on nous raconte qu’il ne représenterait que la bourgeoisie, je ne le crois pas : le général De Gaulle n’était pas un prolétaire, et pourtant il avait un réel sens de la responsabilité vis à vis de chaque Français...
Quoiqu’il en soit, si le Modem devait enregistrer des succès, il faudrait s’attendre à des réactions et à des pressions politiques et internationales extrêmement violentes de la part de certains "partenaires"...