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Legestr glaz

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J'en pince pour vous

Tableau de bord

  • Premier article le 30/06/2016
  • Modérateur depuis le 09/03/2017
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Legestr glaz Ar zen 2 mars 2016 21:11

    @Anthrax

    Quinquennat ou septennat ne changeront en rien la nature de la « démocratie représentative » que nous devrons subir. Le vote pour le PR et l’assemblée nationale ne sert qu’à valider le contrôle du pouvoir par une caste qui n’a que faire de l’intérêt commun. Je vous rappelle les termes de mon premier post. Nous avons tous besoin de réfléchir à ce qu’est la démocratie représentative qui nous gouverne et à la démocratie directe que mériterait le peuple pour défendre ses propres intérêts.

    « La présidentielle n’est pas la solution, elle est le problème ». La présidentielle n’est pas le problème ! Le problème est le cadre dans lequel s’inscrit ce mandat présidentiel ! Tout au long de l’article il est question de « démocratie ». Il serait utile de distinguer les deux grands types de « démocratie ». J’ai nommé la « démocratie représentative » et la « démocratie directe ». Tous les pays dits « démocrates » pratiquent la démocratie « représentative ». A travers le monde, seule la Suisse possède une démocratie « directe ». Il existe bien des démocraties « semi-directes », comme en Autriche par exemple, mais celles-ci sont une façade puisqu’au bout du processus c’est le parlement qui détient la décision.

    La démocratie « représentative » est le régime par lequel une minorité organisée gouverne une majorité inorganisée (Vaslizy Rozanov). « L’électeur n’est pas là pour choisir le Président de la République. Il a simplement pour rôle d’apporter une légitimité démocratique à un candidat jugé acceptable par la superclasse mondiale pour représenter ses intérêts en France. Il existe encore (pour combien de temps) des choix au premier tour. Au second la messe est dite. Les deux candidats restant sont d’accord sur l’essentiel : sur les règles bureaucratiques de l’Union Européenne, sur la soumission des lois françaises aux juges des Cours européennes de Strabourg et de Luxembourg, sur l’intégration militaire à l’OTAN, sur l’acceptation des règles du libre échangisme mondial voulu par l’OMC, sur l’abandon de la souveraineté monétaire à la Banque centrale européenne ». (Jean Yves Le Gallou).

    La démocratie « représentative » a été inventée dans le but d’amener une oligarchie au pouvoir et de l’y maintenir. Celle ci, pour sécuriser sa position dominante, cherche à réduire, autant que faire se peut, le « risque électoral » par des mécanismes de régulation (financement public des partis, barre des 5%, recueil des signatures, loi Urvoas, etc). Mais il est impératif de maintenir les « rites » de la « démocratie ». Il faut maintenir les élections, les débats télévisés et parlementaires, de même qu’une certaine forme d’opposition. Mais ce ne sont que des « rites ». Tous ces braves gens sont d’accord sur l’essentiel. Dans leur compétition pour le pouvoir, les partis politiques sont soutenus par des puissances d’argent. Celles ci, en « démocratie » sont toujours plus fortes que le pouvoir poliltique car elles existent avant, pendant et après la période où les partis exercent le pouvoir. Ce sont les puissances d’argent qui sont les vrais maîtres des Etats « démocratiques ». Ce sont elles qui prennent les décisions à long terme, donnent les perspectives et dictent les grandes lignes d’action des gouvernements. Les puissances d’argent ont l’argent, c’est à dire le moyen le plus puissant et le plus universel pour manipuler les hommes et les femmes dans ce monde. Le pouvoir politique, en « démocratie », a donc tendance à toujours s’affaiblir et les puissances d’argent à se renforcer.

    La France n’a donc jamais été en « démocratie » puisque celle ci a toujours été une démocratie « représentative ». Auparavant, durant tout le XIX siècle, le mode de suffrage le plus usité était le suffrage censitaire. Ce suffrage sécurisait le pouvoir dans les mains d’une minorité nantie. On a parlé d’une « souveraineté populaire » car il était difficile de faire admettre le principe d’une « souveraineté bourgeoise », celle d’un petit nombre organisé contre une majorité désunie. Les « grands démocrates » savent fort bien ce qu’est le peuple, ils s’en méfient. Rien n’est plus dangereux pour la démocratie que le peuple. C’est pourquoi la « démocratie » prétendra toujours servir le peuple alors qu’elle ne permet qu’à un petit nombre d’être souverain à sa place. Ce que la « démocratie » attend du peuple, c’est la légitimité. Elle n’a que faire de son opinion ! Le système électoral n’a pas pour but de représenter la population mais d’assurer à une élite un pouvoir considéré comme légitime !

    Qu’en est-il dans une démocratie « directe » ? Dans une telle démocratie le peuple reste souverain à travers sa constitution. Il peut défaire, si une majorité s’exprime en ce sens, ce qui a été fait. En Suisse le peuple dispose de deux leviers. 1°) l’initiative populaire quii permet de modifier tout ou partie de la constitution. 2°) Le référendum dit « facultatif » qui permet de dénoncer une loi (ou un règlement) qui est jugée scélérate. Tout n’est pas parfait en Suisse puisque les puissances de l’argent détiennent, comme partout dans le monde, les grands médias et ne se gênent jamais pour diffuser leur propagande. Malgré tout, le peuple souverain dispose encore de certaines armes.

    Alors, puisque le thème du ci-devant article est celui d’une association pour une constituante, dont personne ne peut dire les conditions de faisabilité et de mise en place dans le système politique actuel, pourquoi ne pas réfléchir, collectivement, à mener au pouvoir un parti qui propose de redonner au peuple sa puissance en lui offrant une démocratie « directe ». Il s’agirait, entre autre chose :

    1°) de mettre fin à la procédure du congrès

    2°) de mettre en place « l’initiative populaire »

    3°) de mettre en place « le référendum facultatif ».

    Muni de ces armes, rien n’empêchera la mise en place d’une constituante, si c’est le désir du peuple français.

    Figurez vous qu’il existe en France un parti qui propose ces 3 changements ( et bien d’autres choses encore). Il s’agit de l’Union Populaire Républicaine, l’UPR ! Oui, je fais de la publicité pour ce parti. Lisez le programme de gouvernement de l’UPR et vous verrez que celui ci propose la mise en place d’une démocratie « directe », celle qui n’a jamais existé en France.

    Est-ce que cela vaut la peine d’être réfléchi ? Je dis que oui.



  • Legestr glaz Ar zen 2 mars 2016 17:36

    @Spartacus

    Allons allons Spartacus ! Des attaques ad hominem, cela déshonore votre intelligence ? Rien d’autre en magasin que la sempiternelle ritournelle des fonctionnaires qui ne font rien ? Ça ne va pas bien loin vos analyses ! Je vous ai connu en meilleure forme ! Reprenez vous ! Comment voulez vous faire monter les tours des lecteurs avec des propos aussi éculés ? Morne horizon. Sinon la sortie de la zone euro et la dégringolade générale qui en suivrait c’est de la capnomancie, de la métopomancie, de la sycomancie, de l’austromancie ou de l’oenomancie (ma préférée, je dois l’avouer).



  • Legestr glaz Ar zen 2 mars 2016 16:08

    « Il est encore difficile de savoir si les essais seront transformés, le seul pays qui a vu un changement de politique notable serait le Portugal dont le changement de gouvernement a vu une inflexion de la politique de rigueur, mais résistera-t-il aux pressions extérieures ? Il faut souhaiter que cet exemple réussisse et puisse faire des émules en Europe et dans les autres pays occidentaux. »

    Comment cela serait-il possible dans le cadre très contraint des traités européens ? Petit florilège : article 121, 106 et 63.

    Article 121

    (ex-article 99 TCE)

    1. Les États membres considèrent leurs politiques économiques comme une question d’intérêt commun et les coordonnent au sein du Conseil, conformément à l’article 120.

    2. Le Conseil, sur recommandation de la Commission, élabore un projet pour les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union et en fait rapport au Conseil européen.

    Le Conseil européen, sur la base du rapport du Conseil, débat d’une conclusion sur les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union.

    Sur la base de cette conclusion, le Conseil adopte une recommandation fixant ces grandes orientations. Le Conseil informe le Parlement européen de sa recommandation.

    3. Afin d’assurer une coordination plus étroite des politiques économiques et une convergence soutenue des performances économiques des États membres, le Conseil, sur la base de rapports présentés par la Commission, surveille l’évolution économique dans chacun des États membres et dans l’Union, ainsi que la conformité des politiques économiques avec les grandes orientations visées au paragraphe 2, et procède régulièrement à une évaluation d’ensemble.

    Pour les besoins de cette surveillance multilatérale, les États membres transmettent à la Commission des informations sur les mesures importantes qu’ils ont prises dans le domaine de leur politique économique et toute autre information qu’ils jugent nécessaire.

    4. Lorsqu’il est constaté, dans le cadre de la procédure visée au paragraphe 3, que les politiques économiques d’un État membre ne sont pas conformes aux grandes orientations visées au paragraphe 2 ou qu’elles risquent de compromettre le bon fonctionnement de l’Union économique et monétaire, la Commission peut adresser un avertissement à l’État membre concerné. Le Conseil, sur recommandation de la Commission, peut adresser les recommandations nécessaires à l’État membre concerné. Le Conseil, sur proposition de la Commission, peut décider de rendre publiques ses recommandations.

    Dans le cadre du présent paragraphe, le Conseil statue sans tenir compte du vote du membre du Conseil représentant l’État membre concerné.

    La majorité qualifiée des autres membres du Conseil se définit conformément à l’article 238, paragraphe 3, point a).

    5. Le président du Conseil et la Commission font rapport au Parlement européen sur les résultats de la surveillance multilatérale. Le président du Conseil peut être invité à se présenter devant la commission compétente du Parlement européen si le Conseil a rendu publiques ses recommandations.

    Article 106

    (ex-article 86 TCE)

    1. Les États membres, en ce qui concerne les entreprises publiques et les entreprises auxquelles ils accordent des droits spéciaux ou exclusifs, n’édictent ni ne maintiennent aucune mesure contraire aux règles des traités, notamment à celles prévues aux articles 18 et 101 à 109 inclus.

    2. Les entreprises chargées de la gestion de services d’intérêt économique général ou présentant le caractère d’un monopole fiscal sont soumises aux règles des traités, notamment aux règles de concurrence, dans les limites où l’application de ces règles ne fait pas échec à l’accomplissement en droit ou en fait de la mission particulière qui leur a été impartie. Le développement des échanges ne doit pas être affecté dans une mesure contraire à l’intérêt de l’Union.

    3. La Commission veille à l’application des dispositions du présent article et adresse, en tant que de besoin, les directives ou décisions appropriées aux États membres.

    Article 63

    (ex-article 56 TCE)

    1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

    2. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

    Ces articles, comme tous les articles des traités, ont une force supérieure aux lois françaises. Alors la messe est dite : il n’y a plus de politique « intérieure » possible, il n’y a que des politiques partagées dans l’U.E.

    http://www.upr.fr/videotheque-upr/viviane-reding-il-ny-politiques-interieures-nationales



  • Legestr glaz Ar zen 2 mars 2016 15:23

    @gogoRat

    Rien à dire de plus. J’adhère à votre analyse.

    Pour les raisons que vous évoquez je tiens toujours à compléter le substantif « démocratie » d’un adjectif. Soit « représentative » soit « directe ». Malheureusement, seul un tout petit pays au monde possède dans sa constitution cette possibilité de « démocratie directe ». C’est une piste très sérieuse à creuser et, finalement, facile à mettre en oeuvre. Le peuple controlerait à tous les instants ses « représentants ».



  • Legestr glaz Ar zen 2 mars 2016 15:14

    @César Castique

    Faudrait aussi interroger la Suisse, la Norvège, la Grande Bretagne et l’Irlande sur Schengen !

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