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armand

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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

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  • Premier article le 21/09/2009
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Derniers commentaires



  • armand armand 20 juin 2007 19:13

    Dans son roman ’Le Royaume de Hrothgar’ Michael Crichton accomplit le tour de force de réunir le Récit d’Ibn Fadlan, premier témoignage de la vie chez les Vikings de la Volga, et le poème épique vieil anglais, Beowulf - c’est ce qui a donné le film intéressant mais imparfait avec Banderas, le ’13ème Guerrier’. Crichton fait dire à Ibn Fadlan, très sollicité par les femmes vikings, ’Curieux, chaque peuple se pare de toutes les qualités, sauf celle de la prouesse sexuelle qu’on prête toujours au voisin. Ainsi, chez nous, les Noirs sont crédités de...’ etc.

    Sur le chapitre des ’tournantes’, vous trouverez dans ’Studs Lonigan’, immense roman injustement oublié de James Farrell, romancier U.S. d’origine irlandaise des années ’30, la description de la vie des jeunes gars irlandais dans les quartiers de Chicago : grappes de mâles agressifs traînant en bas des immeubles, la bagarre comme seul critère de courage, le repli communautaire absolu, et... les viols collectifs perpétrés dans les caves (déjà, à l’époque) sur toute fille jugée peu farouche. Alors que l’honneur de sa soeur est sacralisé et qu’on rêve de se marier avec une vierge. De même, une génération entière détruite par l’alcool frelaté de la Prohibition. ça ne vous rappelle rien ? Eh bien c’était la vie des jeunes catholiques irlandais de Chicago au milieu des années ’20.



  • armand armand 20 juin 2007 15:31

    @Tarik

    Le point important, obscurci par près de vingt ans debattage autour des ’Versets’ c’est que ce livre, pour peu qu’on ne soit pas un wahhabi fanatique (comme, hélas, une grande poartie de la classe politique pakistanaise, alors que l’Islam du sous-continent est beaucoup moins rigoriste)n’a rien de blasphématoire. Transposé dans le domaine chrétien, si Jésus était mis en fiction de la sorte, même Benoît XVI ne trouverait pas de quoi fouetter un chat. C’est même (comme souvent chez Rushdie) un hymne au multiculturalisme.

    Ce livre, d’une indéniable qualité littéraire même s’il ne s’agit pas, à proprement parler, d’un chef d’oeuvre, a été diabolisé (le mot est bien choisi)par des gens qui ne l’ont même pas lus.

    Petite note en passant : ce n’est pas, hélas, la Reine qui choisit. Le pouvoir de ’patronage’ est exercé par le Premier Ministre, lequel, fort de son mandat à la Chambre des Communes, a pour coutume d’exercer une véritable dictature, taillant dans les institutions (remodelage de la Chambre des Lords, par exemple), annoblissant de généreux donateurs au parti travailliste.

    La Reine pourrait, si elle le souhaitait, choisir d"’exercer tous les pouvoirs exécutifs qui sont les siens depuis la Révolution de 1689 - en gros ceux d’un président U.S.- mais vous imaginez la crise institutionnelle !



  • armand armand 20 juin 2007 15:16

    Et s’il incombait aux Turcs, plutôt, de décider s’ils s’estimaient Européens ou non ?

    Maintenant, on peut vouloir ardemment intégrer une famille et, à force de rebuffades, en concevoir un dégoût profond. Lisez ’Washington Square’ de Henry James, un classique de la littérature américaine, où un jeune soupirant, à force d’atermoiements, d’obstacles voire de véritables affronts de la part du père de la jeune fille, elle-même hésitant à passer outre aux interdits paternels, finit par se lasser.

    Pour répondre à certaines remarques glanées ici et là (je laisse de côté, évidemment, les outrances injurieuses), le travail des enfants existe bien en Turquie, surtout dans les petits commerces, où l’on travaille en famille (comme en France il n’y a pas longtemps). Il suffirait de faire appliquer la loi. Et le système d’éducation turc, jusqu’à l’université y comprise, est largement du niveau ’européen’. Quant aux oppressions ancestrales visant les jeunes filles, elles sont évidemment pléthoriques et souvent dénoncées dans la presse turque. Et vous noterez que dans les communautés immigrées c’est souvent pire, celles-ci se recroquevillant sur les traditions. Néanmoins, à ceux qui doutent de la marche en avant de la femme turque, je vous souhaite d’avoir à vous adresser à la police, comme j’ai dû le faire récemment à Istanbul. Vous aurez une bonne chance d’être reçus par de belles femmes, grandes, sportives, dignes de jouer dans nos ’Crim’ et ’PJ’, ...



  • armand armand 20 juin 2007 10:25

    @Gazi Borat,

    Vous ignorez un fait important - si le christianisme s’est opposé au paganisme gréco-celto-romain il les a plutôt absorbés. On a christianisé des institutions comme l’Empire ou les royaumes barbares plutôt que de les remplacer par des formes spécifiquement chrétiennes. Bien sûr, cela n’a pas été toujours harmonieux, la preuve, la rivalité entre Empereur et Pape. En somme, en Europe aucune notion de Jahiliyya n’entache le passé pré-chrétien, contrairement à ce qui s’est passé dans les pays islamisés. C’est pour cela que traditionnellement, la culture européenne peut se revendiquer à la fois chrétienne et gréco-romaine.

    Le problème en Turquie, par exemple, c’est qu’à ce jour la référence historique est pensée en opposition à la situation précédente : Mehmet II contre Byzance. Mais on pourrait envisager qu’à la longue la Turquie moderne reconnaisse non seulement son héritage ottoman mais aussi le passé byzantin (et donc chrétien). J’en conviens, difficile a faire passer car ce même passé byzantin a été brandi par la Grèce en 1920 pour envahir la Turquie. Mais à coup sûr cela pourrait asseoir la Turquie sur des traditions finalement toutes proches de celles des autres pays d’Europe.

    Choisir les principes de ’89 comme référence identitaire ? Beaucoup l’affirment, mais c’est insuffisant. La paix civile en France, vous ne l’ignorez pas, n’a été obtenue qu’en réconciliant le legs de la Révolution et celui des ’Rois qui firent la France’. N’en déplaise à Madame Royal qui avait opposé dans un de ses discours Révolution et l’Ancien Régime.



  • armand armand 20 juin 2007 10:07

    Pour paraphraser le Shah de Perse Nasreddin qui a dit un jour, s’agissant d’une course de chevaux, ’Je suppose que l’un d’entre eux devra gagner, mais peu m’importe lequel’, je n’arrive pas à comprendre pourquoi on place cette brave fille sur un piédéstal tout simplement parce qu’elle nage plus vite que les autres.

    J’ai le souvenir d’un interview au cours duquel cette grande gamine tatouée n’arrivait pas à aligner une phrase correcte en français, tripotait à longueur de temps son portable pour envoyer des SMS à son chéri. Et on a couvre de fric et d’honneurs, on lui épingle la Légion d’Honneur sur son maillot (outch !!!)à à peine vingt ans.

    Il se trouve que le pratique un art martial traditionnel depuis un quart de siècle : dans mon club le professeur est un ancien éducateur des rues, gérant occasionnel de resto, qui, à trente ans passés, s’est lancé dans la discipline en question tout en suivant une formation de charpentier. Quinze ans plus tard il est sixième dan, est un pédagogue remarquable, et peut vous construire une maison entière en bois. Cela me paraît bien plus exemplaire que les exploits sportifs de petits jeunes surdoués.

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