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armand

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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

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  • Premier article le 21/09/2009
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Derniers commentaires



  • armand armand 15 octobre 2006 22:31

    Surtout que là, beau débat en perspective, il n’y a jamais eu de plan d’anéantissement, mais d’assimilation à un tout autre type de vie (on pourrait appeler cela un génocide culturel). Et que si on étudie les chiffres en Amérique du Nord (en A. du Sud c’est une toute autre affaire), autant, voire plus, de colons ont été massacrés par les Indiens que l’inverse ! Mais ce n’est pas le lieu d’en débattre.



  • armand armand 15 octobre 2006 21:03

    Prêtresse,

    Ciel ! Lacenaire a encore frappé ! Je pense aussi à une anecdote relatée par Sacha Guitry :

    Laurent Tailhade écrivain et député fréquentait le restaurant Foyot. Anarchiste, il passa six mois à la Santé pour une phrase restée fameuse, lorsque Vaillant jetant sa bombe en pleine Chambre des députés, blessa grièvement plusieurs parlementaires, Tailhade s’écria :

    - Qu’importe de vagues humanités, pourvu que le geste soit beau !

    Le 9 décembre 1893, alors qu’il dînait chez Foyot, seul avec sa maîtresse, une bombe fut lancée - lancée par la police, a prétendu Tailhade - et qui, pulvérisant la vitre extérieure, arracha l’oeil droit du poète.

    Dois-je dire que les journaux, le lendemain matin, ne se sont pas privés de poser la question :

    « Et ! bien, monsieur Tailhade, le geste a-t-il été beau ? »

    (Sacha Guitry, Portraits et anecdotes).

    Plus précisément, pour comprendre les sentiments qu’on peut éprouver au combat, on peut se référer à « Orages d’Acier » d’Ernst Jünger, ou à certains passages de la « Comédie de Charleroi » de Drieu la Rochelle. Mais on peut préférer aussi l’un des plus grands humanistes qui ait témoigné de la guerre, Roland Dorgelès.



  • armand armand 15 octobre 2006 20:38

    Patrick,

    Quelques bémols sur votre commentaire : la France est directement concernée par la Shoah,car son propre régime du moment y a contribué ; elle ne l’est pas, ou indirectement seulement, par le génocide arménien, même si elle a recueilli de nombreux rescapés. On peut aussi, comme je le fais, trouver que l’intervention du Parlement dans le cas des deux génocides témoigne d’une judiciarisation à l’extrême de notre société. Comme la pénalisation des insultes homophobes. Quant au « Durafour crématoire » de Le Pen, ça méritait, au choix, un coup de poing dans la gueule, un coup de fleuret sur le pré, ou quelque remarques bien senties sur les relations coupables entre la femme d’icelui et quelque sujet circoncis qui expliqueraient une telle hargne (par exemple).

    A tout prendre, le génocide arménien, compte tenu de son contexte, n’est pas sans rappeler celui de la Vendée, qui eut lieu, lui aussi, dans un contexte d’invasion étrangère et de dictature d’une faction totalitaire. A quand une loi pour pénaliser sa négation ?

    Pour finir, sans méconnaître le jeu de mots, les Turcs nationalistes ne se limitent pas aux extrémistes des « loups gris ».

    Cordialement



  • armand armand 15 octobre 2006 19:27

    @Zen

    Ce serait beaucoup trop simple s’il y avait une seule explication à tel ou tel phénomène de société. La crise des banlieues est certes économique:il ne peut pas y avoir de société apaisée dès lors que la seule logique du retour sur investissement fait jeter des milliers de travailleurs et interdit l’accès à l’emploi à de milliers d’autres tandis qu’on délocalise à tour de bras.

    Les milliers de victimes de l’horreur économique ne réagissent pas tous en brûlant des voitures, en attaquant des patrouilles de police, en dévastant les équipements de leur propre quartier et, accessoirement, en agressant leurs voisins. Il existe aussi un modèle culturel qui, en temps normal, ne poserait pas de problème mais qui, en des temps de rationnement d’emplois, met le feu aux poudres. Les casseurs sont tout d’abord des garçons, issus de traditions culturelles qui donnent au mâle une importance exagérée et qui, en même temps, l’excluent de la maison (le fief des femmes et des enfants)pour l’envoyer trainer en bande sur le trottoir. Or, nous sommes dans une société ou le simple fait d’être mâle, de rouler les mécaniques, ne vous garantit ni emploi, ni considération particulière (disparition du service militaire ainsi que des emplois manuels pas ou peu qualifiés) De plus, se sentant exclus (on est plus virulent en bande que tout seul), ces hommes jeunes adoptent un comportement qui ne fait qu’accentuer les caractéristiques qui les font craindre et rejeter par le reste de la population, sous l’effet de deux modèles :
    - la sous-culture du ghetto américain,valorisant le prédateur, le dealer, le culte de la gratification immédiate : « je veux je prends ». Dans un exemple frappant de la schizophrénie de nos sociétés, ce comportement suicidaire est vanté et célébré au cinéma, dans la musique, dans les jeux vidéos.Y compris à l’école, où on respecte et on craint le caïd et on méprise le « bouffon » quifait ses devoirs.

    - l’appartenance communautaire,

    - l’identification à l’Intifada dans les territoires palestiniens nourrie de souvenirs coloniaux.

    Cela n’a rien de nouveau : un romancier américain injustement oublié, James T. Farrell, a décrit les bandes d’immigrés irlandais de la 2ème génération à Chicago dans les années 20 : on retrouve au détail près le mal-être et la violence des banlieues : à la drogue on substitue tout simplement l’alcool frelaté de la Prohibition : bagarres gratuites, « tournantes », ethnicité des bandes, provoc à l’endroit de tout passant extérieur au « territoire », etc.

    Cependant la France n’est pas une juxtaposition de communautés ancrées dans leurs territoires, même si la dérive de l’« entre-soi », notamment social, ne fait que croître. Sans répose appropriée des autorités, à tous les niveaux, on peut craindre le pire. Malheureusement, comme je le répète à l’envi, nous gouvernants sont là pour gérer les quelques lambeaux de prérogative que leur laissent les marchés financiers et Bruxelles : essentiellement les taches de basse-police. Et là encore, au lieu de procéder à un re-maillotage des quartiers en rétablissant lentement mais sûrement la présence de l’Etat, on préfère le système des expéditions punitives médiatisées qui ne sont que des coups de pied dans la fourmillière.



  • armand armand 15 octobre 2006 11:33

    @Frédéric,

    Il faut savoir ce que l’on veut. Si le but est de barrer l’accès de la Turquie à l’Europe alors arrêtons l’hypocrisie de l’affaire arménienne : d’ailleurs, comme je l’ai dit plus haut, les Turcs ne nient pas la réalité des massacres, certain refusent d’admettre (et ils ont tort) qu’il y ait eu de véritable plan d’extermination. On accepte bien en Europe des pays comme la Roumanie qui ont joyeusement participé, par le biais de leurs partis fascistes, à l’extermination des juifs pendant la guerre, et qui laissent refleurir, parfois associés au pouvoir, des partis ouvertement négationnistes. A moins de considérer que l’Europe doit rester un club chrétien (qu’on l’affirme ouvertement, dans ce cas-là, et la « messe sera dite » !) je défie quiconque de trouver des raisons objectives d’exclure la Turquie alors qu’on a accepté les pays de l’Est à foison, dont les économies sont moins performantes, moins dynamiques. Et si on parle de l’éducation et de la recherche, tout de même une des valeurs les plus essentielles, la Turquie a un des meilleurs taux d’alphabétisation du monde, et ses lycées et universités n’ont rien à envier à ceux des pays les plus avancés.

    On m’objectera qu’il y a la Turquie de l’est, qu’Izmir n’est pas Diyarbékir, mais encore une fois, je ne crois pas que le pays profond en Roumanie soit plus facile à assimiler.

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