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armand

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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 14 octobre 2006 18:56

    Tout peuple souhaite collecivement être fier de son passé, de sa civilisation, tout peuple aussi est uni par le souvenir des catastrophes qu’il a subi. Que la Turquie communie dans une fierté d’être Turc, comme dans la célèbre exhortation d’Atatürk qu’on voit su fronton des monuments : « Heureux celui qui peut se dire turc », on peut l’expliquer en réaction à plus de cent ans d’humiliations que les puissances europennes (et surtout la Russie) ont fait subir à l’Empire ottoman. J’ai récemment assisté auconcert de la fanfare des janissaires sur l’esplanade près de Sainte Sophie : la municipalité du parti islamiste modéré, en faisant jouer cette fanfare à l’extérieur, et non dissimulée dans le bâtiment du musée de l’Armée, voulait marquer la réconciliation de la Turquie républicaine avec l’époque ottomane. La ferveur de la foule était palpable autour de cette musique dont les membres étaient habillés en tenues d’époque. Je me suis dit que pareil enthousiasme serait inimaginable en France, et que c’était dommage. En même temps ce nationalisme à fleur de peau complique la tâche en ce qui concerne la reconnaissance du génocide, car ces événements, s’ils ont conduit à un résultat simple : le quasi-anéantissemen de la population arménienne de l’Empire, sont complexes, comme l’est toute l’histoire de la Turquie dans les dernières décennies du XIXe-début XXe.

    Pour répondre à un post plus haut : oui, il y a eu « combats »-et il y a bien eu des massacres de Turcs musulmans. Dans un de ses livres Pierre Benoit raconte la perplexité du commandant d’un détachement de la cavalerie française envoyé pour sécuriser les Arméniens de la région de Trébizonde... et qui tombe sur un village turc anéanti. Et l’écrivaine azérie Banine réconte dans « Jours caucasiens » la situation à Bakou où chaque communauté, à tour de rôle, encouragée par des provocateurs, s’en prenait à l’autre. En général, le schéma observé depuis les années 1890 était le suivant : à chaque action des révolutionnaires arméniens répondait un pogrome contre les populations arméniennes innocentes, sans qu’il soit possible de déterminer si le gouvernement ottoman ait été impliqué, ou simplement dépassé par les événements. En 1916, en revanche, aucun doute : il y a bien eu un plan mis en oeuvre par le parti jeune-turc au pouvoir pour tout d’abord déporter tous les Arméniens, puis d’en diriger la plupart vers de véritables camps de concentration, où les survivants des marches de la mort étaient liquidés.

    Pas de doute non plus : les chefs jeune-turcs ont été jugés après leur renversement, mais la parenté idéologique entre le kémalisme et les comités « Union et Progrès » , ainsi que les vicissitudes de la guerre d’indépendance turque ont ôté à l’enquête et aux condamnations toute la rigueur nécessaire.

    Ne pourrait-on pas faire confiance au Premier Ministre actuel, M. Erdogan, qui souhaite que se réunisse un véritable séminaire international pour faire le point sur cette tragédie ? Plutôt que d’envenimer les choses avec cette législation hâtive et dangereuse ? Pour finir, contrairement à ce qu’on a écrit plus haut, je ne pense pas que l’Empire Ottoman ait laissé un mauvais souvenir dans la région : d’ailleurs la médiation turque et la présence de forces d’interposition turques ont été réclamées par tous les protagonistes de la crise au Proche Orient.



  • armand armand 13 octobre 2006 21:55

    Ahhh ! Connais-tu le pays où fleurit l’oranger ? Le pays des fruits d’or et des roses vermeilles, Où la brise est plus douce et l’oiseau plus léger, Où dans toute saison butinent les abeilles, Où rayonne et sourit, comme un bienfait de Dieu, Un éternel printemps sous un ciel toujours bleu ! Hélas ! Que ne puis-je te suivre Vers ce rivage heureux d’où le sort m’exila ! C’est là ! c’est là que je voudrais vivre, Aimer, aimer et mourir !

    Bon, c’est pas l’« Invitation au Voyage » et le rapport « aimer et mourir » me remue plus dans « Tristan ». Je dois avoir un enregistrement des années 20 de « Mignon »...



  • armand armand 13 octobre 2006 21:43

    A moins de considérer que toutes les photos et films sont truqués, que les récits des survivants, des témoins (et même des bourreaux) sont des mensonges, le seul doute peut porter sur les chiffres exacts, ou le lien entre un plan d’extermination et les massacres constatés. Dans les deux cas, la réponse est connue, même si on peut citer une différence de contexte (la Turquie était envahie, des milliers de Turcs musulmans étaient massacrés) ou de conception philosophique (une enfant ou une jeune femme arméniens convertie et adoptée par une famille turque étaient épargnée, pour les Juifs sous les nazis cette option était inexistante).

    Bien sûr, je serais ravi d’apprendre que des millions de juifs et arméniens aient été enlevés par de gentils extraterrestres, et que leurs descendants mènent une vie agréable sur une autre planète...

    Quant à la loi qui réprimerait le négationnisme, je la juge inutile et dangereuse pour toutes sortes de raisons.



  • armand armand 13 octobre 2006 21:31

    ...Mais le « Temps des cerises » m’arrache une larme. En fait, la beauté crépusculaire des causes perdues : le roi Arthur, Harold le Saxon à Hastings, les gardes royaux défendant les Tuileries, la charge de Pickett à Gettysburg, des cuirassiers à Reichoffen, Camerone, Fort Alamo, Little Big Horn, la Charge de la Brigade Légère, d’Annunzio à Fiume, les lanciers polonais face aux Panzer, etc.



  • armand armand 13 octobre 2006 21:21

    Et moi je réponds, sur l’air de « ô Richard » de l’opéra de Grétry :

    O Louis, ô mon Roi

    Notre amour t’environne

    Pour notre coeur c’est une loi

    D’être fidèle à ta personne !

    Aux yeux de l’univers

    Nous briserons tes fers

    Et nous te rendrons ta couronne !

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