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Bernard Grua

Bernard Grua

Photographe voyageur | Contributeur : Russia Beyond the Headlines, Diploweb, L'Express, La Tribune, Ouest France, Breizh-Info, Informnapalm, Ukrinform, Ukraine Crisis Media Center, , ... 
Intéressé par les pays de l'ex-URSS : Russie (nombreux voyages en Sibérie en été et en hiver - Monts Saïans, Baikal, Iakoutie, Extrême Orient) Ukraine, Tadjikistan, Ouzbekistan, Kirghizstan.

Tableau de bord

  • Premier article le 15/02/2018
  • Modérateur depuis le 20/02/2018
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Bernard Grua Bernard Grua 15 février 16:51

    4. UNE SORTIE NÉGOCIÉE DE LA GUERRE ?
    @Fanny, @Enki, @Eric F, @Krokodilo

    Concernant la fin de ce conflit, il convient de faire preuve de réalisme. Comme le disait déjà Bismarck : « Les accords signés par la Russie ne valent pas le prix de la feuille de papier sur laquelle ils sont écrits ». La liste des engagements internationaux non tenus est longue. On se limitera à quelques-uns :

    • En 1994 la Russie, les USA et la Grande Bretagne s’étaient engagés, par le protocole de Budapest,

      à défendre la souveraineté de l’Ukraine en échange de son armement atomique. On sait ce qu’il en est advenu depuis 2014.

    • En 1997, la Russie et L’Ukraine avaient signé un traité d’amitié garantissant l’intangibilité des frontières. Là aussi, depuis 2014, on sait ce qu’il en est advenu.
    • Selon l’Acte final du Sommet d’Istanbul (1999) la Russie s’était engagée à quitter la Transnistrie en 2001. Elle y est toujours.
    • En 2008 La Russie s’était engagée à retirer ses troupes de la Géorgie en application du “plan de paix” préparé par Medvedev et Sarkozy. Elles y sont toujours.

    Bref, il n’y aura pas de sortie négociée de ce conflit. Dans le meilleur des cas, ce sera une pause destinée à rendre plus facile de nouvelles agressions. Je ne reviendrai pas ici, sur ce qui permettrait que la paix advienne et qu’elle soit durable.



  • Bernard Grua Bernard Grua 15 février 16:46

    3. CONSÉQUENCES DE LA GUERRE SUR LA PLACE DE LA RUSSIE DANS LE CONCERT MONDIAL
    @Fanny, @Enki, @Eric F, @Krokodilo

    Pour ce qui est de la stature internationale de la Russie, elle est largement diminuée à part dans certains pays africains. C’est une maigre consolation.

    Moscou est aujourd’hui un vassal de Pékin qui, comme je le rappelais ci-dessus, n’a pas oublié le traité de Nertchinsk. Les conséquences à moyen terme pourraient être un démembrement de la Fédération de Russie ou tout au moins la perte de l’extrême Orient russe.

    De même Moscou est aujourd’hui étroitement dépendant de l’Iran et de la Corée du Nord.

    Il a lâché la proie pour l’ombre.



  • Bernard Grua Bernard Grua 15 février 16:44

    2. LA GUERRE COMME RÉPONSE À L’ÉLARGISSEMENT DE L’OTAN ?
    @Fanny, @Enki, @Eric F, @Krokodilo

    Je reviens sur l’OTAN. L’ambition de cette guerre comme semblez le soutenir était de contenir l’alliance. Il n’était pas nécessaire d’être devin pour comprendre ce qui allait en résulter.

    La Suède et la Finlande ont rejoint l’OTAN en conséquence de l’agression de l’Ukraine. La Baltique est devenue un lac Otanien.

    Les mois qui viennent nous montrerons l’impact que cela peut avoir sur le financement de la guerre au fur et à mesure des dispositions qui seront prises contre les pétroliers de la flotte fantôme.

    Donc le prétexte de l’OTAN ne tient pas, ou alors c’était un très mauvais calcul. Je vous laisse en décider.



  • Bernard Grua Bernard Grua 15 février 16:42

    1. LES CAUSES DE LA GUERRE ?
    @Fanny, @Enki, @Eric F, @Krokodilo

    J’entends vos justifications relatives au déclenchement de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine. Il est bien difficile de distinguer ce qui relève du prétexte et ce qui appartient aux motifs réels. De toute façon, vouloir en faire la distinction est une ambition guère réaliste. Le processus décisionnel russe échappe à la rationalité occidentale. Comme le disait Churchill : “ la Russie est un rébus entouré de mystères au sein d’une énigme”.

    Il me semble néanmoins qu’il y a deux points majeurs qui doivent être pris en compte :

    • Vladimir Poutine est arrivé au pouvoir par les attentats de Moscou et la deuxième guerre de Tchétchénie. Depuis lors, il n’a cessé de faire la guerre. C’est ce qui lui permet de tenir le pays. C’est bien ce que nous avions en tête lorsque nous avons lancé, en 2014, le mouvement contre la livraison des navires d’invasion Mistral.
    • Pour ce qui est des Russes, l’Ukraine et les Ukrainiens sont des objets qu’ils considèrent comme leur appartenant. Ils estiment pouvoir en disposer à leur guise. À ce titre je vous recommande de lire l’article russe intitulé « Что Россия должна сделать с Украиной », publié le 3 avril 2022 par l’agence de presse RIA Novosti traduit en français sur le site « Les Humanités » :« Ce que la Russie devrait faire de l’Ukraine »

    On est bien dans une dimension culturelle. Au sens ethnologique (et en anthropologie sociale), la culture désigne :

    L’ensemble des manières de penser, de croire, de sentir et d’agir qu’un groupe humain apprend, partage et transmet de génération en génération.

    Elle ne se limite donc pas aux arts ou à l’érudition, mais englobe tout le mode de vie d’une société.



  • Bernard Grua Bernard Grua 13 février 21:51

    @Fanny, @Enki, @Eric F

    Plusieurs points sont mélangés.

    D’abord, rappeler qu’une invasion a eu lieu n’est ni du juridisme ni de la morale chrétienne. C’est établir le fait déclencheur. La géopolitique commence par l’identification de l’initiative stratégique. Sinon, tout devient équivalent.

    Ensuite, expliquer une décision politique par la “culture guerrière” ne signifie pas que son auteur aurait agi par pulsion. Cela signifie qu’un imaginaire historique et impérial rend certaines options pensables et légitimes. C’est une analyse structurelle, pas psychologique.

    Sur le Donbass : si l’objectif avait été strictement la protection des populations séparatistes, l’offensive de février 2022 n’aurait pas visé Kiev, Kharkiv ou le sud jusqu’à Kherson. La géographie de l’attaque invalide la thèse d’une opération limitée.

    Sur l’OTAN : la demande russe d’un veto sur les choix souverains d’un État voisin posait une question de principe. Accepter ce principe aurait signifié reconnaître une zone d’influence formalisée. Le refus n’équivaut pas à une agression.

    Sur la “défaite totale” : personne ne parle d’une marche sur Moscou. Il s’agit d’un échec stratégique suffisamment marqué pour contraindre un retrait ou une renégociation substantielle. Les conflits ne se résument pas à l’anéantissement ou au statu quo.

    Enfin, comparer les faiblesses européennes ou évoquer l’évolution de l’opinion ukrainienne ne change pas la nature du conflit. Cela peut influencer son issue. Pas son origine.

    On peut débattre des rapports de force.
    On peut débattre des scénarios de sortie.
    Mais on ne peut pas évacuer le fait initial ni diluer la responsabilité décisionnelle.

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