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Bernard Grua

Bernard Grua

Photographe voyageur | Contributeur : Russia Beyond the Headlines, Diploweb, L'Express, La Tribune, Ouest France, Breizh-Info, Informnapalm, Ukrinform, Ukraine Crisis Media Center, , ... 
Intéressé par les pays de l'ex-URSS : Russie (nombreux voyages en Sibérie en été et en hiver - Monts Saïans, Baikal, Iakoutie, Extrême Orient) Ukraine, Tadjikistan, Ouzbekistan, Kirghizstan.

Tableau de bord

  • Premier article le 15/02/2018
  • Modérateur depuis le 20/02/2018
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Bernard Grua Bernard Grua 12 février 13:12

    UN NARRATIF RUSSE
    @Eric F
    Permettez-moi de remettre les pendules à l’heure  : ce que vous présentez comme une analyse n’est en réalité qu’une répétition des arguments de propagande de l’agresseur.
    «  Protection des russophones  », «  menace de l’OTAN  », «  zones d’influence  »  : ces notions sont exactement celles que la Russie emploie pour légitimer ses attaques contre un État souverain. Vous les reformulez avec une apparence de prudence, mais le masque est tombé  : votre commentaire ne fait que dorer le blason d’une invasion planifiée et volontaire. Comprendre les contextes historiques ou géopolitiques ne doit jamais servir de justification. L’Ukraine n’a jamais déclenché cette guerre, et l’habillage rhétorique ne change rien à cette réalité factuelle.



  • Bernard Grua Bernard Grua 12 février 12:18

    <h2>1. Une manipulation grossière de l’histoire</h2>

    Cet article est une réécriture simpliste et dangereuse de l’histoire récente. Présenter l’Ukraine comme victime d’une “politique occidentale désastreuse” efface complètement le fait que c’est la Russie qui a commencé la guerre, en violant la souveraineté d’un État indépendant dès 2014.

    Transformer une agression militaire en “désastre européen” relève d’une propagande inversée qui confond victime et agresseur.

    <h2>2. L’Europe n’est pas un pion</h2>

    Affirmer que l’UE et l’OTAN n’existent que pour servir les États-Unis est non seulement faux, mais insultant pour des millions d’Européens qui prennent part à leurs décisions politiques et militaires.

    L’Europe agit pour protéger ses citoyens et défendre le droit international.Vouloir faire passer Bruxelles et Paris pour de simples figurants dans un scénario hollywoodien de “manipulation américaine” est un fantasme dangereux.

    <h2>3. Défendre l’Ukraine n’est pas un crime</h2>

    Qualifier la défense de l’Ukraine et l’aide européenne de “désastre” est un scandale moral. Les centaines de milliers de vies ukrainiennes menacées par l’invasion russe ne sont pas des chiffres abstraits  : ce sont des êtres humains que l’Europe et le monde tentent de protéger.

    Inverser la culpabilité et accuser l’Occident, c’est mettre sur le même plan l’agresseur et la victime — une posture moralement insoutenable.

    <h2>4. Hyperboles ridicules et rhétorique grotesque</h2>

    Parler de “russophobie des chiens et chats” ou évoquer des valeurs européennes bafouées pour cause de “racisme anti-Russe” frôle le ridicule absolu. Ce n’est pas de la critique  : c’est de l’exagération pure et simple.

    La guerre n’est pas une question de haine ethnique, mais d’agression planifiée par un État contre un autre. Toute tentative de présenter cette réalité sous forme de croisade anti-Russe est un écran de fumée.

    <h2>5. Le vrai désastre, c’est la Russie</h2>

    Avant de blâmer l’Occident, rappelons l’essentiel  : le vrai désastre, c’est l’invasion russe. L’Ukraine lutte pour sa survie, l’Europe agit pour la soutenir et défendre ses valeurs.

    Tous les discours sur l’UE ou l’OTAN comme “cause du désastre” sont une tentative de masquer l’agresseur réel et d’inverser les responsabilités. La vérité est simple  : c’est la Russie qui a choisi la guerre, et personne d’autre.



  • Bernard Grua Bernard Grua 12 février 11:49

    @Fanny

    Vous me prêtez une thèse exclusivement «  grandculturelle  » qui ne correspond pas à ce que j’ai écrit.

    Vous dénoncez mes «  spécialistes  », mais vous qualifiez vous-même Anna Colin Lebedev de «  sourde  » et Svetlana Alexievitch de «  brave dame  » .www.agoravox.fr/commentaire6900687. La disqualification ad hominem ne saurait tenir lieu d’argument.

    Voici les auteurs que je mobilise, tous chercheurs, historiens, politistes ou écrivains reconnus :

    1. Françoise ThomComprendre le poutinisme, Paris, Fayard, 2019.
    2. Anna Colin LebedevLe filtre russe, Le Grand Continent, 29 août 2022
    3. Olivier SchmittPourquoi Poutine est notre allié ?, 2017
    4. Murielle Lucie ClémentL’Image des Russes et de la Russie dans le roman français de 1900 à nos jours, 2010
    5. Richard PipesRussia Under the Bolshevik Regime, New York, Vintage Books, 1994
    6. Oleg KharkhordinThe Collective and the Individual in Russia : A Study of Practices, Berkeley, University of California Press, 1999.
    7. Svetlana Alexievitch,Nous sommes confrontés au fascisme russe, Voxeurop, 2023
    8. Président de la fédération de Russie Décret portant approbation des principes fondamentaux de la politique culturelle de l’État, 25/01/2023
    9. Timothy SnyderThe Road to Unfreedom : Russia, Europe, America, New York, Tim Duggan Books, 2018
    10. Serhii PlokhyThe Gates of Europe : A History of Ukraine, New York, Basic Books, 2015

    Aucun n’est journaliste. Tous fournissent des éléments documentés, vérifiables, pour analyser la Russie, sa culture et sa politique. Le seul responsable politique cité est Vladimir Poutine lui-même.

    Invoquer des «  consignes narratives  » ou des médias alternatifs sans preuves ne vaut pas argument. Émettre des jugements vagues sur le «  mainstream  » et prétendre que cela invalide l’ensemble de la recherche académique relève davantage de l’opinion que de l’analyse.

    Le débat est possible. Mais un débat sérieux exige des faits et des références, pas des assertions non sourcées. À ce niveau, vos critiques se réduisent à un bruit de fond qui n’a aucune prise sur la solidité des sources. Les «  procureurs du mainstream  » n’ont pas plus de poids que la colère ou le ressentiment exprimé derrière un clavier.



  • Bernard Grua Bernard Grua 12 février 10:51

    @Krokodilo

    Aujourd’hui, les noms qui définissent concrètement la présence russe en Ukraine ne sont pas Tolstoï ni le Bolchoï.

    • Ce sont Marioupol. Izioum. Kherson et ses « safaris humains ».
    • Ce sont Boutcha, Gostomel, Irpin, Borodyanka — où je me suis rendu dès août 2022.

    Dans une maison de Boutcha, une phrase avait été inscrite sur un mur avec des excréments : «  Qui vous a permis de vivre mieux que nous ? » Cette phrase dit plus sur la culture politique importée que bien des débats esthétiques.

    Il ne s’agit pas d’abolir la culture russe. Il s’agit de cesser d’utiliser son patrimoine comme écran symbolique face à une réalité documentée.

    Le débat ne porte pas sur la richesse littéraire de la Russie. Il porte sur ce que fait aujourd’hui l’État russe. Et ce sont deux choses qu’il convient de ne pas confondre.



  • Bernard Grua Bernard Grua 12 février 10:50

    @Krokodilo

    Je crains que nous ne parlions pas exactement du même sujet.

    Lorsque j’évoque une Russie « largement imaginaire », je ne dresse pas l’inventaire des œuvres diffusées sur Netflix ni des spectacles du Bolchoï. Je parle d’un imaginaire politique et symbolique, d’une représentation condensée en quelques figures rassurantes.

    Il n’est d’ailleurs pas indifférent que l’image de couverture de mon article associe Tolstoï et une ballerine russe. Ce choix était délibéré : il matérialise cette Russie patrimoniale, sublimée, culturellement admirée — celle que l’on convoque spontanément dans nos débats.

    On pourrait même observer que cette culture « Tolstoïevski » est souvent brandie comme vitrine morale, y compris — et peut-être surtout — par des personnes qui n’ont jamais ouvert Guerre et Paix ni Les Frères Karamazov. Elle fonctionne comme un label de profondeur spirituelle, plus que comme une expérience de lecture. Mais le sujet n’est pas là.

    La question est celle du décalage entre cette Russie imaginaire et la réalité contemporaine.La culture qu’un État projette ne se limite pas à son patrimoine littéraire. Elle s’exprime aussi par les actes qu’il exporte.

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