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Bernard Grua

Bernard Grua

Photographe voyageur | Contributeur : Russia Beyond the Headlines, Diploweb, L'Express, La Tribune, Ouest France, Breizh-Info, Informnapalm, Ukrinform, Ukraine Crisis Media Center, , ... 
Intéressé par les pays de l'ex-URSS : Russie (nombreux voyages en Sibérie en été et en hiver - Monts Saïans, Baikal, Iakoutie, Extrême Orient) Ukraine, Tadjikistan, Ouzbekistan, Kirghizstan.

Tableau de bord

  • Premier article le 15/02/2018
  • Modérateur depuis le 20/02/2018
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Derniers commentaires



  • Bernard Grua Bernard Grua 12 février 15:59

    @Fanny

    Parler d’« Armageddon » permet d’éviter le fond. Regardons les faits.

    Le PIB de la Russie est aujourd’hui d’environ 2 200 milliards de dollars (FMI 2024), soit un ordre de grandeur comparable à celui de l’Espagne.

    Le PIB de la Chine dépasse 17 000 milliards de dollars.

    Autrement dit, l’économie chinoise est huit à dix fois plus importante que celle de la Russie.

    Sources :

    – FMI World Economic Outlook Database
    – Banque mondiale (World Bank Data)

    Depuis 2022, la Chine est devenue le premier partenaire commercial de la Russie. La part du yuan dans les échanges russes a explosé. Moscou dépend désormais massivement des importations chinoises pour ses biens industriels, ses composants électroniques et une partie de son financement extérieur.

    Cette relation est profondément asymétrique :

    • la Russie a besoin de la Chine ;
    • la Chine peut se passer de la Russie.

    Ce n’est pas une opinion. C’est une structure économique observable.



  • Bernard Grua Bernard Grua 12 février 14:05

    @pemile
    Je suis totalement d’accord. Mais pour beaucoup, la guerre reste virtuelle, un spectacle abstrait où l’on discute sans se confronter à l’humain derrière les chiffres. Dans le meilleur des cas, on la traite comme un match de foot  : on compte les morts de chaque côté et celui qui “gagne” serait celui qui en a fait le plus. C’est exactement cette déshumanisation qui permet aux crimes de se multiplier sans que personne ne s’indigne vraiment.



  • Bernard Grua Bernard Grua 12 février 13:24

    AGRESSEUR ET VICTIME, ET RAPPEL DE LA RÉALITÉ DU TERRAIN
    @Eric F

    Il est important de dissocier explication et justification. Comprendre le contexte ne légitime jamais l’agression. Dans ce conflit, la Russie est l’agresseur, l’Ukraine est la victime  : il n’existe aucune zone grise. Mariupol, Izyum, Kherson, Boutcha, Irpin… les villes parlent d’elles-mêmes. La rhétorique que vous employez, invoquant un prétendu «  conflit inévitable  », ne peut masquer la réalité des décisions militaires et politiques de la Russie.

    À ce titre, votre argumentation ressemble à celle d’un élève qui cite des exemples hors sujet pour masquer le fait qu’il n’a pas compris la question posée. Répéter le narratif

    de l’agresseur sous couvert d’analyse n’en fait pas une vérité académique  : cela révèle simplement l’illusion d’un raisonnement solide sur un terrain où vous n’avez aucune prise factuelle.

    Enfin, pour être clair  : cette guerre ne se terminera que par une défaite complète de l’armée russe. Toute autre solution serait illusoire. La paix durable en Europe ne pourra être garantie que par l’affaiblissement structurel, voire le démantèlement de la fédération de Russie, afin que l’agresseur ne puisse plus menacer le continent.



  • Bernard Grua Bernard Grua 12 février 13:20

    CHRONOLOGIE FACTUELLE ET LOGIQUE DE L’AGRESSION
    @Eric F

    L’invasion de 2022 n’est pas le fruit d’une fatalité ou d’un conflit inévitable. Chaque étape est parfaitement cohérente  : 2008, invasion de la Géorgie, sans réaction efficace de l’Occident  ; 2014, annexion de la Crimée, avec sanctions molles  ; 2022, achèvement de Nord Stream 2, et aussitôt l’agression à grande échelle.

    Ces événements ne sont pas des accidents  : ils démontrent la volonté et la planification de la Russie, et non la maladresse occidentale. Tous les habillages rhétoriques que vous reprenez ne sont qu’un vêtement de velours sur des décisions militaires et politiques extrêmement brutales.



  • Bernard Grua Bernard Grua 12 février 13:18

    RESPONSABILITÉ OCCIDENTALE LIMITÉE MAIS RÉELLE
    @Eric F

    On peut certes pointer certaines responsabilités occidentales, mais elles sont strictement contextuelles et indirectes. Refuser d’intervenir lors de l’annexion de la Crimée en 2014, bloquer l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’OTAN, désarmer l’Ukraine en violant implicitement le protocole de Budapest, ou encore encourager Nord Stream 2, créant une dépendance énergétique à la Russie, sont autant de signaux confortant Poutine.

    Mais répétons-le  : ces décisions n’excusent en rien la guerre. Elles offrent au pire une compréhension du calcul de l’agresseur, mais en aucun cas une justification morale ou légale. Il est fascinant de constater combien certains commentateurs reprennent ces arguments comme s’ils pouvaient équilibrer une responsabilité qui est clairement unilatérale.

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