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Bourricot

Bourricot

 
 
 
Pour certains, je suis de la famille des équidés, plus petit que le cheval et doté de longues oreilles, sympathique et reconu. Pour d’autres, je ne suis qu’un être ignorant et stupide. On me sait cependant opiniâtre, mutin, séditieux ou encore persévérant. Des qualificatifs qui indiquent avant tout que je suis têtu. Alors prenez garde à mes braiements et ruades.
 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 18/10/2006
  • Modérateur depuis le 22/11/2006
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Derniers commentaires



  • Bourricot Bourricot 5 mars 2007 16:36

    Ruiné le Canars n’est pas une mince affaire. C’est le journal français qui de loin a une gestion financière des plus rigoureuses et aussi la moins transparente. Ce que l’on sait, c’est que l’hebdomadaire depuis sa création s’est fixée une éthique d’indépendance et pour cela les associés sont ni plus ni moins que les journalistes garantissant au volatile l’indépendance des plus sûres. Il est sû aussi qu’à chaque fin d’exercice comptable(fin d’année), une cagnotte importante prélevée sur les bénéfices du journal est placée sur une réserve, afin justement de parer des situations imprévues telles que cette condamnation.

    Oui le débat se pose, mais plus que la liberté d’expression c’est la liberté de la presse qui est posée. En France, la liberté de la presse est astreinte, contrainte légale qui à un certain niveau va à l’encontre des textes européens. Plusieurs affaires condamnant des journaux français ou des personnalités pour par exemple des propos jugés diffamatoires avaient été blanchis par la Cour Européenne.

    Une limite difficile à trouver entre liberté de la presse qui suppose liberté d’investigation et la présomption d’innocence. Mais qu’en est-il des journaux télévisés qui violent allègrement cette règle de la présomption d’innocence. Et au delà des médias c’est chacun de nous qui ne faisons pas attention à cette éthique judiciaire parce que dans le même temps en France, un innocent peut aller quand même en prison...

    Et puis une personne qui passe devant le juge, toute innocente soit-elle gardera l’étiquette indécollable d’une personne mise en examen ou suspectée. Suspicion, culpabilité, liberté voilà des termes qui aujourd’hui apparaissent comme incompatibles.



  • Bourricot Bourricot 28 février 2007 18:39

    Note du jour :

    On disait Ségolène Royal incapable de gouverner car elle ne connaissait pas le nombre de sous marins lanceurs d’engins. La question a été posée à N.Sarkozy sur la même radio, il s’est planté lui aussi. Comme quoi...certains feraient mieux de se garder de parler.

    PS : Une nouvelle « gaffe » qui a poussé le ministère de la Défense à faire un communiqué précisant le nombre exact des sous marins français en activité.

    Ceci est une note amusante qui relativise du coup beaucoup de choses, amusant cette présidentielle !



  • Bourricot Bourricot 7 février 2007 18:39

    Nous sommes dans un état de droit, ce qui signifie que le régime des libertés prime sur toute autre considération. La liberté d’expression doit être souveraine. Ce jugement est capital car va en découler une jurisprudence. S’il venait à ce que Charlie Hebdo soit reconnu coupable, ce serait la fin, je dis bien la fin de la liberté d’expression. Car si l’on reconnaît la critique de la religion illégale alors s’ensuivra l’expression politique etc... C’est un véritable risque de descente en enfer. Il faut que les gens comprennent bien une chose. La liberté est très restreinte actuellement en premier lieu pour des raisons sécuritaires. Ici certains voudraient que Charlie Hebdo soit condamné et pas seulement les plaignants puisqu’en effet l’avocat de la défense des associations musulmanes n’est ni plus ni moins que l’avocat personnel de Jacques Chirac, ca pose peut être question. On veut se persuader que parce qu’il y aurait une situation géopolitique tendue, il faudrait ne pas bousculer la religion musulmane. Ca amène la censure et l’autocensure. Et c’est alors l’esquisse d’un régime totalitaire. Et ce n’est pas un vain mot. La démocratie c’est un exercice difficile puisqu’il a pour finalité le vivre-ensemble ce qu’aucun autre régime ne poursuit. La vie en société demande à ce que l’on accepte les points de vue des uns et des autres, la seule limite à cette liberté étant l’atteinte à l’intégrité physique des personnes et à l’intégrité de la république. Ne tombons pas dans la facilité. Il faut se battre pour conserver notre liberté. Si demain, la justice donnnait raison aux associations musulmanes, ce serait un indice fort de déclin de la pensée libérale. L’histoire a bien démontré que tout régime est tombé. La démocratie sera t-elle assez forte pour résister à un tel déni ? Rien ne garantit qu’elle subsisterait à une telle décision...Une porte dangereusement ouverte. Retrouvons vite la clé.



  • Bourricot Bourricot 6 février 2007 18:31

    Je n’ai aucun parti pris. Mais reconnaissons une chose et cette info est vérifiable, Ségolène Royal comme François Bayrou n’ont pas de société de communication à leur solde, pas de conseiller de communication à leur côté. Peut être un signe encourageant. Surtout pour la socialiste puisque jusqu’à présent effectivement, le Ps a employé fortement les sociétés de pub pour gérer l’image de leurs candidats.



  • Bourricot Bourricot 6 février 2007 18:27

    Qu’est ce que j’ai vu hier soir ?

    Papa Noel et le Père Fouettard.

    Heureusement il a mis un ola quant à la revendication d’un homme qui demandait ni plus ni mois la remise en cause d’une décision de justice pour son compte personnel. Le refus de Sarko de s’immiscer dans une décision de justice est salutaire : ca relativise ses propos sur la justice ces derniers mois. Il y a une chose terriblement gênante dans un tel dispositif, où comme l’indiquait PPDA, « aucun filtre entre les politiques et les citoyens », on se serait cru à la veille de Noel avec le catalogue de jouets. Avec des citoyens, que dis je des enfants qui réclamaient les jouets qui les faisaient rêver et le Papa qui disait selon que l’enfant était sage ou non si le jouet serait au pied du sapin. Je ne cherche pas à dénigrer cette nouvelle démocratie dite participative. Je suis même pour. Mais on est tombé dans quelque chose de terriblement subversif. Où est la politique dans ce que l’on a vu hier soir ? La politique c’est répondre à des préocupations individuelles ou à l’intérêt général ? Hier soir on frisait la frontière qui pouvait exister entre les deux. Effectivement, le petit Nicolas a bien tenté de faire le lien entre des demandes d’ordre individuel avec le dessin d’une politique plus générale, mais exercice bien difficile face un pannel représentatif où chacun essaie tant bien que mal de tirer son épingle du jeu. L’intervention sans doute la plus intéressante a été à mon sens celle de l’étudiant parce qu’il a bousculé un peu les codes de la télévision en apostrophant sur des questions d’actualité sensibles, a essayé sans doute un peu maladroitement de mettre en défi le candidat. Ca changeait des questions redondantes de personnes déjà toutes acquises à la cause de Sarko. Pour autant, je considère que l’exercice est à renouveler afin de voir s’il y a une évolution dans le dispositif et comment les candidats vont se l’approprier car il n’y a effectivement aucun intermédiaire, peut être une porte ouverte à défoncer pour instaurer un vrai débat. Petite déception : les deux grands candidats auront droit à une émission chacun. Le reste des candidats devront se partager les miettes sur deux autres émissions. Ce choix n’est pas très audacieux ni très honnête.

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