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Bovinus

Tableau de bord

  • Premier article le 04/10/2011
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Derniers commentaires



  • Bovinus Bovinus 28 décembre 2011 15:45

    Julius :
    ... donc la stratégie que le monde démocratique devrait adopter devrait être

    ... de s’occuper de ses oignons, comme l’a déjà suggéré Medvedev à la l’Union Européenne. Les Russes ne sont pas plus idiots que n’importe qui et peuvent très bien gérer leurs problèmes internes eux-mêmes. Quant à cette supposée « agressivité » russe envers leurs voisins, elle n’existe que dans vos fantasmes. Il n’y a rien là-dedans que de la défense d’intérêts nationaux et légitimes. Que je sache, la Russie n’a pas forcé le Kazakhstan et la Bélarus à mettre en place l’Union Eurasienne, ni forcé les ex-républiques soviétiques de l’Asie Centrale à créer l’OTSC. Pas plus qu’elle n’a forcé les Géorgiens à commettre un génocide en Ossétie, qu’elle a eu, bien au contraire, le mérite d’avoir protégé. En fait, la politique étrangère de la Russie depuis Poutine est extrêmement prudente et retenue. L’empire russe est déjà reconstitué dans les grandes lignes, et le sera complètement quand l’Ukraine aura retrouvé ses esprits. Ce n’est ni bien, ni mal, c’est juste un fait historique, géopolitique et culturel qui remonte à trois siècles au moins. D’ailleurs, regardez ce qui se fait dans la « société civile » russo-ukrainienne ces derniers temps : http://nstarikov.ru/blog/14342 ou encore http://nstarikov.ru/blog/14156. Avec le traducteur Google et un peu de bonne volonté, même un naïf comme vous devrait capter de quoi il s’agit. Je vous traduis juste les titres des articles : « de l’Union à l’Union ! » et « Pour un État uni ! ». Et un petit dessin animé kirghiz, sorti à l’occasion des 65 ans de la victoire de 1945, qui m’a l’air assez éloquent : http://www.youtube.com/watch?v=g_psOu2gc5M&feature=player_embedded .

    Vous pensez sans doute que la maléfique Russie cherche implacablement qu’à établir une dictature universelle et sans partage sur le monde entier ? Nettoyez la crasse qui est dans vos yeux, c’est au contraire, peut-être le seul pays encore relativement indépendant capable de s’opposer, à condition qu’on l’aide, aux cinglés qui veulent imposer leur « novus ordo seclorum » à la planète entière.

    Les tarés agressifs sont toujours les mêmes : ceux qui ensevelissent des pays entiers sous des tonnes de bombes à l’uranium appauvri et qui envoient des centaines de milliers de soldats pour en asservir les peuples ensuite. Sur les 20 dernières années, ça nous fait tout de même la Yougoslavie, l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, et maintenant la Syrie.



  • Bovinus Bovinus 28 décembre 2011 13:05

    Un bon compte-rendu, relativement objectif, mais je me permettrai tout de même de la commenter quelque peu, car il oriente les faits de façon assez malhonnête, dissimule certains éléments et ignore certaines conclusions. En somme, de la vulgaire désinformation, comme toujours avec vous, si bien qu’on ne sera pas vraiment surpris.

    Ce que vous dites au sujet du KPRF (PC russe) est très certainement vrai, la plupart des petites gens et la partie inférieure de la classe moyenne regrette amèrement l’URSS, et votent par conséquent PC. La personnalité la plus consensuelle en Russie est de loin Staline, ce qui est assez révélateur.

    Néanmoins, tout ceci ne donnera rien de bon pour la Russie et pourrait même s’avérer contreproductif. Les manifestants, quels qu’ils soient, ont raison sur la forme, mais tort sur le fond. En premier lieu, on retrouve dans l’opposition tout et n’importe quoi : des fascistes, des libéraux, des conservateurs, des communistes, des homos (constitués en véritable groupe politique), des démocrates et des occidentalistes de tout poil, incompatibles et irréconciliables par nature. En supposant que par extraordinaire, ils parviennent à renverser le régime, cela ne peut que déboucher sur une catastrophe, ce qui est arrangerait bien Washington, Londres et Paris. Il est donc évident qu’ils y sont mêlés, d’une façon ou d’une autre, et d’ailleurs, un terreau de mécontentement réel est un ingrédient indispensable pour une opération de déstabilisation réussie.

    C’est pour cela que les gens lucides et patriotes, poutinens ou non, appellent fort logiquement à soutenir Poutine, en dépit de ses travers et de ses incohérences : il n’y a tout simplement pas d’alternative pour le moment (c’est, entre autres, la position de l’historien Nikolaï Starikov ). Le monde (y compris nous, Français) a besoin actuellement d’une Russie ferme et stable, et il vaudrait mieux pour nous tous, à plus forte raison pour les Russes eux-mêmes, qu’ils évitent de reproduire le scénario de 1917.

    Enfin, n’oublions pas non plus que si mettons demain, il se produisait un renversement de régime en Russie, l’émergence d’une pseudo-démocratie de marché à l’occidentale est la chose la moins probable, il serait largement plus vraisemblable que se mette en place un régime de type marxiste-socialiste ou bien carrément fasciste (c’est une hypothèse sérieuse).

    Et tout cela, nos braves « pingouins » et « hamsters » démocrates, naïfs et politiquement myopes, sont incapables de le capter. Mais vous, si, ce qui fait de vous un menteur. Or, ce que vous ne dites pas, c’est que malgré ses propres défauts et les tares du système qu’il a mis en place, Poutine, au contraire d’un Gorby, analyse très bien la situation et fera tout ce qui est en son pouvoir pour éviter d’en arriver à une nouvelle période d’anarchie. C’est pourquoi il laisse les apparatchiks se gaver et l’opposition exister ; ainsi il n’a pas à redouter une fronde des uns, tout en canalisant l’énergie des autres. Son plus grand mérite est d’être garant d’une indéniable stabilité en Russie ainsi que dans le monde, grâce à sa politique étrangère. Si il est renversé ou quitte le pouvoir, ce qui attend les Russes n’est rien moins qu’une nouvelle décennie 1990. Et nul n’en a envie, sauf peut-être Washington et sa cour de valets.

    Quant à ceci :
    Au vu de ce qui se passe vraiment ici, mon sentiment sur votre article et qu’il reflète un large délire paranoïaque qui imagine une Amérique qui serait organisée, passionnée par le monde extérieur et capable d’avoir des stratégies de long terme minutieuses, éventuellement efficaces et consensuelles d’un bout a l’autre de l’echequier politique.

    Les États-Unis, avec la Chine et peut-être encore l’Allemagne sont probablement les dernières puissances à pratiquer encore une véritable géopolitique. D’autant plus qu’il est évident que l’Amérique est « passionnée par le monde extérieur », pour la simple et bonne raison que tous ses intérêts s’y trouvent : énergie, matières premières, finances, industrie, et même l’armée. Ce n’est pas parce que chez nous c’est le bordel et qu’on est pas fichus de faire quoi que ce soit sur la durée que c’est forcément le cas partout. Il n’y a pas « délire paranoïaque » là-dedans, il n’y a qu’une analyse assez plausible des faits.

    En fait, vous êtes en train de nous dire, en substance : « Ne cherchez pas à comprendre et à analyser quoi que ce soit, ce serait devenir parano et conspirationniste. Chacun sait que la politique étrangère se fait au gré des aléas électoraux, de la pluie et du beau temps, de contingences de toute sorte et, bien entendu, de la corbeille. La démocratie et l’Amérique, c’est le bien, tout le reste, c’est le mal. Poutine est un dictateur et il doit partir. »

    Soit vous nous prenez clairement pour des cons, soit vous en êtes un vous-même, mais ayant constaté que vous êtes capable d’écrire des choses raisonnables, j’en doute.



  • Bovinus Bovinus 27 décembre 2011 18:36

    rienafoutiste :
    la démocratie n’a jamais existé en URSS/Russie, c’est un concept occidental qui peut faire le pendant de la perestroika c’est tout.

    Raté. La démocratie n’a jamais existé nulle part en dehors d’Athènes il y a 2500 ans (sauf, avec des réserves, en Suisse contemporaine).

    Ca n’empêche que Poutine est un sacré taré

    Encore raté. Il n’est pas parfait, certes, mais il vaut tout de même mieux que n’importe lequel de nos petits chefs euraméricains. Ce que je lui reprocherais, c’est plutôt d’être trop prudent et de ne pas vouloir fixer une direction claire à sa politique.



  • Bovinus Bovinus 27 décembre 2011 18:02

    Talion :
    Aux dernières nouvelles, les américains sont entrain de nous réduire en esclavage et notre cher président a fait de ce pays la prostituée de Washington...

    Tout à fait, mais les gens comme Julius sont incapables de le piger.

    Et en échange, on a eu droit à une existence confortâable, et quelques merdes manufacturées à consommer. À mon avis, on s’est fait un peu avoir, d’autant plus qu’on est en train de nous enlever tout ça, et de durcir considérablement le régime d’occupation.



  • Bovinus Bovinus 27 décembre 2011 16:50

    Je ne suis pas sûr que ce soit une tragédie, ni vraiment persuadé que ce soit un phénomène typiquement russe. C’est pareil chez nous. La seule différence, c’est que chez nous au lieu d’un « dictateur » identifiable, nous avons une « dictature » systémique, diffuse et anonyme, qu’on appelle « UMPS ». Si vous êtes satisfait de notre système politique occidental, vous devriez être satisfait de celui qu’il y a en Russie, puisque c’est le même. C’est juste qu’il est moins raffiné, ce qui fait apparaître ses incohérences plus crûment. Ah mais j’y suis : c’est peut-être ça qui vous déplaît en fait : le régime poutinien vous paraît insupportable parce qu’il est une cruelle caricature de nos régimes pseudo-démocratiques bipartites ?

    Pour la route, un autre petit morceau de Rabfak. Bonne audition.

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