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Bovinus

Tableau de bord

  • Premier article le 04/10/2011
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Derniers commentaires



  • Bovinus Bovinus 20 décembre 2011 17:15

    Le Chat :
    quand on voit cette gauche dont le seul but dans la vie est d’occuper les trônes de barons locaux et l’enrichissement personnel , sortant de science po et de l’ENA exactement comme ceux d’en face avec le même formatage , je n’espère absolument rien de ces gens !


    Alors, vous avez un peu plus de clairvoyance que le premier anti-sarkozyste venu, mais toujours pas assez pour vous rendre compte qu’en fait, quels que soient les étiquettes qu’ils se collent, ils ou elles se valent tous. Aussi longtemps que les élites, le régime et les valeurs resteront inchangées, rien ne changera, c’est aussi simple que ça. Il nous faut des changements beaucoup plus profonds et radicaux qu’un simple changement de parti au pouvoir, même un véritable changement de régime risquerait d’être insuffisant. Ce qu’il nous faut, c’est un changement de paradigme.

    Je n’ai pas de mode d’emploi pour provoquer un changement d’une telle ampleur, mais je soupçonne que cela commence avant tout par soi-même. Il nous faut avoir le courage de renoncer à tout ce que nous avons tenu pour vrai jusqu’à aujourd’hui, de renoncer à tout ce qu’on nous a appris. Ainsi seulement pourrons-nous peut-être nous libérer de tout ce qui nous entrave et nous asservit. Les marchands, les politiques, les illusionnistes, les charlatans et les solliciteurs de tout poil ne nous diront jamais ces choses-là, parce qu’ils ont besoin de nous, ils ont besoin qu’on continue de marcher dans leurs combines et de participer à leurs jeux de scène, qu’on continue de consommer leurs produits, qu’on continue à voter, qu’on continue de regarder la télé, qu’on continue de confier notre argent aux banquiers, qu’on continue de faire tourner la grande machine de la production et de la consommation. Ils sont comme autant de parasites nuisibles et voraces sur ce grand corps malade qui constitue nos sociétés contemporaines. Arrêtons de gober stupidement tout ce qu’ils nous servent, et on les verra crever assez vite.



  • Bovinus Bovinus 20 décembre 2011 14:40

    Vos données sont intéressantes, bien qu’elles soient certainement approximatives. Au demeurant, tout ceci relève de la simple inflation, ce qui n’a rien de surprenant non plus : en général, en situation de crise économique grave, il y a de l’inflation et du chômage...

    Vivement qu’on chasse l’hôte de l’Elysée ! Le plus vite sera le mieux ….

    Mais si vous espérez que le départ de M. Sarkozy et de sa clique va tout arranger, à mon avis, vous vous fourrez le doigt dans l’œil. La situation qui est la nôtre aujourd’hui est la conséquence de causes multiples et profondes, dont M. Sarkozy n’est au fond que l’un des symptômes. Mettez n’importe lequel de ses sbires à sa place, ce serait kif-kif bourricot. En vérité, aucun des candidats potentiels ou déclarés aux présidentielles 2012 ne parviendrait à y faire quoi que ce soit, quand bien même il s’y attellerait avec la meilleure volonté.

    C’est pourquoi je trouve votre intervention (on va quand même pas appeler cela un « article ») regrettable, puisque vous nous invitez à nous écarter des véritables problèmes pour nous appeler à continuer de participer à cette lamentable pantomime soi-disant démocratique, en nous appelant à voter contre M. Sarkozy.

    Cela ne représente plus aucun intérêt. C’est que, voyez-vous, la ploutocratie qu’on nous fait prendre pour un « régime démocratique » depuis bientôt deux siècles, mais dont le véritable nom est en réalité gouvernement représentatif ne diffère de l’Ancien Régime que par le caractère électif de notre nouvelle aristocratie. Cette évolution, salutaire certes, mais néanmoins très insuffisante, ne représente pour notre nouvelle élite qu’une contrainte mineure qu’elle accepte bien volontiers, à partir du moment où celle-ci représente en même temps une caution de légitimité difficilement contestable, eu égard aux valeurs européennes apparues suite aux révolutions britannique, américaine et française.

    Aujourd’hui, à la faveur de cette nouvelle crise, qui, dit-on, dépasserait même celle de 1929 par son ampleur et son étendue, il serait peut-être temps de reconnaître un certain nombre d’évidences. Tout d’abord, l’évidence de l’imposture démocratique occidentale, qui n’a apporté que des crises et des guerres, de plus en plus meurtrières et effroyables. L’évidence de la faillite de nos - soi-disant - élites, qui n’ont fait que nous mentir, nous manipuler, et nous exploiter depuis qu’elles ont supplanté les élites anciennes de l’ordre européen chrétien. L’évidence, enfin, de la profonde misère spirituelle où nous ont plongés deux siècles de pouvoir exclusivement temporel, n’ayant rien d’autre à nous proposer que l’abjecte satisfaction de nos instincts les plus bestiaux : du confort, de la prospérité, de la jouissance. On nous a fait croire que nous étions des porcs ou bien des rats, voire, pourquoi pas, un hybride des deux. Et nous y avons si bien cru que nous en avons complètement oublié que nous étions - hélas ? - des hommes.

    Aujourd’hui, l’Occident est sur littéralement sur le point de basculer dans la barbarie, risquant d’entraîner le reste du monde dans sa folie autodestructrice. Ce que vous pointez et dénoncez régulièrement ne sont que des manifestations, des symptômes d’une situation catastrophique, résultant d’une très longue décadence, remontant jusqu’aux grands schismes de la chrétienté (grand schisme d’Orient, mais aussi, grand schisme d’Occident, débouchant sur la Réforme, puis sur le siècle des Lumières, etc.). Plus on progressait dans les sciences et les techniques, et plus on devenait imbéciles et barbares, abandonnant peu à peu notre humanité. Aujourd’hui, nous disposons d’armes terrifiantes, et en avons bien assez pour pulvériser la planète entière, tout en ayant dégénéré sur le plan de l’éthique et de la morale au niveau probable d’un homme de Cro-Magnon. Et de tout cela, M. Sarkozy n’est certainement pas responsable. Il n’est qu’un vautour parmi des milliers d’autres, profitant de sa situation et de ses talents de démagogue.

    Il n’a aucun pouvoir, il n’est qu’une espèce de marionnette qui peut aussi servir de bouc émissaire au besoin. Et c’est à ce cirque-là que vous nous invitez à participer, en nous suggérant qu’une fois qu’il sera parti, tout ira mieux ?

    Soyez sérieux...



  • Bovinus Bovinus 20 décembre 2011 11:35

    D’abord les Etats Unis vont affaiblir la chine d’une manière je pense assez détestable. Et dans un deuxième temps, la Russie va changer de camp comme elle l’a fait pour l’allemagne.

    Pour la phase 1 de votre scénario, il me semble probable en effet que les US vont essayer de déstabiliser la Chine, mais il n’est pas dit qu’ils y arriveront, même si elle est plus faible que la Russie. Pour la phase 2, là, je ne vous suis plus. Premièrement, la Russie n’a pas « changé de camp » lors de la deuxième guerre mondiale, il ne lui était pas possible de changer de camp quand bien même elle l’aurait souhaité : elle était seule et menacée par toutes les autres grandes puissances (à savoir, Allemagne, France, Grande-Bretagne, États-Unis, Japon). Elle était seule contre quasiment le monde entier.

    Je suppose que vous faites allusion au pacte Molotov-Ribentropp. Laissez-moi vous citer Joseph Staline, qui, dès 1931 a dit la chose suivante : "Nous avons 50 à 100 ans de retard sur les pays avancés. Nous devons rattraper ce retard en 10 ans. De cela dépend notre survie.« (cf http://www.communisme-bolchevisme.net/joseph_staline_et_les_mensonges_de_la_bourgeoisie.htm#16%29%20La%20menace%20int%C3%A9rieure%20et%20%C3%A9trang%C3%A8re )

    La guerre contre l’Europe occidentale lui semblait inévitable, et le fait est qu’il avait on ne peut plus raison. Dans ce contexte, le pacte germano-soviétique n’était qu’un expédient pour se donner un peu de temps, et la responsabilité en incombe aux grandes »démocraties« occidentales qui se sont couchées devant Adolf Hitler lors de la conférence de Munich. Pour comprendre les relations incestueuses que la République française et l’Empire britannique entretenaient avec le 3e Reich, je vous renvoie à Annie Lacroix-Riz (conférence sur son ouvrage »Le choix de la défaite« - deuxième ou troisième vidéo en partant du haut). Celui qui a »changé de camp" dans l’histoire, ce n’est certainement pas la Russie-URSS, mais bien l’Empire Britannique, qui à partir de 1938 a décidé de se ranger du côté des États-Unis plutôt que de celui de l’Allemagne.

    Deuxièmement, il serait stupide pour les Russes de laisser tomber leur allié chinois, car il deviendrait évident dès lors qu’ils seraient la prochaine cible de l’impérialisme américain. Tandis que si, au contraire, ils demeurent fermes sur leurs positions, ils ont tout à y gagner : la reconquête de leur empire (qui m’a déjà l’air bien entamée), la mise en échec de l’impérialisme américain mais aussi chinois, peut-être aussi la mise en place d’un axe Paris-Berlin-Moscou fort, ce qui a toujours été l’objectif principal de la politique étrangère russe et le pire cauchemar de la géopolitique anglo-saxonne.

    Tout cela, Moscou et Beijing le comprennent parfaitement, c’est pourquoi leur alliance fonctionne aussi bien, même si elle n’est que temporaire. Chacun des partenaires sait qu’il est dans le plus grand intérêt de chacun de travailler en bonne intelligence.

    Malheureusement il n’y a jamais rien de nouveau sous le soleil.

    Oui : les mensonges, l’ignorance et la désinformation où on nous maintient ont été une constante durant les deux derniers siècles.



  • Bovinus Bovinus 20 décembre 2011 02:13

    Permettez-moi de parodier un moment votre style :

    « Y’en a marre des imbéciles qui répètent comme des automates ce que leur soufflent obligeamment les puissances oligarchiques corrompues qui nous dirigent ! ».

    Vous voyez ? Ça ne nous avance guère. Personnellement, je n’éprouve aucune affection ou sympathie particulière vis-à-vis de M. Poutine. Comme tout homme d’État, il n’est pas parfait et reste certainement critiquable. En revanche, il est une chose que je trouve très regrettable, c’est la désinformation dont nous faisons constamment et systématiquement l’objet. C’est un problème qui nous concerne en France, chez nous, en tant que Français. Au-delà de ce qui peut se passer en Russie ou des approximations de la politique poutinienne, ce dont je parle là nous concerne tous, directement, chaque jour.

    Que vous, en tant qu’individu, vous pensiez que Vladimir Vladimirovitch est une réincarnation d’Adolf Hitler ou de Néron, grand bien vous fasse, c’est votre affaire et votre droit le plus sacré. Mais à partir du moment où vous vous contentez d’arguments d’autorité et d’affirmations péremptoires pour étayer votre position, souffrez et comprenez qu’on ne partage pas votre opinion. Les indicateurs socio-économiques bruts quant à l’évolution de la situation en Russie depuis l’arrivée de Poutine au pouvoir vous contredisent. Donnez-vous au moins la peine de démontrer qu’ils sont faux ou bien, occultent tout ou partie de la réalité.

    Ce que je vous reproche, outre le fait d’alimenter la russophobie ambiante (ben ouais, faut quand même savoir que la Russie est le plus grand adversaire géopolitique de l’Occident), c’est surtout de participer à la désinformation où nous sommes maintenus. Ceci peut avoir des conséquences graves, comme par exemple, l’apathie dont le pays entier a été saisi pendant que notre armée bombardait quotidiennement des civils Libyens qui ne nous avaient rien fait de mal, soi-disant pour « protéger » ces mêmes civils. Ou encore, notre passivité quant à la participation de nos soldats à l’occupation de l’Afghanistan. Combien de morts, déjà ? Plus de 70, il me semble. Combien de morts Afghans ? Ça, personne ne sait... Notre indignation est décidément très sélective, vous ne trouvez pas ?

    La politique étrangère est une chose sérieuse, et devrait être étroitement surveillée par tous les citoyens ayant à cœur l’avenir de leur pays. Si on ne manifeste pas massivement notre opposition, nous nous faisons solidaires de massacres, d’invasions, d’ingérences de toute sorte qui sont tout sauf « humanitaires » et « démocratiques ». Et un beau jour, ça peut nous retomber sur le coin du groin. Personnellement, je n’ai pas envie de me prendre un missile chinois sur la tronche, largué par un Sukhoï en mission « humanitaire » pour une sombre affaire de « répression » en Syrie ou en raison de ce que l’Iran a décidé de se doter d’un programme nucléaire civil. Ce qui se passe en Syrie, en Iran, en Russie ou en Papouasie-Nouvelle-Guinée est avant tout le problème des types qui y vivent. Et en cela, quand bien même M. Poutine serait réellement Belzébuth en personne, il n’empêche qu’il aurait tout de même raison.

    C’est pourquoi je vous mets au défi de nous expliquer comment protège-t-on des civils en les bombardant. Et, tant qu’à faire, je vous mets au défi de nous démontrer que Poutine est un dictateur fasciste. Quand bien même vous y arriveriez, il vous faudra ensuite nous démontrer en quoi cela nous regarde-t-il, en tant que Français. Cela dit, afin de respecter l’actualité et le rédacteur du présent article, un bon début serait déjà de nous démontrer (avec de vrais arguments, pas des « on dit » ou des « j’ai entendu dire ») la réalité de ces fraudes électorales massives que vous semblez cautionner.

    Faute de quoi, ayez l’obligeance de nous épargner vos salades. La NED, le Département d’État, notre propre gouvernement ainsi que nos media nous gavent déjà bien assez comme cela.



  • Bovinus Bovinus 19 décembre 2011 23:16

    Vous croyez ? N’oubliez pas que ces deux États sont membres fondateurs de l’OCS. Par ailleurs, même si la Chine dispose d’une puissance manufacturière impressionnante, elle est très vulnérable sur le plan de l’approvisionnement énergétique, et de l’autosuffisance agro-alimentaire. En outre, sur le plan militaire, la Russie est autrement plus imposante que la Chine. Personnellement, je suis d’avis que si la Chine montre les dents, c’est bien parce qu’elle se sait soutenue par la Russie, mais je me trompe peut-être.

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