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Bovinus

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  • Premier article le 04/10/2011
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Derniers commentaires



  • Bovinus Bovinus 22 novembre 2011 00:36

    Je vais essayer d’être plus explicite. Ce que M. Asselineau appelle « dispositif d’asservissement du peuple français » existe et porte un nom, en théorie des relations internationales. Ce concept a été théorisé notamment par Joseph S. Nye en 1990 dans Bound to Lead. Il l’a baptisé soft power (par opposition à la conception de la puissance chez les analystes de l’école réaliste comme H. Morgenthau, R. Aron ou K. Waltz et qu’on nomme hard power). Vous trouverez ici une illustration plutôt pertinente des effets potentiels de ce phénomène : http://www.les-non-alignes.fr/node/195 .

    Votre critique, en substance, consiste à dire : ce qui est différent des postulats couramment admis est du conspirationnisme  ; ce que dit M. Asselineau diffère des postulats couramment admis ; il est donc un conspirationniste (pour info, le syntagme « conspirationnisme délirant » est un pléonasme, quant à celui de « populisme rampant », eh bien, il s’agit d’une hyperbole assez injustifiée, puisque « rampant » n’ajoute aucun sens supplémentaire à « populisme »). Il s’agit d’un sophisme, assez grossier, puisque la prémisse majeure (« ce qui est différent des postulats couramment admis ») est fausse, ce qui invalide votre syllogisme.

    Vous ne cherchez pas le débat, vous cherchez au contraire à faire de sorte que le débat que veut susciter M. Asselineau ne se produise pas, en l’attaquant par le sophisme. Ce n’est rien d’autre que de la malhonnêteté intellectuelle, si bien que l’on peut se demander si le conspirationniste, ce ne serait pas plutôt vous.



  • Bovinus Bovinus 21 novembre 2011 21:38

    Mor Aucon :
    Vous voyez ? Vous êtes déjà victime
    du dispositif d’asservissement du peuple français. Vite, aux abris !

    Vous, c’est du « dispositif d’asservissement » à votre propre imbécillité dont vous êtes victime... Je pense qu’il nous serait très intéressant, néanmoins, de prendre connaissance de vos arguments (à condition, bien sûr, qu’ils soient logiques et basés sur des faits), si vous vouliez bien vous donner la peine d’en présenter, mais là, je les vois pas. Je ne vois qu’une vulgaire harangue ad conspiratio.

    Vous savez, dans une controverse, surtout sur des sujets politiques, économiques ou sociaux (c’est à dire, tout ce qui a trait aux sciences dites humaines), on ne peut que très rarement démontrer la véracité d’un discours quelconque. Les sophistes le savaient parfaitement et ont basé tout leur enseignement sur ce simple constat. En dernier ressort, on en revient toujours plus ou moins à une estimation de probabilité. Ou bien, à la simple croyance.

    Quand on souhaite susciter la croyance de son auditoire, il faut paraître un minimum convaincant, faire des efforts, essayer de construire un raisonnement logique. Sinon, à quoi bon écrire ?



  • Bovinus Bovinus 21 novembre 2011 20:51

    babadjinew :

    Joli constat, sauf que toutes les valeures que vous citez ont eu comme moteur de naissance l’utopie de ceux qui estimaient que quelque chose ce devait de changer.

    Si vous voulez. Cette façon d’aborder le problème revient à dire que l’œuf est arrivé avant la poule et non l’inverse.

    L’avènement ténébreux d’aujourd’hui n’a rien à voir avec l’utopie. C’est une simple abnégation aux matérialismes qui justement détruit toutes formes de rêves ou d’utopies au profit d’un soit disant pragmatisme.

    Aujourd’hui, évidemment, non. Mais le concept de nation, l’élévation de celle-ci au-dessus des principes spirituels, le capitalisme, la science économique, l’épistémologie de Popper, le progrès technique (le mythe du progrès, ça doit bien vous dire quelque chose, non ?) ont été en leur temps des utopies, et ont eu des adversaires farouches.

    Il serait inconcevable aujourd’hui de revenir à l’Ancien Régime en France, et ce n’est pas ce que je propose. Ce que je dis c’est que nous aurions tout intérêt à étudier sérieusement le passé et la tradition (à commencer par les nôtres, mais pas seulement) et essayer de voir ce qu’il y aurait de bon à récupérer là-dedans. De toute façon, si on souhaite trouver une réponse collective (en tant que nation, justement) aux défis actuels, nous ne pourrons pas faire l’économie d’une grosse remise à plat de toutes nos institutions (et pas seulement politiques). Mais imaginer que l’on pourrait justement réunir la nation autour d’une grande table et discuter sereinement des problèmes et des solutions possibles, ça, c’est la plus grande des utopies. Je me demande même si un pareil cas, à l’échelle d’un pays, a existé jamais dans l’histoire.

    La façon « alternative » mais à mon avis plus réaliste, que préconisent certaines personnes éveillées, consiste à se prendre en main tout seul comme un grand et d’entreprendre ce qu’il faut pour sortir complètement du système (c’est à dire, devenir indépendant et autonome dans la plus large mesure possible... ce qui n’exclut pas, bien évidemment, la constitution de réseaux d’individus réunis autour d’un tel projet).

    Wake UP

    Au fait, pourquoi parlez-vous anglais ? C’est votre « conditionnement » ? smiley



  • Bovinus Bovinus 21 novembre 2011 18:35

    @ D. Dupuy
    Oui, hein ? et si l’utopie était redevenue nécessaire pour reconstruire une autre société ?

    L’utopie n’est pas nécessaire, c’est même tout ce qu’il y a de plus dangereux. Ce qui nous a mené au bord du gouffre devant lequel nous nous trouvons est précisément l’utopie. Il faut, au contraire, revenir aux valeurs qui étaient les nôtres avant la sécularisation du pouvoir politique, qui a rendu possible tout ce qui vous révolte aujourd’hui. Étudiez n’importe quel dogme spirituel ou traditionnel (chrétienté, islam, bouddhisme, confucianisme, y compris les divers polythéismes, peu importe), les différences ne sont que superficielles sur le plan politique et économique.

    Il n’y a pas de secret, pour faire une société « durable », il faut que cette société vive de façon « durable », ce qui implique certains principes auxquels on ne peut déroger : interdiction de l’usure, du vol, de fabriquer de la fausse monnaie ; force du principe de responsabilité ; prééminence du spirituel sur le temporel ; etc.

    L’avantage que nous avons aujourd’hui est que nous voyons maintenant en quoi précisément ces principes étaient utiles et nécessaires et pouvons en faire une évaluation « objective », à la lumière de la logique, de la science, du bon sens et de l’histoire.



  • Bovinus Bovinus 19 novembre 2011 01:57

    Votre critique aurait pu être acceptable, mais elle ne l’est pas. D’abord, parce qu’elle est ultra-classique (la prochaine fois, j’y répondrai par anticipation). Ensuite, parce que c’était il y a 2400 ans, hein, faut se replacer dans le contexte si on veut être un minimum honnête - les valeurs n’étaient pas les mêmes, il existait des choses horribles comme l’esclavage, et faut savoir en outre que ceux qui étaient admis à disposer du pouvoir politique étaient aussi soldats, l’un n’allait pas sans l’autre. La « liberté », y compris politique, chose dont nous n’avons pas vraiment idée, car on n’en a jamais vraiment joui, se payait comptant et devait se mériter. Enfin, sur le plan strictement juridique, vous faites une confusion de catégories : vous confondez le mode de répartition du pouvoir politique et la définition de la citoyenneté. En l’occurrence, pour mettre la démocratie athénienne aux normes actuelles, il aurait suffi à l’époque d’étendre la définition de la citoyenneté aux sujets qui en étaient exclus, à savoir : les esclaves, les métèques, les étrangers, les femmes. Par ailleurs, je vous ferai remarquer que si la démocratie athénienne était instituée demain en France, il n’y aurait pas besoin d’étendre quoi que ce soit, puisque l’immense majorité de la population française jouit de la citoyenneté française.

    On appelle cela « nationalité », chez nous. Je précise, parce qu’il existe des pays en Europe, et même au sein de l’UE ultra-libre et ultra-démocratique où, à l’instar de la Grèce antique, de très larges couches sont exclues de la citoyenneté, n’ont pas le droit de voter ni d’être fonctionnaire, par exemple. Par exemple, en Lettonie.

    J’en profite d’ailleurs pour placer une remarque sur votre malheureuse introduction plus haut, au sujet d’Alexandre et de Socrate... Alexandre était macédonien et non athénien. Quant au procès suicidaire de Socrate, il a eu lieu si j’ai bonne mémoire en -404, c’est à dire, sous le « règne des Trente » - tyrannie imposée par Sparte suite à la défaite athénienne dans la guerre du Péloponnèse.

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