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Bovinus

Tableau de bord

  • Premier article le 04/10/2011
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Derniers commentaires



  • Bovinus Bovinus 28 mai 2011 14:22

    le fait est je suis docteur, oh certes pas en géopolitique,

    Et votre thèse porte sur ... ?

    Je vous l’ai dit dès le départ, vous n’avez pas appris à réfléchir comme un homme qui a poursuivi ses études un au-dessus de la moyenne

    Et c’est quoi, pour vous la moyenne ?

    cela rendait d’autant plus agaçante votre certitude de pouvoir me duper

    Vous êtes fou. Vous duper ? J’ai mes théories, développées à partir de mes réflexions et de mes recherches, mais elles reposent sur une base doctrinaire bien définie. Vous êtes libre ou pas de me croire, pas la peine pour autant d’être incivil. Pour un « docteur », vous êtes bien agressif...



  • Bovinus Bovinus 28 mai 2011 13:04

    Il ne peut y avoir débat ni échange d’idées si les participants sont absolument d’accord. Ce n’est pas parce que vous êtes pas d’accord avec ma théorie que vous avez le droit de me traiter d’imbécile et de menteur, voire de m’accuser de dire des insanités.

    Libre à vous d’étudier la géopolitique à partir des travaux de journalistes néo-conservateurs, mais ça ne vous donne pas le droit de dire pour autant que ceux qui l’ont fait sur d’autres ouvrages plus reconnus sont des idiots voire menteurs.

    Par exemple Paix et guerre entre les nations de Raymond Aron est un ouvrage fondamental ainsi que « De la Guerre » de Clausewitz et « Politics among nations » H. Morgenthau ou encore K. Waltz « Theory of international politics ». ou encore cet ouvrage de Keohane (et évidemment Brzezinski pour l’idéologie néo-cons). Si vous avez pas lu une bonne partie de tout ça, sans oublier l’économie (genre Smith, Ricardo, Say, Keynes, Marx pour comprendre les bases des enjeux économiques) et évidemment l’histoire des deux derniers siècle vous êtes un amateur prétentieux qui lit la presse et W. Kristol et croit tout comprendre sur cette base. Une mentalité de jeune branleur, qui n’a rien d’étonnant de nos jours, mais dont le malheur est qu’ils ne captent rien et prodiguent leurs leçons avec suffisance et condescendance à qui veut bien les écouter ou lire. Je vous vois étudiant dans une école de commerce ou un truc comme ça. La finance, la compta et l’économie seule ne permet pas de connaître les RI.

    « vous cherchiez à vous faire passer pour un spécialiste en géopolitique »

    Je ne cherche pas, je suis titulaire de ce master 2 avec mention. Je ne vous dirai pas où je bosse par contre, ça vous regarde pas. Qu’est ce que je fous sur Ago ? Je m’amuse et des fois il y a des articles intéressants sur certains sujets, à condition de bien chercher.

    Allez, à plus.



  • Bovinus Bovinus 28 mai 2011 04:21


    Donc, vous me dites en substance que les E-U sont allés envahir l’Irak parce que leur idéologie l’exigeait, que nous avons envahi l’Afghanistan « sous la contrainte de Ben Laden qui entendait nous attirer là dans un piège » et que « l’Amérique pourrait être contrainte de faire la guerre au Pakistan si les islamistes les y entraînaient » ; les bases de cette remarquable analyse seraient essentiellement étayées par les écrits des néo-conservateurs, dont notamment William Kristol (journaliste chez Fox News, Juif, néo-conservateur et pro-sioniste). Avant de conclure que « de la Côte d’Ivoire à la Libye, l’Occident a le soutien des peuples. »

    "Ne prenez pas mal ce que je vais vous dire, mais sachez que je me rends parfaitement compte en vous lisant de la modestie de votre culture. Manifestement, vous n’avez pas appris à réfléchir comme ont été forcés de l’apprendre ceux qui ont poursuivi un peu plus haut que la moyenne les études supérieures."

    J’ignore ce que vous avez été forcé d’apprendre, mais ça doit manifestement être du très lourd. Ménagez-vous tout de même ; à vous lire, il m’apparaît hors de doute que l’a-pensée néo-conservatrice est d’une puissance vraiment terrifiante : non seulement elle ravage des continents entiers, mais également les cerveaux de ceux qui en prennent connaissance. J’ai bien fait de m’en méfier...



  • Bovinus Bovinus 28 mai 2011 00:25

    cher bovinus vous n’avez pas même idée de ce que vous venez de soulever !

    Au contraire, j’ai une idée on ne peut plus claire de ce que je dis là. L’idéologie maçonnique, capitaliste et bourgeoise est la racine de tous nos maux, c’est un véritable cancer qui dévore tout sur son passage, apte à prospérer à une vitesse foudroyante aux dépens de n’importe quelle société, n’importe quelle culture, n’importe quel État. Pour parler simplement, il est urgent de restaurer des valeurs saines et solides, qui nous permettront de nous tenir droits, sereins, unis et libres en tant qu’Hommes.

    en revanche nier l’individualité est une erreur.

    Je ne cherchais pas à dire qu’il convient de nier l’individualité. Tout ce que vous dites est on ne peut plus juste. Le sens de ma phrase était qu’il convenait de cesser de l’exacerber, et de restaurer la primauté du lien social. L’homme individualisé à l’extrême, isolé, apeuré, malheureux devient une bête, et il n’est pas fortuit que nous nous conduisions comme tels depuis plus de deux siècles.

    Restaurer la primauté du social est un enjeu fondamental. Il y a du pain sur la planche pour nettoyer le merdier que nous avons créé sur notre planète. Il y a énormément de choses à faire, ô combien plus essentielles que de produire en série des téléphones portables, des sacs à main ou des fringues. Continuer l’exploration spatiale, repousser les frontières de la science, transmettre notre héritage culturel aux générations suivantes...

    un individu n’est rien sans ce qu’il apprend des autres, et c’est la dessus qu’il faut jouer pour intégré l’individu au sein du collectif humain.

    C’est tout à fait cela.

    Complètement d’accord par ailleurs sur votre discours sur la propriété. Par curiosité, vous référez-vous à un auteur ou une école en particulier, ou bien, est-ce le fruit de vos réflexions et observations personnelles ?



  • Bovinus Bovinus 27 mai 2011 23:21

    Tiberius :
    Donc je n’avais nul besoin de vous dire combien l’étude des travaux des néoconservateurs était essentielle pour comprendre les tenants et les aboutissants des guerres qui ont été livrées
    au nom de leurs idéologies...

    Intéressante ? Certes. Essentielle ? Permettez-moi d’en douter. Comme vous le dites vous-même, cela ne reste qu’une idéologie. Pas plus que l’URSS post-stalinienne en son temps, les États-Unis ne se laissent guider par l’idéologie. L’idéologie sert à cautionner, justifier, tromper (les naïfs), rallier... mais ne constitue que rarement un facteur explicatif. Ça peut arriver (en RI, tout peut arriver...), mais ça reste en général exceptionnel. La prise de décision en politique internationale est tributaire, dans les États modernes, de différents groupes d’intérêts et de pouvoir, contraintes (essentiellement sécuritaires et économiques), gains et risques potentiels, des individus et des circonstances (l’opportunisme n’est pas à exclure). D’autre part, la politique étrangère d’États-nations historiques (Grande-Bretagne, Allemagne, Russie, France, Chine....) s’inscrit dans une perception et une lecture du monde fortement marquée par leur héritage culturel, ainsi que leur situation géographique et politique. C’est ce qui est particulièrement intéressant en géopolitique, par rapport à une lecture basée sur le droit international seul : la géographie, la réalité du terrain impriment une marque indélébile dans les nations, qui s’inscrit en filigrane de leur politique étrangère, sur des siècles, voire des millénaires pour certains (le meilleur exemple et sujet d’étude est sans doute la Chine). Cet héritage de l’histoire et du terrain est une donnée lourde, pas forcément facile à décrypter et à lire, mais il est toujours là.

    Et je ferai par conséquent comme si je n’avais pas lu le paragraphe sur le pipeline en Afghanistan qui aurait motivé la guerre.

    Je développe rapidement. Celui qui contrôle l’Afghanistan contrôle la route entre l’Orient et l’Occident. Et contrôle par là-même toute l’Asie, l’Asie Centrale, l’Eurasie (c’est à dire, la Russie) et même la Perse (soit : l’Iran). Imaginez une base américaine sécurisée plantée là-dedans : elle menacerait à la fois la Russie, la Chine et l’Iran. Imaginez un réseau de gazoducs et d’oléoducs afghan - il rapprocherait soudainement l’Iran et la Chine (et permettrait à la fois de prélever une rente, et de faire pression), mais permettrait aussi de court-circuiter tout le réseau de distribution centre-asiatique russe, longuement et patiemment négocié, construit, renforcé, sécurisé sur des décennies (ce qui serait une catastrophe pour les avatars russes Gazprom et Rosneft, constituant l’outil stratégique majeur de Poutine). Sans compter par ailleurs que l’Afghanistan abrite des gisements de minerais colossaux (fer, cuivre, cobalt, or et même lithium). Il est, accessoirement le premier producteur mondial d’opium. L’intérêt de l’Afghanistan, pour toute puissance mondiale ou régionale est tellement évident que je m’étonne que cela vous échappe. Le pipeline Unocal n’est qu’un amuse-gueule à côté de tout ce que représente ce pays.

    Il y a juste un problème : il est incontrôlable. C’est un non-État et une zone tribale de non-droit, du moins, d’après les critères politiques actuels. Il n’y a quasiment pas d’infrastructures, aucun contrôle bureaucratique, le moindre village fait sa propre loi, et les frontières sont largement poreuses. Pour bien comprendre de quoi il s’agit, le mieux est que vous lisiez Olivier Roy, spécialiste éminent et unique en France de ce pays. Pour employer un aphorisme éloquent, l’Afghanistan est le dernier pays fondamentalement libre du monde... et bien déterminé à le rester.

    Enfin, il est non moins évident que sur un plan purement stratégique, c’est une pièce majeure du dispositif de containment mis en place par les États-Unis à partir de 2001 à l’encontre de l’Iran. Regardez bien la carte de cette zone. L’Iran est entouré par la Turquie, l’Ouzbékistan, l’Arménie (et au-dessus, la Géorgie), le Turkménistan, le Pakistan et enfin l’Afghanistan. L’encerclement semblait achevé, avec l’invasion de l’Irak, de l’Afghanistan, et les bases arrières au Pakistan, en Ouzbékistan et enfin au Turkménistan, le tout couronné par les candidature ukrainienne et géorgienne à l’OTAN. Cependant, les pièces du dispositif américain s’effondrèrent une à une à partir de 2005 environ (année du retournement pro-russe ouzbek). Aujourd’hui, il n’est plus question d’OTAN pour l’Urkaine et la Géorgie (écrasée en 2 jours par l’Armée Rouge en 2008). Le projet Nabucco est mort et enterré, au profit de South Stream. Bref, il est plus que temps pour l’Oncle Sam de faire ses valises. Avec l’alliance Pakistan-Chine qui vient d’être conclue, c’est encore une position de perdue pour Washington. Le Yémen et et le Bahreïn sont en pleine guerre civile, et il devient de plus en plus délicat de maintenir l’approvisionnement du corps expéditionnaire occidental en Afghanistan (dépendant en partie, au moins pour ce qui passe par la Russie, du bon vouloir de... Poutine).

    Vous qui semblez adepte des plans sur la comète des néo-cons, avez certainement lu « Le Grand Jeu » de Brzezinski. Ce qui se trame là, c’est en effet la continuation du Grand Jeu entre l’empire Russe et la Grande-Bretagne au XIXe siècle, mais avec les États-Unis en successeurs des Anglais. Et, au lieu d’une partie d’échecs, ça ressemble plutôt à une partie de go... Vous trouverez là un excellent article de A. Chauprade résumant les enjeux et les stratégies des protagonistes : http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15249 . Bien que très synthétique, c’est autre chose que la propagande délirante dont on est abreuvé continuellement sur ces sujets depuis 10 ans.

    Juste une dernière précision : Je n’ai pas dit et je ne crois pas que la tragique farce de l’invasion irakienne soit la cause des printemps arabes ! Je dis juste que pour le meilleur ou pour le pire, ces révoltes populaires ont remis de façon inattendue les théories des néoconservateurs au goût du jour.

    D’accord, j’avais mal compris. Pour les théories des néo-cons, je pense que c’est pour le pire. Bien au contraire, Obama devrait s’en méfier comme de la peste et adopter une politique plus... réaliste.

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