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Brath-z

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Citoyen de la République française.

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  • Premier article le 04/12/2009
  • Modérateur depuis le 12/02/2010
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Derniers commentaires



  • Brath-z Brath-z 3 juillet 2011 15:20

    Proudhon :
    « Je ne suis pas sûr du tout que la remise en question du traité de Lisbonne mette fin au processus en cours concernant la monnaie »
    Et bien si ! L’abrogation du traité de Lisbonne, c’est notamment le refus de l’indépendance de la BCE.
    De plus, le programme du PG (compatible avec le programme partagé du Front de Gauche qui sera présenté à la prochaine fête de l’Humanité) précise que, selon leur alternative privilégiée (il y a d’autres alternatives envisagées, je vous enjoint à lire ce document), les nouveaux statuts d’une BCE soumise à la souveraineté des peuples (cad des nations) l’obligeraient à prêter à taux quasi nul (comme une banque d’état, puisque dans la pratique, il n’y a jamais d’emprunt à taux nul, même sous de Gaulle) aux états, quitte à alimenter l’inflation.

    On peut préférer une sortie de l’euro, mais selon moi si elle doit avoir lieu, ça doit se faire de manière planifiée sur au moins une décennie et on peut envisager son maintien comme monnaie commune.

    Quant à l’idée d’une « manipulation » du PS... vous êtes trop machiavélique, très cher ! Alain Madelin (qui sait de quoi il parle, en l’occurrence) avait une maxime là-dessus : « si pour comprendre une stratégie politique on hésite entre le machiavélisme et la connerie, il faut toujours choisir la connerie ». Pour les socialistes, le départ de Mélenchon a été vu comme un danger de premier ordre (celui de la scission du PS entre socialistes conséquents et socio-libéraux ralliés au centre), raison pour laquelle à l’époque ils ont tous resserré les rangs, refuser d’en parler pendant plus de six mois, puis insulté Mélenchon et Dolez (prétendant par exemple qu’ils devaient rendre leurs mandats, les traitant de « traîtres », etc.) pour enfin (depuis les élections régionales) laisser passer régulièrement dans la presse des insinuation de « collaboration » entre le Front de Gauce et le PS (« Mélenchon va revenir sagement pour les primaires », « on négocie déjà avec eux les places pour les législatives », « il ne va jamais être candidat », « il va se retirer », etc.). Vu l’emprise phénoménale de la direction nationale du PS sur le parti lui-même (via les fédérations, véritables seigneuries féodales avec clientèles et représentants directs au Bureau National, ce qui explique qu’un ami monarchiste à moi vote PS smiley qui permet au premier secrétaire de prévoir 10 jours avant la tenue d’un scrutin interne les résultats avec moins de 1% d’erreur... et d’en aviser les différentes personnes concernées (pour le congrès de Reims, Hollande a décidé de se désengager après le départ de Delanoë, laissant ceux qui trichaient le mieux s’emparer du parti, un peu comme au congrès de Rennes où Pierre Mauroy avait voulu faire une direction à ses ordres, entraînant la riposte des autres « clans » du parti, ce qui a abouti à une division en 3 du parti, laissant paradoxalement plus de place aux « petites motions » comme celle de Mélenchon justement), il n’est pas étonnant que l’hémorragie de militants en direction du PG se soit calmée après seulement un mois et qu’aucune figure majeure de la « gauche » du parti (Emmanuelli, Montebourg, Amon, etc.) n’en ai fait partie.



  • Brath-z Brath-z 3 juillet 2011 14:55

    Cassino > Ça fait plaisir de voir enfin quelqu’un expliquer sainement que tout ça n’est qu’affaire de rapport de force, et qu’au sein de l’UE, ce rapport de force est largement favorable à la France !
    Quand nos eurolatres béats pontifient en expliquant que « l’Europe n’est pas possible sans la France », c’est pour dire : « l’Europe, c’est le BIEN, et le BIEN n’est possible que si la France y est partie prenante, autrement, ça serait MAL ». Ils oublient toujours qu’on peut (et doit) comprendre ce fait ainsi : puisque l’Europe sans la France n’existe pas, l’Europe contre la France se fera sans la France. Autrement dit : la France a les moyens de faire comme les autres pays de l’UE (et notamment l’Allemagne qui, en matière de respect des règlements européens est le « mauvais élève » de l’UE, vu qu’elle n’applique QUE les directives déjà présentes dans ses lois nationales), c’est-à-dire défendre avant tout ses propres intérêts.



  • Brath-z Brath-z 3 juillet 2011 14:45

    .jk. > L’expression « candidat de premier tour » s’applique, dans mon esprit, à TOUS les candidats. Ce sont tous des « candidats de premier tour » sans exception. Ne deviennent « candidats de second tour » que ceux (les deux premiers, en l’occurrence) qui parviennent effectivement au second tour, et desquels on ne peut pas préjuger (qui nous dit qu’on n’aura pas un second tour Boutin vs Arthaud ?).
    Ensuite, il est vrai que Jean-Luc Mélenchon est porté sur l’idée d’une union de toute la gauche. Il l’avait même précisé à Jean-Pierre Elkabach sur Europe 1 : « Je suis pour une union large de la gauche... mais sur MES positions ! ». On peut voir ça comme une condition de ralliement (mais alors là, une condition de ralliement dès le premier tour) : si le PS opte pour le programme partagé du Front de Gauche (ou plus radical encore), alors le Front de Gauche se rangera derrière lui. Je préfère y voir la volonté de ne pas céder aux pressions médiatiques (inexistantes pour les « grands » candidats).
    Cette histoire de ralliement est une affaire récente. En 1981, en 1988, en 1995, en 2002 (avant le premier tour), personne n’eût même seulement songé à demander aux candidats communistes (par exemple) de justifier leur présence, ou encore de donner la moindre condition à un « ralliement » au second tour avant qu’ai eu lieu le premier. Je me souviens même que durant l’entre-deux-tours de 1981, Georges Marchais avait déclaré à Jean-Pierre Elkabach (décidément !) : « est-ce que vous m’avez déjà vu rouler gratuitement, moi ? », faisant référence à son ralliement (appel à voter au second tour) à François Mitterrand. Il était à l’époque tout à fait évident que le « ralliement » se ferait sur la base du résultat de premier tour à l’élection, en fonction du rapport de force. Même si déjà à l’époque on demandait déjà aux candidats leur comportement au second tour, il y avait deux grandes différences par rapport à aujourd’hui :
    - d’abord on le demandait également aux « grands candidats » (ça a été la règle jusqu’au 20 avril 2002, jour où un journaliste a demandé à Jospin pour qui il voterait en cas d’absence du second tour, hypothèse qui avait fait bien rigoler le candidat « socialiste », ce qu’il a dû regretter le lendemain)
    - ensuite, si un candidat refusait de répondre et/ou faisait un grand développement pour justifier son refus de répondre, on ne le traitait pas avec condescendance ni mépris (ainsi, en 1981, ni Giscard, ni Mitterrand, ni Chirac, ni Marchais n’ont répondu à cette question, Giscard seul faisant preuve d’un certain mépris en qualifiant la question « d’hypothèse absurde »)

    Aujourd’hui, la pression médiatique est telle, la domination PS-UMP tellement inscrite dans l’ADN idéologique des médiacrates et le souvenir du 21 avril 2002 tellement traumatisant pour la caste, que ne serait-ce que laisser entendre qu’un ralliement de second tour est envisageable, fût-ce sur simple accord politique, c’est déjà courir le risque d’un procès en légitimité et déplacer la pression médiatique sur le terrain délégitimant du ralliement dès le premier tour sur le mode « puisque vous allez le rejoindre au second tour, autant directement le rejoindre au premier ». Un procès que personne n’avait fait, par exemple, à Arlette Laguiller en 1974 malgré le fait que dans sa campagne pour le premier tour de la présidentielle figurait en bonne place (présenté à la télévision par la candidate) l’argument suivant : « voter pour [Arlette Laguiller], c’est dire à François Mitterrand qu’on ne votera pas pour lui aveuglément mais pour éviter pire encore ». Notons d’ailleurs qu’elle refusa de soutenir Mitterrand au second tour après que Jules Moch lui ai annoncé son soutien. Autres temps, autres mœurs. Pas question de céder le flanc.

    Sinon, oui, je considère qu’Eva Joly n’est pas quelqu’un de gauche. Elle est respectable et admirable, elle a des convictions. Mais ses réelles divergences avec Nicolas Hulot me semblent essentiellement morale (elle est une puritaine quand lui est un hédoniste) et culturelle (elle est de sensibilité plus germanico-nordique quand lui est un occidental assumé). J’aime bien Asselineau pour la pertinence de certaines de ses analyses, mais son côté « yakafocon » (étrange venant d’un ancien haut fonctionnaire) et « de Gaulle sans la grandeur » (autrement dit, une bonne dose de mégalomanie pour peu de choses) m’énervent singulièrement. Et s’il s’avisait de prétendre que Mélenchon et le Front de Gauche disent que l’UE est « réformable » avec les socio-démocrates et/ou les libéraux-conservateurs (toutes étiquettes interchangeables et mélangeables à volonté), ça serait de sa part un pur mensonge.
    Comme l’homme est de bien meilleure foi qu’un Alain Soral, qui me semble tellement regretter son propre passé de gauchiste exubérant (pendant plus d’une décennie, alors que Mélenchon lui-même n’est resté que moins de 5 ans à l’OCI) passé par toutes les chapelles de la mouvance qu’il attribue systématique à ceux qui en partagent une partie des filouteries machiavéliques et une aptitude illimitée à la trahison en se fondant sur une lecture à géométrie variable des événements et des procès d’intention gratuits (malgré son propre refus affirmé du procès d’intention), je pense qu’il s’abstiendra d’une telle accusation.

    Pour ce qui est de la capacité d’Eva Joly à réformer le « système » de l’intérieur, elle est peut-être réelle (quoique je n’ai vu chez elle la moindre volonté de le faire), mais ne peut en aucun cas être liée à sa condition de « justicière nordique » qui n’a, précisément, rien modifié du tout, puisqu’en qualité de juge, elle n’a ni le droit ni les moyens de ce faire. Un juge, par définition, reste dans les règles du système. Il ne peut les pervertir, les contourner ou les modifier. Il est là pour les appliquer et les faire respecter. Raison pour laquelle un « gouvernement des juges » (historiquement refusé par les Français chaque fois qu’on leur a posé la question) est le plus sûr rempart d’une oligarchie. Un exemple célèbre : la Sparte antique. Un exemple contemporain : les États Unis d’Amérique, où la Cour Suprême (sur le modèle de laquelle certains voudraient fondre le Conseil Constitutionnel et le Conseil Supérieur de la Magistrature...) est la véritable institution du pouvoir politique, et qui n’a pu être contournée (à quatre reprises, par Andrew Jackson, Abraham Lincoln, Theodore Roosevelt et Franklin Roosevelt) que par le recours à une voie extra-légale (cad des milices au service du pouvoir exécutif).

    Pour ce qui est des élections législatives, les discussions sont plus compliquées, mais elles ne débuteront véritablement qu’après le premier tour des élections présidentielles, comme toujours.



  • Brath-z Brath-z 2 juillet 2011 23:55

    Le rugby me semble pouvoir tout aussi bien convenir aux femmes qu’aux hommes... Je dirais même que les rares matchs féminins de rugby que j’ai vus étaient plus intéressants : moins de bourrins suants bloquant le jeu toutes les dix minutes, plus de fluidité de jeu et de tactique. Peut-être moins de chance d’avoir des massacres, mais plus de beauté pour le spectateur.
    Pour le foot, je n’y connais rien, mais il me semble que l’un de ses intérêt est, précisément, la rareté du but. Les sports ou les buts sont très fréquents (ex : basket), ces derniers ne sont plus des « buts », des moments rares de pur bonheur, mais des « points », des événements communs et quasi réguliers.



  • Brath-z Brath-z 2 juillet 2011 01:13

    C’est plutôt drôle.

    Dommage qu’il y ai un « n » de plus dans « marine le pen » que dans « amene le pire ». C’est pas tombé loin, ceci-dit.

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