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Brath-z

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Citoyen de la République française.

Tableau de bord

  • Premier article le 04/12/2009
  • Modérateur depuis le 12/02/2010
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Derniers commentaires



  • Brath-z Brath-z 1er juillet 2011 06:42

    Mais voyons, fn2009 (dont le pseudo reflète bien l’obédience, au moins...), la beauté en politique est une arme à doubles tranchants. Quand on est lisse, on passe inaperçu. Regarde le « gendre idéal » Dupont-Aignan dont les 2/3 des Français ignorent le nom. A l’inverse, Gérard Schivardi est connu de tous, ou presque, alors qu’il a été un candidat obscur d’un groupuscule trotskiste sectaire (le Parti des Travailleurs, devenu Parti Ouvrier Indépendant depuis).
    Ce qui compte, en communication, ce sont les symboles qui frappent.

    Regarde dans l’histoire :
    - Abraam Lincoln était laid comme un pou, mais les épais favoris frisés et le haut-de-forme, tout le monde remarque à qui ça renvoie
    - Lénine était loin d’être un prix de beauté, mais un chauve barbu au visage à angles aigus, ça marque
    - Mussolini, un obscur journaliste socialiste belliciste (minoritaire) sans grande envergure, ne serait rien devenu s’il n’avait eu son célèbre menton de bulldog bravache
    - Hitler était un nabot sans charisme qu’une moustache carrée et une mèche maladroite a rendu hyper célèbre
    - côté moustache et coiffure, il ne faut pas oublier Staline, à la peau grêlée ordinairement si couverte d’onguents que c’est à peine s’il pouvait changer d’expression en public sans la faire se craqueler
    - et puis, en France, on a eu de Gaulle, qui était sincèrement loin d’être beau, mais dont le nez proéminent et la figure allongée sont entrés dans l’inconscient collectif français

    Et puis tiens, juste pour te faire plaisir :
    - sans son cache-œil (absolument inutile : il eût fort bien pu prendre dès les années 1970 un œil de verre) et sa coiffure blonde échevelée qui le distinguaient de ses concurrents du Parti des Forces Nouvelles (PFN) - au genre plutôt « étudiants aristocrates d’Assas », le vieux père Le Pen aurait-il marqué les Français au début des années 1980 ?

    Donc oui, Eva Joly peut faire de son visage peu harmonieux un vrai argument de séduction. Sans oublier la trouvaille de ses communiquants en herbe : les lunettes rouges !
    Ou comment passer comme « de gauche » grâce à un accessoire sans jamais devoir le justifier.



  • Brath-z Brath-z 1er juillet 2011 06:25

    Joly, extrémiste ? Vous voulez rire !
    Joly est, idéologiquement parlant, le sosie pur et parfait aussi bien de Hulot que de Bayrou, de Morin ou de Borloo. Au centre, toute ! Aucune conviction (allez, un peu pour Bayrou, histoire de faire plaisir à l’auteur), aucune constance, aucun engagement en dehors des bons sentiments.
    Joly, c’est l’écologie qui nous dit qu’en tirant la chasse une fois sur deux on sauve un ours, en portant un pull au lieu de mettre le chauffage on repeuple les Cévennes, en achetant des ampoules basse consommation et des fruits et légumes bios, on fait pousser les plantes vertes. Une belle imposture.

    J’ai beau ne pas être écologiste pour un sou (quand je me suis rapproché des Verts en 2004, je me suis fait traiter d’ « environnementaliste »...), j’eusse préféré pour les écolos un candidat crédible qui n’hésite pas à remettre en cause le productivisme à tous crans, qui considère le protectionnisme et la relocalisation industrielle comme fondamentaux pour notre pays, qui préfère lutter contre la pollution des eaux et des sols plutôt que de nous emm*rder avec ces c*nneries de réchauffement climatique (à la fiabilité scientifique douteuse et dans lequel l’éventuelle part de l’homme est largement sujette à caution), qui préfère la réforme de l’agriculture et la refonte de la souveraineté énergétique de la France (laquelle n’est plus garantie par le seul nucléaire, et je suis le premier à le regretter, depuis que le centre de l’Afrique est instable) plutôt que le mariage homosexuel ou la régularisation des immigrés illégaux (et non pas « sans papiers »), etc.

    A défaut de cette candidature réaliste et pertinente, le choix le plus sérieux était celui du « folklorique » Stoll (qui a d’ailleurs réussit à dépasser l’« anti-Hulot » Lhomme malgré un charisme inexistant et une flagrante invisibilité médiatique), avec sa cravate en bois, qui au moins n’utilise pas des paravents médiatiques pour cacher les véritables enjeux à court et moyen termes de la sauvegarde de l’environnement.



  • Brath-z Brath-z 1er juillet 2011 05:59

    melody vers > Il fut un temps, pas si lointain, où les militants de tous les partis et les électeurs en général préféraient le fond, les idées, l’affrontement idéologique, à la posture, au style, et à la cote de popularité sondagière. Qu’on en juge :
    - En 1981, Rocard était largement au-dessus de Mitterrand dans les sondages, et c’est pourtant ce dernier qui fut choisi pour porter la candidature du PS. Il l’a d’ailleurs emporté alors que moins d’un an avant, Giscard d’Estaing était donné grand vainqueur de l’élection par plus de 55% des suffrages (ce qui peut expliquer la fixation qu’il fait sur cette performance électorale dans son dernier livre... une frustration politique ?).
    - En 1987, Mitterrand n’est même pas donné présent au second tour en cas de candidature, laissant place à Chirac et à Barre ou Giscard (ce fut finalement Barre). Une fois encore, Michel Rocard réalisait a contrario des résultats himalayens sans même l’ouvrir. Et pour le second tour, les éditocrates prévoyaient un affrontement « au centre toute » entre Rocard et Barre. Ce fut Mitterrand contre Chirac, avec la réélection triomphale du vieux (presque 55%).
    - En 1994, Jacques Delors était donné gagnant sans concourir face à Édouard Balladur. Le premier ne se présenta pas, le second - donné largement gagnant encore un mois avant la campagne, ce qui n’empêcha pas le RPR de lui préférer Chirac - ne décolla pas des 16% et laissa le second tour opposer Chirac et Jospin. Une fois encore, le second tour « centriste » attendu des éditocrates fut renvoyé aux calendes grecques par le peuple.
    - En 2002, bien sûr, Jospin, président avant l’heure, se ramasse une mandale historique en se faisant doubler dans la dernière ligne droite par un Le Pen que les électeurs lui préfèrent, probablement parce que lui propose autre chose que « l’alternance dans la continuité ». Au final, on se récolte quand même du Chirac (à plus de 82% de concentration), mais au moins on se sera bien marrés.

    En fait, l’élection de 2007 est la première avec celle de 1965 (et encore, de Gaulle a longtemps été donné gagnant au premier tour ; seuls les sondages du dernier mois de campagne l’ont donné en ballotage face à Mitterrand) à correspondre tout à fait au résultat final. Illustration éloquente de l’aspect prescripteur des sondages qui, malgré plus de 30 ans d’erreurs monumentales hors de leur champ d’application « naturel » (le commerce), se sont multipliés dans la presse et les médias audiovisuels, au point d’engendrer leur propre légitimation par... leur propre existence. Bravo.
    On peut même donner un bémol au caractère « prédictif » (auto-réalisateur, selon moi) des sondages de 2007 en arguant que Ségolène Royal avait été donnée gagnante au second tour face à Nicolas Sarkozy... pendant la primaire du PS. Ni avant (sauf ponctuellement), ni après, par contre.



  • Brath-z Brath-z 1er juillet 2011 05:40

    « L’écologie, ce n’est pas ça »

    L’écologie, peut-être pas, mais EELV, ça y ressemble de plus en plus ! smiley



  • Brath-z Brath-z 22 juin 2011 23:01

    J’ai retrouvé l’exacte formule de François Bayrou sur le positionnement du MoDem : « non pas »entre« la gauche et la droite, mais »autre« que la gauche et la droite ».

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