Vous voyez des conspirations partout on dirait, je n’en ai pas parlé.
En revanche la grande presse relâche l’info comme elle l’entend et je ne crois pas au hasard. Une fois j’ai eu l’occasion de me retrouver nez à nez avec Sarkozy, à la gare St Lazare du temps où il était ministre. Il m’a tendu la main, que j’ai serré poliment, et sur ce j’en ai profité pour lui poser des questions au sujet de sa création ambiguë : l’ UOIF. J’étais entouré de caméras, il y avait TF1, FR3, antenne 2, et d’autres encore, l’entretient à duré plus de cinq minutes, ce qui n’est pas rien. Croyez-vous que c’est passé à la TV ? A-t-on parlé de l’embarras de Sarkozy, de sa réponse finale où il confessait la difficulté dans laquelle il se trouvait face à se sujet ?
Bien sûr que non. On préfère amuser le bon peuple avec des sujets anecdotiques, sans grande importance. Sarkozy sert de punching bag, de défouloir pour les Français, il a été mis là pour ça. Il permet à des gens insatisfaits de croire que nous vivons un problème droite/gauche, bref qu’ils ont encore le choix.
Qu’est-ce que ça nous apporte qu’un frustre malmène Sarkozy ?
A-t-on abordé des problèmes de fond ? A-t-on parlé du traité inique de Lisbonne, de l’entrée de la Turquie dans l’UE, du vol du Kosovo ?
Non, on s’est juste contenté de faire sortir Sarkozy de ses gonds et d’en faire des gorges chaudes. Rien d’héroïque là dedans. Si encore il s’agissait d’un acte révolutionnaire, avec les sacrifices que cela suppose.
Le propre du prestidigitateur est de dévier l’attention du spectateur pour réussir son truc.
Difficile pour moi de tomber à bras raccourcis sur Sarkozy et de lui faire porter tous les torts. Bien que je n’éprouve aucune estime pour cet homme il n’en demeure pas moins le chef de l’état. Sa fonction, en dehors de la personne, devrait être respectée. Je trouve condamnable de s’adresser au président en le tutoyant avec tant de familiarité.
La riposte de Sarkozy, du même niveau, ne manque pas de m’étonner.