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Caturix

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  • Caturix 22 avril 2009 14:12

    En fait, tout a commencé dans les années 60 où l’on a vu se développer, d’une part les ordinateurs, de l’autre une théorie linguistique formelle (travaux surtout américains : linguistique générative) qui prétend que la langue est structurée (même si l’on n’est pas conscient de ces structures). En trouvant ces structures (le travail de certains linguistes), on peut les programmer donc faire « parler » un ordinateur. Bien sûr, on avait peu ou pas conscience de certaines difficultés :
    - le langage est souvent contextuel,
    - certains concepts n’ont pas d’équivalents d’une langue à une autre,
    - le problème sémantique qui est peut être l’un des plus complexes (il existe de nombreuses théories, mais le domaine est tellement complexe et vaste que l’on avance à pas de fourmis.
    - la non compréhension de ce que sont réellement les rapports mot / concept, concept / perception du concept,
    - la non compréhension de nos techniques mémorielles,
    et j’en passe ...

    Bref, dans les années 60-70, on a progressé à pas de géants et souvent sous-estimé les difficultés à venir. Aujourd’hui, nous explorons de nouveaux domaines (neuro-linguistique, linguistique cognitive, psycho-linguistique et socio-linguistique par exemples). Mais il faut l’avouer, notre compréhension est bloquée par nos possibilités matérielles (étude physique plus efficace du cerveau et des réactions neuronales, performance des ordinateurs).



  • Caturix 22 avril 2009 12:29

    Bonjour,
    J ai pu tester certains logiciels en tant que linguiste justement. En fait, quelques uns sont efficaces dans certaines conditions bien précises :
    - spécialisation du texte (ex : article sur technique chirurgicale), en fait plus le texte est spécialisé, mieux c’est.
    - connaitre les structures syntaxiques à éviter,
    - éviter les mots polysémiques, les figures de style,

    Pour ce qui est de la traduction « totale », je pense que l’on devra attendre encore longtemps car certains problèmes linguistiques sont pour l’instant insurmontables, par exemple, nous ne savons pas exactement quelle sont les portées (sémantiques et parfois syntaxiques) des mots. Pire que cela, nous n’avons pas conscience de notre capacité créative qui nous permet de changer le sens d’un mot selon notre intention, voire même de créer un mot s’il en est besoin.
    Autre exemple, nous partageons une connaissance globale d’un nom, verbe, mais parfois, nous n’avons pas le même vécu du mot/concept. Cela implique qu’une même phrase peut avoir plusieurs sens (sous entendus) selon les personnes. Là encore, le traducteur ne peut pas le deviner.

    En gros, la matière première du traducteur (le langage) n’est pas figée, et là, ca bloque.



  • Caturix 22 avril 2009 11:50

    Excellent article.
    Lire à ce propos Chomsky
    - Propaganda,
    - La Fabrique de l’opinion publique,

    - La Fabrication du consentement. De la propagande médiatique en démocratie.

    D’ailleurs, depuis quelques temps, j’ai l’impression que nos politiques prennent exemple sur les techniques américaines... Ce n’est pas bon signe.



  • Caturix 21 avril 2009 11:46

    Bonjour,
    Bien que je ne sois pas en accord avec vous sur cette affaire, j’avoue qu’il y a débat possible. Non pas sur la validité du fait lui même (celui de se moquer des autres, ce qui est une habitude chez lui pour s’auto-féliciter), mais sur la responsabilité des journalistes. Ainsi, la question est : les journalistes avaient-ils le droit de faire un article sur ces débordements ?
    Bien que dans un premier temps, je me sois dit que c’était un acte irresponsable car comportant de graves conséquences, je me suis convaincu qu’en fait, les journalistes avaient eu raison.
    Premier point, à partir du moment que des journalistes sont invités, cela signifie que la réunion est « publique », donc, tout participant se doit de faire attention à ses propos.
    Deuxième point, Sarkozie use à merveille des médias. Ainsi, il n’hésite jamais à utiliser ce genre de technique pour arriver à ses fins (déstabiliser ses opposants, fabriquer des écrans de fumée etc.) donc pourquoi lui aurait des droits que les autres n’auraient pas ?
    Troisième point : en général, je suis respectueux envers ceux qui le sont avec moi.
    Quatrième point : la présidence est une fonction à responsabilité. Il doit le savoir, à lui de gérer. Quand il ne l’est pas, pourquoi les journalistes ne pourraient ils pas nous le faire savoir ?

    Cela dit, ce qui me dérange fortement dans la tendance politique actuelle est son manque de débat. Ne serait ce que pour cela, j’ai apprécié votre article.



  • Caturix 20 avril 2009 15:59

    Bonjour,
    En effet, c’est cela le paradoxe des grêves : en gros, vous avez le droit d’aller crier où vous voulez, tant que l’on ne vous voit ni ne vous entend pas. En gros, ca revient à aller crier dans le désert... C’est très bien, ainsi, vous avez, nous avons l’impression de faire quelque chose d’utile, de contester, de nous faire entendre. Mais justement, cela ne reste qu’une impression.

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