« C’est une chaîne, vous voyez, on marche en bande ; non, vous ne voyez pas... »
Si si, je vois très bien. Dans ma vie, j’ai fait une demi-douzaine de transhumances dans le Sud-Est de la France. Ça n’a pas fait de moi un spécialiste incontesté du fonctionnement des troupeaux, mais j’ai quand même beaucoup appris.
« ... s’il faut en croire la majorité des économistes, son programme économique n’a pas leurs faveurs. »
Forcément, la majorité des économistes est acquise à la disparition des nations et à la mondialisation néolibérale. Mais il suffit de considérer le taux d’échec de leurs prévisions pour apprécier leur pertinence à sa juste valeur.
Alors écoutons l’avis d’un « minoritaire », André Orléan, directeur de recherche au CNRS, qui s’exprime dans « Marianne » de cette semaine : « Sans l’euro, la France serait libre de mener des politiques économiques à la hauteur de ses difficultés. Mais quitter la monnaie unique n’aurait d’intérêt qu’en tournant le dos à la logique néolibérale. »
Ce qui tomberait à pic, puisque la logique néolibérale est un fiasco complet, lié à l’incapacité de ses acteurs principaux d’obéir aux règles élémentaires de la raison raisonnable, depuis que l’épée de Damoclès bolchevique n’est plus au-dessus de leurs têtes.
« Pourquoi tout d’une coup, on remet le couvert sur cette question, mais cette fois entre le PS et le FN qui n’ont rien dit depuis 2010 ? »
Le FN n’a rien à voir là-dedans. Lorsque ses membres manifrestent, c’est à titre personnel, et pas sous la bannière du parti.
Pour le reste, on voit bien que l’opinion n’était pas mûre (réceptive) en 2010, mais que désormais elle l’est.
On observe actuellement un phénomène similaire à propos du Traité transatlantique, mais on peut espérer, ici aussi, une prise conscience progressive à l’occasion de la campagne des Européennes...
Chaque chose en son temps, un temps pour chaque chose !