L’affirmation de G. Corley disant « We looked at everything and there was no sign of explosives » répond à la définition d’un mensonge, en ce qu’elle est contredite par les sources précitées datant de l’époque (article NY Times + rapport d’un organe législatif US).
Il ressort en effet de ces documents que les chercheurs appointés par la Fema, dont G. Corley, n’ont pas pu se rendre à Ground zero et ont dû se contenter d’analyser durant une semaine, le peu débris ayant été entreprosé à Freshkills, par le Port of Authority, vis-à-vis duquel la Fema n’avait aucun pouvoir d’injonction.
Par ailleurs, l’affirmation d’Augustule selon qui les personnes qui ont déblayé le site ont recherché sans succès des traces d’explosifs n’est soutenue par aucun autre élément que cette affirmation de G. Corley.
Elle constitue à ce titre un autre MENSONGE grossier dans le chef de cet intervenant qui les collectionne, comme tout bon debunker qui se respecte.
Pour être tout à fait complet par rapport à ma réponse précédente, la Fema a pu examiner durant une semaine (la première d’octobre 2001) une infime partie des débris prélevés entreprosés en dehors de Ground Zero, à Fresh Kills.
Entre-temps : la plupart des sections d’acier de la partie supérieure des tours avait été fondue ou envoyée en dehors des frontières...
In the month that lapsed between the terrorist attacks and the deployment of the BPAT team, a significant amount of steel debris—including most of the steel from the upper floors—was removed from the rubble pile, cut into smaller sections, and either melted at the recycling plant or shipped out of the U.S.”
Pour étayer le point 2 répondant à Augustule le Désinformenteur, on comparera utilement le fossé qui sépare :
- Les dires en 2009 de G. Corley, ingénieur en chef mandaté par la Fema affirmant plein d’aplomb que la Fema avait passé au crible les décombres pour vérifier la présence de traces d’explosifs, avant d’exclure une démolition contrôlée ;
- La situation de la Fema à Ground zero telle que décrite dans un article du NY Times du 7 mars 2002 sur lequel je suis retombé et dont les passages suivants apparaissent siginificativement contredire la belle assurance de G. Corley, en 6 ans plus tard :
(...)
The lack of clear authority has had unfortunate consequences, the House members said. The Giuliani administration started to send World Trade Center steel off to recycling yards before investigators could examine it to determine whether it might hold crucial clues as to why the buildings fell. The full investigative team set up by FEMA was not allowed to enter ground zero to collect other potentially critical evidence in the weeks after the attack***, and it did not get a copy of the World Trade Center blueprints until early January, a delay House members found infuriating.
(...)
The problem, they said, was the lack of clear authority in federal law and financing. None of the investigators, for example, had subpoena power, meaning that they could not order the city to stop sending the steel off for recycling or demand a copy of the building blueprints.
(...)
Le passage que je souligne tend clairement à dire qu’en mars 2002, alors que le site était déblayé, l’équipe d’investigation de la Fema, patronnée par G. Corley, n’avait pas eu accès au site pour collecter des indices qu’ils auraient pu juger significatifs. Juste avant, l’article du NY Times précise que l’acier est passé sous le nez de la Fema en raison de l’empressement de Juliani et du Port Authority de le faire recycler...
Cet article permet de douter très sérieusement des dires de G. Corley dans l’émission de la BBC, lorsqu’il afffirme que les équipes d’investigations de la Fema ont recherché des traces d’explosifs sans en trouver, avant d’exclure à la potentialité d’une démolition contrôlée.
C’est pourquoi cette affirmation apparaît gratuite et non probante à ce stade, outre qu’elle est contredite par les affirmations ultérieures du Nist.
1. La preuve aurait dû être rapportée par le Nist. Elle ne produit qu’une analyse invérifiable et critiquée de toutes parts quant au postulats sur lesquels elle se fonde.
Tu tentes bien en vain d’inverser la charge de la preuve.
2. Tu n’as absolument pas répondu à la question de savoir pourquoi, une fois que la partie est était devenue une coquille vide, sa façade n’a pas lâché, compte tenu de la contrainte excessive qu’elle subissait, et au vu spécialement du fait que c’est à cet endroit que les incendies extérieurs ont été les plus violents.
Ce scénario logique aurait donné un tout autre effondrement progressif et dyssimétrique... Au lieu de quoi, la perte de portance s’est d’abord propagée vers l’ouest aux colonnes plus résistantes que les colonnes périphériques.
2. Pour les explosifs, si Conspirayfiles le dit, alors cela doit être vrai. Aucune raison de douter des propos de G. Corley, c’est vrai...
C’est une preuve en béton, un témoignage qui n’a nul besoin d’être assermenté, évidemment que non, voyons...
Et tant pis si le rapport de la Fema, dont G. Corley était le lead investigator, ne produit pas la moindre trace d’une recherche des résidus d’explosifs dans les rapports de la Fema et du Nist.
Ce dernier dit même qu’il n’ y avait aucune raison de rechercher des explosifs pour ne pas gaspiller l’argent du contribuable.
Mais, finalement, G. Corley nous dit des années plus tard, avec autant de conviction que J. Gross, lead investigator du Nist, quand il a affirmé ne jamais avoir entendu parler de l’acier fondu dans les décombres, que ces traces d’explosifs ont bien été recherchées par les gens qui déblayaient...
Bien évidemment, la BBC ne va pas envisager le secret le plus total dans lequel Ground Zero a été plongé dès après la catastrophe, lors du déblayage du site qui fut accessoirement l’occasion de détruire la scène du crime en un temps record.
La BBC ne va pas non plus dire qu’en tant que chef de l’investigation au sein de la Fema, G. Corley pourrait ne pas être en mesure de dire tout ce qu’il veut, compte tenu de l’assujettissement de la Fema au Gouvernement US ...
La BBC ne va pas non plus souligner qu’il ne restait rien dans les décombres de Ground zero à part l’acier (et dans quel état...) et que les températures extrêmes constatées rendaient improbable que l’on puisse y retrouver les traces d’utilisation d’explosifs...
Et puis, quand on entend juste avant l’expert Loizeaux exclure l’utilisation d’explosifs sur base du fait que la façade opposée aux tours jumelles du WTC 7 n’était pas abîmée et qu’en particulier, les fenêtres n’avaient pas explosées de ce côté là, alors que des images récemment publiées suite à une requête FOIA prouvent tout le contraire, on a des raisons de se demander si ces experts consultés par la BBC qui ne sont en rien indépendants, étaient les mieux placer pour mettre fin à la controverse...
En bref, on est pas complètement obligé de croire que les allégations de cette émission de la BBC soient particulièrement objectifs, pertinents et percutants. Quelques critiques adressées à cette émission de la BBC :
3. Le lien sur le trou au Pentagone auquel je t’ai renvoyé contient plusieurs arguments, dont divers récits de témoins ayant été sur les lieux et la description effectuée par l’ASCE de l’étendue des dommages en façade en avant, laquelle est contradictoire - et pas de peu - avec l’hypothèse d’un trou d’une largeur de 28 mètres...
4. Je n’ai jamais soutenu une théorie quelconque à à propos du Pentagone. Seulement des hypothèses et avec des pincettes sachant qu’à mon sens, toutes les hypothèses alternatives se heurtent au même problème de « preuves » que la théorie officielle.
5. Je n’adresse pas de compliments à des désinformateurs qui m’inspirent le mépris le plus profond...