teotl, vous confirmez ce que je dis. Vous êtes obligé d’abandonner le slogan et de remplacer « papa », par « homme » et « spermatozoïde ». Et ça, tout le monde le sait. Donc non, ce n’est pas « tout con ». La seule biologie qui compte c’est celui des gamètes et de leur rencontre.
La PMA que pratiquent actuellement les couples stériles, consiste à faire se rencontrer et féconder ces gamètes. Le père biologique n’est pas « =" au "papa » du couple.
Les adoptions plénières que pratiquent actuellement les couples mariés ou les célibataires de plus de 28 ans sont faites par des parents qui ne sont pas les géniteurs.
Le slogan est donc une tromperie sémantique, à moins vouloir faire passer en loucedé la morale religieuse…
soi même,
Dans votre commentaire de 10h4, votre conclusion est en contradiction avec votre descriptif de l’adoption. Vous dites :
« le débat que l’on nous impose, n’est pas le motif de l’adoption mais bien de procréation ». Justement non, où êtes-vous allé chercher cela ? personne ne considère la procréation comme le problème. Encore heureux que les homo ou bisexuels aient le droit de procréer !! Non, il s’agit bien de l’adoption. Et en cela, votre citation n’est aucunement incompatible avec le droit actuel qui régit l’adoption. D’ailleurs, vous le dites aussi.
Je répète donc : la loi Taubira ne crée aucun droit particulier pour les homo, et n’enlève évidemment aucun droit aux hétéro. C’est kif kif.
Adoption plénière, adoption simple, rien ne change, et tous les droits et devoirs normaux des époux dans un mariage civil.
« ouvrir la brèche aux mères porteuses » est un fantasme, un stratagème utilisé par ceux qui aimeraient arriver à rejeter tout la loi par ce biais, en agitant une menace sans fondement.
ça c’est autre chose : tu parlais d’enfant « battu ». Personnellement, je crois que les cas de pédophilie incestueuse sont très largement sous-évalués, ou de perversion familiale au sens large (pas seulement sexuelle). Cela a de terribles conséquences qui déstructurent les personnalités une fois adultes. Sans parler des contextes sociaux et éducatifs…
Sinon, je ne suis aucunement dans le déni puisque je discute. Mon opinion n’est pas arrêtée. Je pense les causalités complexes et sûrement pas univoques. Maintenant, si tu es dans le binaire, moi c’est pas mon truc… Salut.
Cova, je n’ai aucune posture victimaire, je ne suis pas concernée. Je prends au mot les gens qui fantasment, déroulent des arguments contradictoires ou hypocrites tout en agressant des adversaires qu’ils détestent et dénigrent brutalement. Chacun a les opinions qu’il souhaite, ce n’est pas le problème, mais je n’apprécie pas qu’ils les déguisent en argumentaires pour cacher leurs idéologies. Ça me donne envie de réagir…
Non, donc, je le redis : 1 papa 1 maman= enfants, c’est de l’esbroufe. C’est quoi le signe « =" ? "implique » ? parce que si oui, c’est faux. Sinon, ça veut dire quoi « = » ? rien… car j’ai cité bien des cas où les enfants n’ont pas de père ou de mère biologique connu, et vous ne pouvez pas disqualifier ces parents ni ostraciser ces enfants pour cette raison (l’exemple des enfants adoptés, on les estiment à 200 000 ! pas rien). A l’inverse, il y a aussi des célibataires qui ont des enfants. Donc rien ne marche dans cet artumentaire.
Le slogan est faux. Et pourquoi, à votre avis ?…
Ainsi, je m’étonne que tous les opposants déclarent que leur unique souci c’est l’enfant, mais quand on creuse un peu et qu’on évoque de façon concrète les centaines de milliers d’enfants qui ne répondent pas à votre définition étriquée et vont souffrir du rejet social, alors les masques tombent.
(Enfin, je n’oublie jamais le positionnement de classe ! cela représente au contraire une grande partie de mes commentaires… je ne suis pas sûre que ce soit votre cas. )
Duralex, voyons, vous n’imaginez quand même pas que quiconque fera croire à un enfant qu’il a été procréé par 2 pères ou 2 mères ? c’est terrible ces fantasmes colportés.
Bien sûr qu’il connaît sa filiation ! ni plus ni moins que la situation actuelle dans les familles monoparentales ou recomposées.
Tall, je ne te reconnais plus… Où est passé ta clarté et ton humour ?
Si tu me parles du « déni » des causalités, il est autant la conséquence de l’immaturité de la recherche que des doxa sociales et politiques. En fait, souvent, les thérapeutes, médecins et experts ne savent pas, il tâtonnent, testent. Regarde la question autiste : au départ, avec la psychanalyse, c’était la faute de la mère. Puis, retournement : finalement non, ce serait plus biologique.
Les enfants battus, c’est pareil. Quelle est la cause ? ce qui est sûr, en revanche, c’est que l’immense majorité des enfants battus ne deviennent pas des parents qui battent à leur tour. La cause est donc complexe.
(les trans ne sont pas de bêtes de foire… et ton histoire est d’une ironie assez alambiquée…)
Vous ne m’avez pas lue : je ne parle pas du tout de cela, de clauses en cas de décès du parent. Je parle de ce que doivent ressentir tous ces enfants en subissant cette marée d’opinions qui dénigrent leur situation et leur(s) parent(s) sur les banderoles, à la radio, télé Car, il faut bien dire que le matraquage est permanent.
Je sais que le mot est à la mode, mais cette « stigmatisation » qu’ils vont intégrer, comme les enfants naturels d’antan, ou même les enfants de divorcés il n’y a pas si longtemps. Ils le vivront comme une honte, un symbole d’anormalité, une souffrance.
Ce ne sont pas des enfants du futur, ce sont des enfants du présent : ils sont LÀ, ils existent.