Oui, je le crains… Situer le problème pour l’essentiel du côté occidental en fait une demi-réalité et produira même un quart de solution. « il est temps de ne plus faire semblant que le peuple Touareg n’existe pas » : pour qui ? qui pourrait penser le contraire ? ni les Africains, ni les Arabes, ni les Occidentaux. Personne n’est dupe. Le vrai problème est bel et bien celui des frontières issues de la (dé)colonisation. Le choix de garder ces frontières au moment des indépendances par les premiers pouvoirs africains aura été une catastrophe (comme les frontières issues de la stalinisation).
L’intérêt des premiers gouvernants et premiers potentats était évident : mettre la main sans coup férir sur de vastes pays tout faits, englobant bien au-delà leurs territoires ethniques. Les dominations d’un groupe ethnique sur l’autre, à l’intérieur de frontières communes, a engendré, et engendre toujours, ces frustrations et ces conflits permanents à l’échelle des nations et des nations limitrophes.
Fallait-il faire autrement ? c’est pratiquement le choix qui a été fait partout : les frontières coloniales ont été conservées pour les nouvelles entités nationales. Rajouter une guerre de frontières aux gigantesques problèmes des passassions de pouvoirs lors des indépendances aurait aussi engendré d’énormes désaccords et guerres nationales et ethniques (cf. la partition Inde / Pakistan). Il aurait sans doute fallu du courage, de la prescience pour admettre les graves guerres du moment, mais assainir des situations ingérables et productrices de conflits permanents à long terme.
Solutions ? de nouvelles partitions nationales et de véritables indépendances des peuples/cultures, c’est dire si ce redécoupage serait encore plus surréaliste que le « charcutage » en dentelle des circonscriptions à la sauce Marleix / Pasqua…
Du calme ! la colère vous aveugle. Ces réactions épidermiques, agressives ou haineuses sont sans intérêt.
Relisez-vous mieux. Relisez-moi. Vous stigmatisiez un « amalgame » à propos d’« un enfant privé de père à cause des aléas de la vie et un enfant privé de père parce qu’une loi l’a sciemment organisé »… « énorme différence de nature » disiez-vous. Je vous réponds absolument sur cette idée. Je dis :
« Ce ne sont pas les aléas de la vie si on y a recours, c’est une possibilité délibérée et légale. L’amalgame est là, de faire croire qu’il y aurait une différence d’essence. » Vous voyez une trahison ? de la mauvaise foi ? Je réponds très fidèlement à votre appréciation.
J’argumente, je vous lis, j’essaie de vous répondre au plus près de vos arguments, mais vous n’y voyez que de la manipulation. Vous ne supportez pas le désaccord. Vous me répondez par des attaques personnelles, des procès d’intention, et non des arguments. Vous avez raison : inutile de poursuivre.
On n’est pas pacifiste en face d’un groupe qui vous fait la guerre. Le pacifisme est là pour l’empêcher, nouer des liens d’entente avec ses adversaires dans une optique internationaliste. D’ailleurs, le pacifisme est une valeur occidentale, ne vous en déplaise. L’Occident a donc réussi à instaurer un temps de paix en interne depuis la boucherie de la dernière guerre mondiale, avec les nation qui partageaient les hautes valeurs du pacifisme. Les pacifistes français et allemands oeuvraient dans le cadre d’une réconciliation.
Or, l’islamisme, par le Jihad, a déclaré la guerre. Les pacifistes occidentaux n’ont aucun partenaire chez les jihadistes pour construire les bases éthiques d’une volonté de paix.
Il y a au moins deux formes de pacifisme :
"le pacifisme intégral ou radical qui refuse par principe toute guerre et préfère la servitude à la guerre : il prône l’objection de conscience généralisée ;
le pacifisme partiel qui voit dans la guerre un moyen irrationnel et inhumain mais parfois nécessaire : il peut y avoir des guerres justes« . ( »Le pacifisme en Allemagne et en France entre les deux guerres mondiales", G. Merlio, IRICE 2, CNRS)
« Préférer la servitude à la guerre », vous peut-être, mais moi non, je ne goûte guère la servitude…
Que les impérialistes islamistes veuillent conquérir des territoires qui ne leur appartiennent pas par la force et le feu, et imposer leur lois barbares sur les populations : je suis farouchement contre. S’il y a des solutions pour arrêter cela, et si c’est la guerre, j’y suis favorable.
« Évidemment, puisque des lois autorisent déjà certains à faire un enfant hors-sol ».
Sabine, c’est exactement cela, des lois l’autorisent en France depuis 30 ans ! petit historique succinct sur wiki :
•1972 : la technique de congélation du sperme arrive en France et, avec elle apparaissent les Centres d’études et de conservation des œufs et du sperme humain (CECOS). Ces centres organisent le don de spermatozoïdes selon leurs règles éthiques d’anonymat et de gratuité. Les premiers dons ont lieu au dernier trimestre 1972 à l’hôpital Necker (ils sont rémunérés 50 NF) et sont limités à 5. Certains donneurs n’ont pas la majorité de l’époque qui est de 21 ans.
•1982 : naissance d’Amandine, premier bébé français né après une fécondation in vitro. Dans les années qui suivent, les progrès successifs permettent une meilleure maîtrise des traitements hormonaux et une augmentation des taux de succès.
Comme je l’ai dit dans un autre commentaire : je m’étonne que l’indignation contre la PMA s’exprime seulement maintenant, dans la situation que nous connaissons… C’est louche.
Sinon, oui, la PMA est actuellement légale (et encadrée par les lois de la bioéthique). Ce ne sont pas les aléas de la vie si on y a recours, c’est une possibilité délibérée et légale. L’amalgame est là, de faire croire qu’il y aurait une différence d’essence. Non, dans les deux cas, la PMA aide à un projet de maternité, quelque soit l’orientation sexuelle de la mère.
Non, la GPA est illégale, et elle le restera dans le nouveau mariage, puisque celui-ci est calqué sur le précédent. La GPA est interdite, non pour des raisons d’homo ou d’hétérosexualité, mais parce qu’elle est un danger pour la marchandisation des ventres.
Il me semble que cela a été répété des centaines de fois : il n’y aura AUCUNE différence entre le mariage actuel (homme+femme) et le mariage « pour tous » (sans distinction de sexe/genre) : AUCUNE. La filiation sera LA MÊME, la réalité père/mère biologique sera reconnue quand elle existe, au même titre que dans le mariage actuel : ni plus, ni moins. Quand la filiation est inconnue, comme dans le mariage actuel (PMA, adoption, non reconnaissance de l’enfant par le père, naissance sous x), la situation sera LA MÊME dans le futur mariage.
Donc, je le redis : je ne comprends pas l’hystérie des opposants qui répètent continuellement les mêmes fantasmes et les mêmes éléments de langage, alors que chacun d’eux à déjà reçu toutes les explication.
A moins de raisons religieuse ou d’homophobie, je ne vois pas de raison valable à ce refus d’une avancée dans la voie républicaine : plus de liberté, plus d’égalité, plus de fraternité.