VOXAGORA, tu as raison, « y a trop de boulot »… mais ce qui est sympa, c’est que dans « la vraie vie », les gens sont quand même moins bornés. Ici, tu tends le micro et c’est un véritable appeau pour tout le troupeau que tu dépeints si bien.
Salut Pigriipi, tu ne sais que trop qu’ AV est un nid de misogynes archaïques bas du front. L’auteure est bien naïve de croire que son article ne ferait pas un tabac ! 80% de votes favorables ! un score poutinien parfaitement prévu…
« Et le mépris des putes par nombre de féministes ? »
Je ne peux pas vous laisser dire cela sans réagir : c’est parfaitement faux, l’immense majorité des féministes et des mouvements féministes respectent les prostituées ! c’est la prostitution qui est combattue, pas les personnes, voyons. Les militantes qui prennent la parole, comme vous dites, sont une toute petite élite, ultra-minoritaire, plus très jeunes, qui défend sa position, souvent privilégiée, comme le MEDEF défend les patrons… ni plus ni moins. Celles que Ines dans un témoignage cru et terrible, appelle les V.R.P. de la prostitution.
Je n’ai jamais vue l’une de ces innombrables prostituées de l’Est ou de l’Afrique sub-saharienne, mineures, parlant à peine le français, privée de papiers et de droit, venir s’exprimer à une tribune pour défendre son mode de vie. Vouloir toujours confondre ces situations incomparables relève d’une mauvaise foi évidente ou pour le moins d’une naïveté consternante.
Je viens de relire ce témoignage qui raconte la vérité vraie, celle qui est toujours cachée à la société policée du PAF. Il ne faudrait pas que les téléspectateurs entendent parler de foutre ou de couilles, ce n’est pas convenable, voyons. Alors on parle de « travail du sexe », comme si cette appellation atténuait l’image d’une pratique qui n’est en rien un travail normal ni digne pour la quasi-totalité des prostituées.
Elle parle de Sonia qui intervient dans ce docu de France 2 :
"Le reportage m’a paru être surfait et sur joué par certaine prostituées , notamment une certaine Sonia travaillant dans une vitrine en Belgique. On dirait que celle ci a apprise par cœur son texte.
Quand on prend son vagin pour un tiroir-caisse, son corps pour un bien marchand et monnayable. Quand on met son amour-propre, sa pudeur aux oubliettes pour ne pas dire dans sa culotte. Il n’y a pas de p*** au grand coeur qui tienne ou je ne sais trop quelles fadaises et inepties du même genre. Nous sommes toutes sans aucune exception que de pitoyables traînées de bas étage. Quand à la p*** qui éprouverait une quelconque amitié pour son client en lui demandant effrontément des 200, des 300, des 400 euros de l’heure me paraît être un concept des plus comique. Il faudrait ne pas trop fantasmer sur la soi-disant p*** grand cœur. La p*** au grand cœur n’est valable que pour les films en noir et blanc des années 50 avec Jean Gabin. Prenez trois putes, mettez les autour d’une table, faites-les parler de leur clientèle sans journalistes, sans caméra, sans client.
Quand vous allez assister au déferlement de mépris et de moquerie qui va découler de leur conversation je vous garantis sur facture que le fameux mythe de la p*** au grand cœur, va en prendre un sacré coup."
Elle parle de son « métier », c’est cela, la réalité de la prostitution, ce ne sont pas les déclarations théoriques sur cette fameuse « liberté de disposer de son corps dans le cadre de relations sexuelles tarifées »…
Dieu que cette prostitution est jolie sur les plateaux télés !…
"À mes débuts, je me suis souvent menti à moi-même, je ne suis raconté des histoires, je me suis fait croire que faire la putes ça n’était pas si terrible, ni si horrible que ça. La prostitution de façon professionnelle comme unique source de revenus est une chose très pénible aussi bien nerveusement, psychologiquement que physiquement.
Si je commence à me dire que mon unique fonction, que mon unique objectif professionnel consistait à être un dévidoir a foutre. Que mon outil de travail serait des sexes d’hommes mal nettoyés. Que j’allais passer mes après-midi me frotter et à me nettoyer le cul comme une malade mentale avec un savon gynécologique antiseptique. Eh bien non cette vérité ne pouvait en aucun cas me permettre de la regarder en face."
"Il y a une bonne résolution que j’ai prise il y a quelques années. Je devais accepter. Accepter ce dernier gros porc ahanant sur moi. Je devais accepter ses coups de queue à répétition accumulées de la terre à la lune de la lune à la terre. Je devais accepter ce dernier cunnilingus mal fait.
Je demande 200 € de l’heure pour ma capacité a copuler avec n’importe qui sans être trop regardante sur la qualité de l’hygiène, du physique, de l’éducation du client. Même si le client ressemble à une poubelle ambulante, même s’il a une haleine fétide qui me donne l’impression qu’il a ingurgité des boules puantes pendant son repas du midi, même s’il sent des pieds le fromage pourri. Je dois supporter ses odeurs de transpiration ses sécrétions, son liquide séminal écœurant qu’il a bavé, dégouliné sur son ventre pire que les chutes du Niagara. Je vais devoir supporter son sexe mal lavé d’où il va émaner une subtile odeur de pisse et de chiotte. Car bien entendu, ces petits messieurs les clients sont comme des petits garçonnets et ne savent même pas se décalotter pour se laver la ***** correctement. On dirait des petits garçon qui s’imaginent que je mets le Tahiti douche uniquement pour faire décoration dans ma salle de bains. Je ne vous parle même pas des traces de matières fécales que je retrouve sur mes serviette-éponge que je leur donne afin qu’ils puissent prendre leur douche.
Ils ont 30 ans 40 ans 50 ans ; ils sont avocat, chirurgien, capitaine d’entreprise ; ils viennent me voir avec des chaussures et des montres d’un luxe pas possible, et malgré tout ça, ils ne savent toujours pas appliquer le geste d’hygiène de base que leur mère leur inculquait quand ils avaient 4 ans. Même si j’ai pleinement conscience que lorsqu’on prend la décision de se prostituer ou prend en même temps la décision de mettre ses mains dans la m***** de ses congénères, supporter toutes leurs m***** pour 200 € ne me semble pas être si disproportionné est exagéré que cela.
Non seulement le client paye pour que je lui suce sa queue mais en plus il me paye pour que je lui lèche les bottes. Alors moyennant finances je lui lèche les bottes. Et oui mes 200 euros de l’heure sont justifiés pour tout ça.…"
En Belgique peut-être, mais en France c’est un must, et sur AV, cela fait même partie de la charte…
Vous verrez, on va adorer votre article ici… Taper sur les féministes, et en plus quand on est une femme, c’est presque aussi génial que lorsque les antisémites donnent la parole à un Juif pour taper sur les Juifs.
Louer la prostitution quand on est une femme, on va vous tresser des couronnes. Pas d’inquiétude, les 95 % d’esclaves sexuelles exploitées dans d’indignes conditions et contre leur gré ne lisent pas AV, vous ne risquez pas d’être contredite.
Vous construisez une catégorie « féministe » totalement imaginaire pour mieux pourfendre un mouvement de libération qui vous dérange, et comme je vous comprends.
Désolée de vous le dire : « les » féministes, ça n’existe pas… Vous avez pu rencontrer un jour une personne castratrice et vous en avez gardé un frisson de peur qui aveugle votre intelligence et nourrit votre fantasme. Moi, je ne connais et ne lit que du féminisme d’égalité, de revendication de liberté et de droit pour tous. Cette forme de féminisme est la plus courante, dans tous les grands mouvements, les revues, les blogs. J’ai évoqué cet objectif du féminisme un nombre incalculable de fois sur AV, et dernièrement encore :
« le féminisme n’est en aucun cas une guerre des femmes contre les hommes, mais une lutte politique pour que les femmes acquièrent des droits analogues à ceux des hommes dans une société qui, historiquement, s’est construite par les hommes et pour les hommes. »
Ou bien encore :
« le féminisme est une vision politique globale et ne doit pas se laisser segmenter entre le »bon« féminisme et le »mauvais« : c’est une arme classique des misogynes. »
… oui, archi-classique, Péréol, comme votre plaisant recours à votre « amie » dont vous instrumentalisez la féminité en lui prêtant vos paroles machistes. Là encore, le bon féminisme (soumis sans doute, et convenable…), et le mauvais (mauvaise image, le « pseudo »-féminisme…).
Enfin, je le rappelle, déclarer sans vergogne que « dire du mal des hommes est le seul discours politiquement correct » est une douce plaisanterie. Les articles sexistes sont légion et drainent des commentaires toujours aussi misogynes. Le politiquement correct, sur AV et internet, c’est justement le discours anti-féministe…
Ne vous inquiétez pas, vos avis sont chouchoutés et je ne vois pas, à part ma fort légère ironie, de commentateur qui ait tellement maltraité votre idéologie.
Et puis le cas de Djian est rarissime, inutile de vous victimiser. Quand vous aurez entendu comme moi autant de généralités des plus infamantes sur « les » femmes, vous aurez le cuir moins tendre.
La collusion de type rouge-brun-vert qui règne en maître ici permet une joyeuse connivence entre les misogynes de tout bord, les « supérieurs » à la Soral, les « complémentaires » à la mode islamique, les « virilistes » à la Breivic, auxquels s’agrègent toute la galaxie des petits suiveurs, les masculinistes, les bigots catho, les pro-Poutine, les pro-islam/antisionistes, le beauf franchouillard, le nostalgique des chambrées et des cours d’école, etc etc etc.
C’est dire si vous êtes en bonne compagnie ici, et vous n’avez pas à craindre grand monde pour venir contrer vos idées…
Les relations hommes / femmes, c’est une balance, avec 2 plateaux… Avant, le plateau féminin était tout en bas et personne dans la société française n’aurait pensé à demander une égalité. Maintenant que le plateau féminin remonte (oh… assez poussivement) à la suite des revendications politiques du féminisme (on va dire que ça commence vraiment avec Condorcet ou Olympe de Gouges), les hommes ont l’impression que leur plateau « descend »…
C’est une vision toute relative, cher ami : il n’est pas question de « rabaisser » les hommes mais de mettre au même niveau d’équilibre, les 2 plateaux de la balance, celle de la justice et des droits de la personne.
Plutôt que de se victimiser perpétuellement, certains hommes devraient tout simplement donner la main aux femmes pour les faire monter à leur niveau de droits, tout simplement.
Votre amie ne connaît pas le féminisme, car ce courant socio-politique défend une égalité de traitement, réel et symbolique entre n’importe personne de quelque sexe que ce soit. Si elle croit que demander les mêmes droits que les hommes rend les femmes « machos », alors elle a une bien piètre image des hommes pour croire que leur machisme consiste à conserver des droits supérieurs aux femmes n’est-ce-pas ?…