mais pourquoi dire des « grévistes noirs » ? ils sont bien d’autre chose que « noirs ». Ne voyez-vous pas la cause que vous induisez entre leur « couleur » et leur assassinat ? c’est là que se niche un racialisme (proche du racisme…).
rosemar, si vous ne voyez qu’une affaire de « blanc » et de « noir » dans cette tragédie, c’est pour le moins une optique « racialiste », sinon « raciste », difficile de nier cela. D’aucuns peuvent y voir, comme kane85, une stricte affaire de violence policière à l’égard de grévistes et dire « Ces histoires de blancs, noirs, droite, gauche, gouvernements, boites privées et autres je les fout à la trappe ».
Maintenant, difficile de ne pas se rappeler qu’à l’époque de l’apartheid, toutes les violences étaient mises sur le compte du racisme des blancs. Aujourd’hui qu’il n’y a plus d’apartheid politique, les violences subsistent et elles gênent car il n’est pas politiquement correct de parler du racisme des noirs…
Je comprends donc l’exaspération de voir le racisme des seuls blancs mis à toutes les sauces alors que le racisme est humain et sans frontière.
Cela étant dit, et c’est le sujet de votre article, je suis d’accord avec vous que cette loi est indigne et qu’il faudrait souhaiter une réaction internationale virulente, puisque ça peut être efficace…
« Combien faut il être raciste, rosemar, pour ne pas reconnaître que blancs et noirs lorsqu’ils arrivent au pouvoir sans garde-fou se conduisent exactement de la même façon » : là, je suis complètement d’accord. Mais les lois ne devraient pas permettre de rendre responsables les grévistes survivants de la tuerie ! la panique dans l’instant, ok, faut voir, mais l’application froide et inhumaine d’une loi odieuse : NON.
Au delà du « sexe », voilà comment la société construit le « genre » dès le plus jeune âge… et quand je pense que la quasi-totalité des intervenants de ce site déblatèrent sur les « gender studies » ! il faut vraiment être « aveugle » (pour être gentille…), de mauvaise foi ou profondément sexiste pour ne pas voir l’évidence, ce que vous écrivez :
« on transmet très tôt à ses enfants cette exigence du toujours plus : toujours plus belle, plus séduisante, plus enviée… »,
« Habillement suggestif, jeu de la séduction, banalisation de la sexualité, conditionnement à des standards de beauté uniques… »,
« Dans le modèle relationnel véhiculé par les médias, on trouve des rapports hommes/femmes stéréotypés (femme sexy mais soumise, homme forcément dominateur) : des images de femmes-objets adultes, dénudées et sensuelles… ».
Et enfin, « La formation identitaire des filles se fonde essentiellement sur l’apparence », « Le souci de l’image corporelle, la tenue vestimentaire, la volonté d’imiter le monde de la femme-objet adulte « vendue » par les médias dépassent en importance les préoccupations scolaires et culturelles », etc.
… sans oublier que « Les dégâts multiples causés sur les jeunes, ados, pré-ados, enfants, par la folie de l’hypersexualisation précoce sont multiples et dramatiques ».
Alors, les « pistes », les « solutions » demandez-vous ? commencer par prendre conscience du dressage pernicieux qu’inculquent les codes sociaux de genre dans tous les recoins de la vie sociale et ne pas être dupe du patriarcat machiste qui s’étale partout sans vergogne, aidé par une logomachie efficace, longuement mûrie en France à l’ombre de la sympathique « gauloiserie » à la française et de l’un des machismes les plus puissants d’Europe…
Sabine, vous inversez mon argument et vous contestez ensuite ce que je n’ai pas prétendu.…
J’ai dit que « LA » vie est partout, dès qu’il y a du vivant, et que l’interruption de la vie est banale, ni plus ni moins. Je n’ai pas dit le contraire, que l’IVG n’interromperait pas la vie…
Si vous faites un sort à l’IVG, c’est que vous faites un sort à un amas de cellules qui serait du « potentiel » humain. Mais je vous l’ai dit : même un ovule ou un spermatozoïde sont des potentiels de vie humaine. Combien de vie humaines se perdent dans un préservatif !
Tracez-vous une frontière éthique à ce point radicale entre l’ovule non fécondé et l’ovule fécondé ? Entre le coït interruptus et le coït non interrompu ? entre la pilule de la veille et la pilule du lendemain ?…
Si à toutes ces questions vous me répondez « oui », alors votre idéologie religieuse est radicale mais au moins elle est cohérente. Elle soutient l’idée que l’acte amoureux humain n’est destiné qu’à la procréation et que rien ne doit venir interrompre la venue du petit humain en devenir, depuis la nuit de noces jusqu’à l’acouchement…
Sinon, eh bien vous admettez des appréciations d’une situation CULTURELLE, d’une idéologie humaniste qui prend en compte une hiérarchie des valeurs où, par exemple, les femmes ont acquis de haute lutte le droit de choisir d’avoir ou non des enfants, l’émancipation par la contraception et l’IVG, et qu’un embryon n’est pas un foetus…
Pour finir de répondre à votre commentaire : moi non plus et je pense aucune femme ne conçoit l’IVG comme un acte banal. C’est toujours une décision douloureuse et difficile. C’est pour cela qu’il faut donner plus de pouvoir et de publicité aux associations type « planning familial » et promouvoir les politiques de prévention à l’école comme celle qu’a entrepris Ségolène Royal dans sa région, action stupidement freinée par le gouvernement de l’époque pour des questions bassement politiciennes (et irresponsables).