Et vous qui vous vantez de penser par vous-même : vous voilà prise la main dans le sac ! C’est pas beau de tricher, chère amie !
Au moins les choses sont plus clairs à présent (ne vous en déplaise, vous qui vous targuez de n’appartenir à aucun courant idéologique particulier) : vous êtes bel et bien libérale (et c’est votre droit ) donc inégalitaire (sauf au niveau juridique et politique) donc à droite. Car, là encore ne vous en déplaise, (j’ai écrit suffisamment sur le sujet dans le cadre de mes activités professionnelles, pour savoir ce qu’il en retourne), la valeur fondamentale qui différencie la droite de la gauche est celle de l’égalité, et ce depuis que le clivage est apparu avec la Révolution française. Or, contrairement à ce qu’affirment les libéraux (et notamment ceux de Contrepoints), depuis au moins le lendemain de la première guerre mondiale, le clivage droite-gauche repose sur la sphère économique, ou socio-économique. De sorte que toute personne se réclamant du libéralisme économique, d’essence inégalitaire, se voit classée à droite.
Ne soyez pas aussi complexée, chère amie, et admettez-le sans nous sortir vos habituelles balivernes (qui du reste datent des années 1930 ! Pas très moderne tout cela !) selon lesquelles la gauche et la droite sont des concepts usés et surannés, qu’il conviendrait donc de transcender (ce qui est vrai, dans une certaine mesure, c’est-à-dire en ce qui concerne uniquement le couple UMPS). Et ce, sans doute pour que tout le monde adhère à des variantes d’une idéologie libérale qui vous est chère (à l’insu de votre plein gré peut-être ?).
De votre côté, cher Soaf, vous comparez ce qui n’est pas comparable.
Mitterrand fut réélu en 1988, non pas malgré un mauvais bilan, mais en raison du bilan de son opposant un certain Chirac, qui venait de tenir les rênes du pouvoir, cohabitation oblige, pendant deux ans.
Le mauvais bilan du premier mandat de Mitterrand fut bel et bien sanctionné via la défaite aux législatives de 1986 qui déboucha sur la cohabitation Mitterrand-Chirac.
Idem pour Chirac : bilan sanctionné au bout de seulement deux ans via la défaite aux législatives de 1997. Sa réélection de 2002 tient à deux facteurs :
1. Une cohabitation de 5 ans où il n’a guère tenu les leviers du pouvoir et put faire ainsi oublier son propre bilan de 1995-97 ;
2. un deuxième tour le mettant aux prises à JMLP où il était quasiment assuré de l’emporter haut la main, comme n’importe qu’elle autre candidat dit « respectable ». Dans ce second tour, c’est le bilan de Jospin qui fut sanctionné et non celui de Chirac.
« pensez vous sincèrement que de « taxer » un peu plus ceux que vous appelez « les riches » va résoudre la crise actuelle ? cela ne rapporte presque rien. »
Mais, chère amie, personne ne dit que cela va résoudre la crise. De plus, en affirmant que « cela ne rapporte rien » vous confirmez donc qu’il ne s’agit au fond que d’une mesurette générant chez les « riches » une attitude cupide des plus outrancières compte tenu des véritables enjeux.
Faudrait-il, selon vous, taxer davantage pour que cela rapporte enfin ?
« cela ne sert qu’à satisfaire l’ego aigris et revanchard d’un électorat capturé par de telles promesses électorales inaptocratiques. mais a rien d’autre ! »
Sauf que l’on est tous, d’une certaine manière, l’« inaptocrate » de quelqu’un. Utiliser ce type de terme un brin méprisant et condescendant pour stigmatiser son adversaire me paraît donc peu constructif et donne plutôt l’impression que celui ou celle qui l’assène est empreint justement d’aigreur et d’un esprit revanchard, vouant aux gémonies tous ceux (par définition des « crétins » achevés) qui ont entravé l’accession au pouvoir du mouvement porteur de ses idées (par définition issues de l’intelligence et de la raison suprêmes).
Chère amie, je n’ai jamais éprouvé de mauvais sentiments envers quiconque.
Encore une fois, ce n’est pas parce que l’on s’exprime parfois à coups d’ironie, voire de sarcasme, que l’on est empreint de mauvais sentiments ou que l’on éprouve de la haine. On peut ainsi très bien être ironique ou sarcastique sans pour autant insulter l’autre ou être grossier à son égard.
Bref...
Je vous adresse tous mes meilleurs voeux également.