Réalisez-vous que vous ne faites que vous répandre en raccourcis, détournements sémantiques et extrapolations on ne plus plus grossiers ? Ca frise même la vulgarité chère amie !
A aucun moment, il n’est question chez moi de restreindre la liberté de circulation, ni de restreindre la liberté tout court ! J’estime même que l’économie telle qu’elle est organisée aujourd’hui limite la liberté d’entreprendre puisque seules les activités à forte valeur marchande ont droit de cité.
En outre, vous, à l’insulte facile, prompte à traiter vos contradicteurs d’analphabète, vous avez omis de citer (sciemment ?) le passage où je dis qu’un texte tel qu’une déclaration des droits de l’homme ne me posait aucun problème (et qu’à titre personnel je préférais celle de 1793 à celle de 1789), à condition non plus de ne pas le graver dans le marbre (ce qui implique de pouvoir l’amender ou le modifier à tout moment), de ne pas en faire un texte sacré, un dogme, car, à mon sens, tout dogme peut s’avérer dangereux et pour les libertés individuelles et pour les libertés collectives. C’est tout ce que j’ai, grosso modo, voulu exprimer. De sorte que votre comparaison avec Hitler s’avère on ne peut plus déplacée et outrancière...
Apprenez ceci mademoiselle : ce n’est pas parce que vous vous exprimez crûment, sans ambages, notamment via l’insulte, que ce que vous dites est vrai. Ce n’est pas parce que vous êtes ingénieur sortie de je ne sais quelle Grande Ecole que vous détenez pour autant la vérité absolue. Ce n’est pas parce que l’on n’abonde pas dans le sens d’une personne idéologiquement, que l’on éprouve de la haine envers elle et que l’on souhaite sa perte ou au mieux l’enfermement.
Et, je vous prie, épargnez-moi vos répliques d’une niaiserie affligeante, genre « vous n’êtes qu’un jaloux, na ! ». Car, pour ma part, je n’ai nullement à rougir de mon parcours en termes à la fois de travail et de diplômes. A preuve, j’ai même (entre autres) enseigné en CPGE par le passé. Et j’y ai rencontré des étudiants, aujourd’hui ingénieurs comme vous, dont certains, très brillants, savaient faire preuve d’humilité et de recul par rapport à leurs savoirs et leur intellect ; et ce (du moins force est de le constater depuis que vous intervenez sur ce forum) contrairement à vous...
Franchement, pour quelqu’un qui prétend appartenir à l’élite, ça ne vole pas bien haut ! Car tout n’est que poncif, caricature, cliché, stéréotype, condescendance, grossièreté, intolérance, niaiserie, puérilité, jugement de valeur, superficialité chez vous... Du moins force est une nouvelle fois de le constater...
Au départ, je vous trouvais même plutôt sympathique, par votre côté petite fille naïve (d’où mon « voulez-vous m’épouser ? » plus affectueux qu’autre chose)... Mais vous avez fini par perdre mon estime en raison des outrances qui ont de plus en plus imprégné vos propos...
Je vous laisse donc vous regarder le nombril et à vos certitudes de petite fille prétentieuse...
« Je
vous ai dit que je trouve cela rigolo : Ferry
+ Galton + Marx = Hitler,
moi, je trouve cela rigolo, même si cela vous dépasse
complètement ».
Encore
une fois, je ne vois nullement l’intérêt d’user de ce type de
procédés pour « agacer » vos contradicteurs (que cela vous prenne deux secondes ou deux heures). Je vous
croyais au-dessus de ça, franchement !
Mais
bon, on ne va pas épiloguer là-dessus ad vitam aeternam. ..
« Je
continuerai donc de m’en servir, puisque vous êtes le premier, et
sans doute le dernier, à avoir répliqué en patrocinant sur les
différences idéologiques entre le fascisme et le nazisme d’une
part, le communisme, subitement devenu socialisme, d’autre part »
D’une
part, ce n’est pas vous que j’ai cherché à convaincre, mais tous
ceux qui seraient susceptibles de gober vos « bobards »
destinés à m’ « agacer ».
Par
ailleurs, si vous m’aviez lu attentivement vous auriez su que mon
emploi de « socialisme » se voulait générique,
regroupant tous les courants qui s’en sont réclamés, dont les
communistes (ne vous en déplaise), toutes tendances confondues
(marxiste, léninistes, anarchistes...).
« Et
bien, c’est que vous avez le bon sens utopique : votre
autogestion par des hommes libres et égaux politiquement,
socialement et économiquement, c’est du flan »
Je
n’attendais pas moins de vous.
« la
porte ouverte à d’ineptes dérives idéalistes et à d’aberrantes
dérives humanitaristes »
Cela,
c’est de la spéculation pure et simple. De même que de dire (comme
je le fais), qu’une politique répressive à la sauce FN contre
l’immigration aboutira à des mesures dignes d’une dictature et à
une catastrophe économique (pour les raisons évoquées lors de l’un
de nos échanges précédents, et sur lesquelles donc je ne vais pas
revenir)
« Et
déjà, vous n’empêcherez jamais les grandes gueules d’exercer
leur ascendant sur les timorés, et à plus forte raison sur les
j’m’en foutistes, la majorité absolue des gens depuis
toujours ».
Oui
et alors ! Ce n’est pas parce que les grandes gueules
chercheront à exercer leur ascendant sur les timorés, et sur les
j’m’en foutistes (comme c’est le cas dans nos démocraties
libérales) que cela débouchera inéluctablement sur des échecs ou
sur des dictatures. D’autant moins si ces grandes gueules sont
compétentes...Elles seront donc élus et pourront exercer la volonté populaire comme dans toute vraie démocratie qui devrait se respecter...
« Ca
n’a rien à voir, »
Peut-être (et encore !) mais moi je vous parle des gaspillages (bien réels) inhérents à
l’économie de marché, nuisibles pour l’environnement (entre autres
nuisances) et tout simplement pour notre mode de vie développé,
puisque nous risquons la pénurie (due aux pillages effrénés des
ressources, entre autres) à l’aulne de nos modes de consommation.
« le
gaspillage de l’économie de marché, mais aussi le gaspillage des
particuliers (je pense à celui des denrées alimentaires),
n’entraînent aucune restriction, tandis que le gaspillage dû aux
complexités de la planification, c’est la pénurie assurée :
quand on calcule au plus juste - lutte contre le gaspillage oblige -
on n’a pas de réserves pour rattraper les co...ries. »
Encore
une fois, nul mode de production n’est à l’abri de gaspillages, le
but étant de les réduire au max. C’est pourquoi, même dans un
système de planification il y aura toujours des réserves. Quant aux
complexités de la planification, vous vous fondez sur celles des
pays dits communistes. Or des pistes existent (notamment celles que
j’ai évoquées) pour justement « décomplexifier » ce
mode de production, sachant aussi qu’aujourd’hui nous disposons de
moyens de communications autrement plus performant qu’à l’époque de
la guerre froide. Et puis, de toute façon, comme je l’ai déjà
souligné, le socialisme n’implique pas systématiquement un mode de
production planifié et peut très s’accommoder d’une organisation
fondée sur le marché.
« Légende
urbaine ».
Là
cher ami, je crois que vous ne savez plus quoi dire pour avoir le
dernier mot. Je vous ai connu mieux inspiré. Ou alors est-ce encore
parce ce que vous trouvez ça « rigolo » ou que vous
voulez « m’agacer » ?
« Ce
sera rationnel quand il s’agira de faire circuler, à coups de
votes d’assemblée et de e-mails des tonnes de produits frais et
périssables d’un bout à l’autre d’un pays de 1000 x 1000 km…
Et si vous avez ajouter à cela, les exigences d’une lutte
prioritaire contre le gaspillage, vous aboutissez inéluctablement à
la double planification de la production et de la
consommation, c’est-à-dire au contingentement et au
rationnement !
Je
préfère croire que vous n’avez jamais réfléchi à la mise en
œuvre concrète et aux conséquences pratiques de vos « visions ». »
Encore
une fois, vous ne m’avez pas bien lu, cher ami, puisque tout cela se
ferait « en lien étroit avec la distribution qui fera remonter
par voie informatique les infos concernant les besoins ou non des
clients pour tel ou tel produit » et que, par ailleurs, la
production de proximité (ainsi que la production qualitative des
produits non alimentaires) sera favorisée et développée pour
justement contribuer à abattre ces écueils (on importe nombre de
produits des quatre coins du monde, mondialisation oblige, que l’on
pourrait très bien produire parfois à deux pas de chez nous). Et
puis, encore une fois, et pour conclure là-dessus, il ne s’agit-là
que d’une base pour une alternative (donc discutable et amendable) et
non d’un dogme...
"Personnellement
non, mais je les lis et je comprends le contenu de leur prose. Ils
assènent ce genre d’affirmations, mais ne cherchent jamais à les
étayer doctrinalement. Et je n’ai pas le sentiment que les
questions doctrinales les captivent plus que moi".
Je ne
parlais pas de ceux qui « assènent
ce genre d’affirmations ». Les « autres »
faisaient référence à ceux (disons les citoyens lambdas) qui,
selon vous, n’ont cure de ce type de questions doctrinales.
J’ai
par ailleurs du mal à vous croire quand vous dites que les
« questions doctrinales » ne vous captivent pas. Pourquoi
alors avoir engagé ce type de discussion ? Pourquoi alors, tout
simplement, « croiser le fer » avec moi ? Vous vous
ennuyez à ce point cher ami ?
"Non,
non, je n’admets pas".
Ben si,
cher ami, puisque vous reconnaissez que « ceux qui assènent
ce genre d’affirmations » n’y croient pas du tout.
« Oh,
pas du tout. Vous pouvez remonter aussi loin que vous voulez dans ma
page personnelle, je ne parle jamais d’origines de gauche du
fascisme et du nazisme, ou de corrélation doctrinale avec le
communisme ».
Euh, si qd
même un peu, via votre « Hitler aurait été de gauche à la
fin du 19e siècle » et le concept d’Homme nouveau
propre aux deux doctrines.
Mais je ne
parlais pas vraiment de ça, cher ami. Il s’agissait de la pirouette
fondée sur la volonté d’« agacer » vos contadicteurs.
Sachant qu’en plus cette collusion idéologique, communisme /
fascisme, ou fascisme = idéologie de gauche, constitue l’un des
piliers de la propagande de l’extrème droite, y compris le FN,
depuis maintenant au moins une dizaine d’années. Or une propagande a
pour but non pas d’« agacer » des opposants mais de faire
du prosélytisme.
« Peut-être,
mais il reste que, dans le passé, j’ai agacé beaucoup de monde
avec ça... »
Ouais bof !
Franchement, agacer pour le plaisir d’agacer, je ne vois vraiment pas
l’intérêt, à moins d’aimer perdre son temps...
« Vous,
et je vous cite : « ... pour aboutir à une
société humaine autogérée par l’ensemble des individus libre et
égaux politiquement, socialement et économiquement. Libre
économiquement au sens où à la faveur de la sécurité matérielle
que lui procurera notamment le revenu universel, l’individu pourra
(ou pas suivant la nature de l’activité) coopérer et s’associer
avec la ou les personnes de son choix. »
Si vous ne
trouvez pas cela idyllique, c’est assurément très bien imité. »
D’une part,
il ne s’agit pas de mon « socialisme » mais d’une
synthèse des desseins de tous les courants. Socialistes. D’autre
part, tout dépend de ce qu’on entend par « idyllique ».
De mon côté, je n’y vois rien d’extraordinaire, juste la base d’un
projet alternatif destiné non pas à ériger la « Cité
idéale », mais à améliorer non pas l’Homme mais
l’organisation et les relations humaines, notamment par la réduction
drastique des inégalités et la mise en place d’une sécurité
matérielle, vectrice de liberté et d’autonomie accrues de chaque
individu. Pour moi, tout cela relève plus du bon sens que de
l’ « Utopie » stricto sensu.
« Très
franchement, je ne suis pas sûr que cela en vaille la peine. Nous ne
serons jamais d’accord sur rien, et nos points de vue ne sont pas
destinés à se rapprocher. Alors, c’est à vous de voir... »
Je vous
trouve bien naïf pour le coup ! Ou alors faussement naïf, car
un « vieux routier » comme vous (semble-t-il) devrait en
principe savoir que ce type d’échange ou de débat ne vise nullement
à atteindre un quelconque consensus ou, encore moins, à faire du
prosélytisme (sauf peut-être pour certains lecteurs). Admettez
plutôt que vous n’avez ni le temps ni l’envie (ce que je peux
comprendre) de répondre point par point à l’éventuelle tartine que
je serais amené à vous adresser, en guise de réponse à votre
assertion concernant le socialisme.
Allez, pas
de panique, je vais essayer de faire bref cette fois.
« Les
échecs, la gabegie et les gaspillages inhérents à une
planification ingérable - à moins que vous ne prévoyiez d’en
revenir à des communautés réduites de type baba cool -,
exigeront des coupables et des châtiments exemplaires. Ce qui
permettra d’inclure les gêneurs et les fâcheux dans la rafle...
Et voilà... »
Premier
point : vous parlez de gaspillages inhérents à tout processus
de planification, comme si l’économie de marché n’en était
nullement porteur. A tel point que, pour que toute l’humanité
consomme comme nous le faisons dans nos économies de marché
développées, il faudrait 3 ou 4 planètes. Par ailleurs,
n’avez-vous donc jamais entendu parlé de l’« obsolescence
programmée », destinée à réduire la durée de vie ou
d’utilisation d’un produit ? Tout cela pour dire que nul processus de
production n’est à l’abri de gaspillages, lesquelles sont plus le
résultat du productivisme – où la qualité est sacrifiée sur
l’autel de la quantité - qu’autre chose.
Deuxième
point : vous semblez penser que tout processus de planification
aboutit inéluctablement à des méthodes dictatoriales. Or vous
oubliez que, d’une part, la
France a connu 10 plans, géré par le Commissariat général du
Plan, de 1946 à 1992, tout en demeurant une démocratie libérale
(dotée d’une économie capitaliste mixte), et d’autre part, dans
tous les pays dits « communistes », la dictature a
toujours précédé la planification, laquelle n’est donc nullement
la conséquence de la première.
Quant
au principe de planification, il se s’agit bien évidemment pas de
suivre le modèle soviétique, non-démocratique, productiviste,
hyper centralisé et bureaucratisé, mais de l’appliquer de façon
décentralisée (avec comme base territoriale la région par
exemple), démocratique (via des assemblées composées certes d’élus
locaux mais aussi de représentants locaux des consommateurs et des
producteurs), dans le respect de l’environnement (afin de ne pas
produire tout et n’importe quoi sans tenir compte de l’hygiène et
des ressources naturelles), et en lien étroit avec la distribution
qui fera remonter par voie informatique les infos concernant les
besoins ou non des clients pour tel ou tel produit. C’est ce que
propose plus ou moins les partisans de l’ « économie
distributive ».(http://economiedistributive.free.fr/
).
Et
en cas d’échecs, nul besoin de « coupables
et (de) châtiments exemplaires » : les planificateurs ne
seront pas réélu et seront donc remplacé par des gens considérés
comme plus compétents, comme cela se fait dans toute organisation
démocratique qui se respecte.
Dernier
point enfin : la définition de base du socialisme (voir plus
haut) n’implique pas obligatoirement une organisation de la
production fondée uniquement sur la planification. Ce qui signifie
que celle-ci peut très bien s’inscrire dans une logique d’économie
mixte (plan + marché) comme le proposent certains courants.
(http://fr.calameo.com/read/001054652caf339989c89)
Voilà,
je n’irai pas plus loin (c’est pourtant pas l’envie qui me manque
!)...
Vous n’avez donc rien de mieux à faire que de « m’agacer », cher ami.
« L’essentiel est ailleurs, les similitudes sont dans le fait que les trois doctrines reposent sur vision chimérique de l’homme et de l’avenir, et que toutes les trois postulent la mise à l’écart des opposants. Démontrant l’existence des identités nationales, les Bolcheviques ont fait ça à la russe, les Nazis à l’allemande, et les fascistes à l’italienne... »
L’essentiel est que toute dictature, quel quel soit, de gauche, de droite, socialiste, nationaliste (donc en s’inspirant des principes auxquels vous souscrivez), catholique, islamique, martienne, vénusienne... est mauvaise ! Point !
On ne va tout de même pas épiloguer là-dessus ad vitam aeternam, non !?
« Le cas échéant, votre socialisme idyllique n’y échappera pas ». Les échecs, la gabegie et les gaspillages inhérents à une planification ingérable - à moins que vous ne prévoyiez d’en revenir à des communautés réduites de type baba cool -, exigeront des coupables et des châtiments exemplaires. Ce qui permettra d’inclure les gêneurs et les fâcheux dans la rafle... Et voilà...«
Qui parle de »socialisme idyllique« ? Pas moi en tout cas !
Pourquoi est-ce que vous me caricaturez de la sorte ? Pour m’agacer ? Vous n’avez donc rien de plus important à faire ? Si tel est cas, alors, d’une part, je vous plains, et d’autre part, force est de constater que nos échanges, jusqu’ici plutôt cordiaux et respecteux, tournent en »noeuds de boudin« , si j’ose dire. Et c’est bien dommage !
»Les échecs, la gabegie et les gaspillages inhérents à une planification ingérable - à moins que vous ne prévoyiez d’en revenir à des communautés réduites de type baba cool -, exigeront des coupables et des châtiments exemplaires. Ce qui permettra d’inclure les gêneurs et les fâcheux dans la rafle... Et voilà..."
Est-ce encore de la provocation (pour m’agacer) ou est-ce que vous le croyez vraiment ?
Car si tel est le cas, alors là encore : c’est vous qui le dites !
Je reviendrai dessus ultérieurement si j’ai le temps.