« néanmoins vous avez réagi en proposant qq chose de constructif (bien qu’utopique) et cela c’est positif, voilà où je voulais en venir »
Ce qui m’arrive bien souvent chère amie (la plupart du temps même) ; il ne faut pas croire ...
Quant à votre « utopique », sachez que ce qualificatif peut s’adresser à tous ceux et celles dont on ne partage pas les idées. Ainsi en est-il, pour ma part, notamment des recettes inspirées du libéralisme pour sortir de la crise... Lesquelles sont donc, à mon sens, « utopiques »...
De l’utopie ? Non Irina, puisque cela est appliqué aux US que l’on saurait taxer de pays utopique à la sauce gauchiste.
Je vous accorde que cela n’est pas aisé à mettre en place techniquement parlant. Mais si les Américains ont réussi, pourquoi pas nous ?
Par ailleurs, cette mesure fait parler d’elle en France que depuis peu. Après, tout est question de courage et de volonté politique, à voir donc...
Mais admettons que ce soit « utopique » (au sens figuré). Que faire alors (sachant que ces exilés fiscaux font oeuvre plus d’égoïsme que d’humanisme) ? Vous conviendrez que si l’on ne fait rien, cela équivaudrait à céder à une forme de chantage dont pâtirait la population (cela irait en effet dans le sens d’une aggravation des inégalités puisque les « riches » seraient dispensées d’effort quant à la résorption de la crise ; ce qui, à mon sens, n’encouragerait nullement l’humanisme).
"quand
je vous compare a des dictateurs, c’est quand vos propos sont ceux
d’un dictateur en herbe. je suis contente de vous voir réagir,
cela prouve qu’il reste encore de l’humain en vous et que vous
avez quelques dispositions à vous remettre en question. j’espère
seulement que votre réaction sera vécue positivement".
Vous me pardonnerez, chère Irina (sachant que
vous aussi, vous avez remonté dans mon estime), mais là encore je
vous trouve excessive qd vous écrivez ceci : "cela prouve qu’il
reste encore de l’humain en vous et que vous avez quelques
dispositions à vous remettre en question. j’espère seulement que
votre réaction sera vécue positivement".
D’une part, vous confirmez que vous avez
procédé par raccourci et extrapolation, et donc réagi à travers
le prisme de vos convictions. Car si vous aviez bien lu mon échange
avec RBEYEUR, vous n’auriez pas tenu ce type de propos.
D’autre part, je pourrais très bien vous
retourner votre "cela prouve qu’il reste encore de l’humain
en vous". Car, chère amie, nul ne détient le monopole de
« l’humanisme », notion par essence abstraite (chacun
ayant sa vision propre de l’humanisme) et partant pourvue
d’acceptions multiples.
"j’espère seulement que votre réaction
sera vécue positivement"
Désolé, mais là je ne vois pas trop où vous
voulez en venir.
« la
question était pourtant simple :
comment empêcher les exilés fiscaux
de sortir sans les priver de la liberté de circulation ?
« si
vous ne savez pas répondre à cette simple question, je doute que
vous ayez la moindre capacité à changer efficacement et humainement
quoi que se soit aux dérives de la société actuelle.
alors répondez moi SVP, Je compte
sincèrement sur votre réponse ».
Mais
chère amie, (pour aller vite, car je n’ai pas le temps de
développer) il ne s’agit nullement d’interdire la liberté de
circulation mais de dissuader l’exil fiscal par une mesure éprouvée
aux US et que même Sarko a fait sienne. Ainsi les
exilés (pour raisons fiscales) verseraient au fisc français la
différence entre l’impôt payé à l’étranger et le montant qui
aurait été dû en France.
Après libre à chacun de partir (pour raisons fiscales ou non),
seulement le montant des impôts demeura le même, au bout du compte,
que l’on soit en France ou ailleurs - et la France récupérera une
partie du manque à gagner.
S’il y a bien un projet qui fait consensus (de l’extrême droite à l’extrême gauche), c’est bien celui-là.
Et en parlant
d’humanisme, je n’ai pas l’impression que les exilés fiscaux en
fassent preuve de bcp (d’humanisme)...
« si vous ouvrez les portes en grand, tous les miséreux du monde entier vont se ruer pour entrer.
mais vu que nous sommes déjà au bord de la faillite , nous ne pouvons objectivement les accueillir.
il faut donc fermer les portes pour éviter de les laisser rentrer, non par plaisir sadique, mais parce que nous n’avons pas le choix. »
Comme l’a dit Rocard, il ne s’agit pas de « de recevoir toute la misère du monde » mais d’y apporter notre contribution, de toute façon inévitable (à mon sens)...
« ce n’est pas de la démagogie que de dire simplement la vérité ».
Mon « démagogie » s’adressait à votre « Combien de travailleurs clandestins accueillez-vous sous votre toit ? Aucun ».
Il stigmatisait moins votre point de vue (que je respecte) que l’argument que vous avez utilisé pour l’étayer.
En réagissant de la sorte, vous vous mettez inconsciemment au même niveau de grossièreté et de « trollisme » que ceux que vous qualifiez de « corbeau ». Et cela (ne le prenez pas mal, il s’agit d’un simple constat qui ne remet pas en cause vos idées) dans maints de vos échanges sur ce forum...
Je pense pourtant que vous êtes autrement plus subtile que cela...