• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Connolly

Historien, enseignant-chercheur précaire

Tableau de bord

  • Premier article le 19/12/2011
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 1 404 44
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique




Derniers commentaires



  • Connolly 28 décembre 2012 12:20

    « A Conolly, Vous vous êtes donné beaucoup mal - et beaucoup trop de mal, si vous n’avez pas un autre usage de votre démonstration - pour prouver qu’il n’y a pas de «  corrélation doctrinale » entre le communisme d’une part, le fascisme et le nazisme d’autre part. »

    Cela, c’est vous qui le dites. Pour ma part, j’estime ne pas avoir perdu de temps car il est facile de gober ce type de bobard. Cela a contribué à mettre à mal ce type d’arguments, intellectuellement malhonnêtes, très répandu notamment sur la toile. 


     « Ceux qui utilisent cet argument pour vous agacer continueront et les autres s’en moquent. »

    Pour m’agacer ? Non cher ami par pure propagande teintée de démagogie. Et puis, que savez-vous des « autres » ? Vous les connaissez ?

    Donc vous admettez que ceux (généralement de droite et d’extrême droite) qui utilisent cet argument sont des menteurs et partant des propagandistes intellectuellement malhonnêtes.

    Par ailleurs, votre réaction fleure bon la pirouette de celui qui, mis à quia ou débusqué, cherche néanmoins à ne pas perdre la face.


    « Pour ma part, si j’ai parlé d’un Hitler homme de gauche dans la deuxième moitié du XIXe siècle, c’est juste parce que je trouve cela rigolo ». 

    Ben voyons !! Facile après coup ! 




  • Connolly 27 décembre 2012 19:49

    Bravo pour votre humour Irina ! Vous m’avez bien fait rire !


    Tout compte fait, j’aspire de nouveau à vous épouser...


  • Connolly 27 décembre 2012 19:16

    Non cher ami, c’est le stalinisme qui est stigmatisé dans 1984 et la Ferme des animaux. Orwell n’était pas anti-communiste (il avait combattu au sein du POUM pendant la Guerre civile), mais anti-stalinien, ce qui n’est pas tout à fait la même chose (encore que l’on puisse être les deux à la fois). En clair : Orwell faisait la distinction entre communisme et stalinisme.



  • Connolly 27 décembre 2012 17:12

    Pour ma part, je rajouterai ceci : 

    Traditionnellement, l’extrême droite (quel que soit le pays) a toujours subordonné les questions socio-économiques aux questions socio-ethniques (pour employer une expression générique)- et ce contrairement à la gauche anti-capitaliste. La question étant de savoir non pas quelle(s) classe(s) sociale(s) doit gouverner ou dominer, mais quelle nation, quelle ethnie, quelle race, etc. doit le faire en intégrant toutes les classes sociales - nous ne sommes plus dans une logique de lutte des classes (gauche radicale + extrême gauche) mais de "choc des civilisations" - pour reprendre le concept cher à Samuel Huntington. De sorte que la nature idéologique de leurs desseins économiques importe peu pourvu que l’économie serve les intérêts non plus des classes dites populaires mais de LA Nation, ou de L’Ethnie ou de LA Race. 

    « Quant à Mussolini. il a été l’une des figures de proue du parti socialiste italien, puisqu’il a été directeur de son quotidien national, « L’Avanti », de 1912 à 1914. En 1914, il ne s’est pas séparé du PS pour des raisons purement idéologiques, mais parce qu’il souhaitait que l’Italie entrât en guerre contre les « réactionnaires » des Empires centraux ».

    Oui et alors. Au moment de créer le mouvement fasciste par son alliance avec les nationalistes les plus radicaux, Mussolini cessa d’être idéologiquement socialiste (voir mon commentaire plus haut), que vous le vouliez ou non !

     « c’est le fait de considérer qu’il est légitime de liquider physiquement des pans entiers de la population, pour le plus grand profit du reste de la population ».

    Non cher ami, ça c’est le fait de tout régime dictatorial de type totalitaire, de droite comme de gauche, temporelle comme spirituelle.

    « Ca, c’est pour ceux qui ressentent le besoin de se dédouaner aux yeux de gens dont l’opinion devrait leur être complètement indifférente ».

    Un peu alambiqué votre remarque, mais bon passons.





  • Connolly 27 décembre 2012 17:11

    Du reste, le poncif éculé visant à établir une corrélation doctrinale entre les « extrêmes » - en l’occurrence entre le socialisme et le nazisme - a là aussi été contredis à maintes reprises, et notamment par des historiens de renom. Voici ce que l’on peut lire sur Wikipédia à ce sujet (passage qui là encore reflète bien ce que j’ai pu lire sur la question) :

    "L’idée de mélanger nationalisme et socialisme ne se concrétise cependant pas en un programme d’action réellement défini, bien que Drexler prône une protection sociale pour les travailleurs, et la fin de l’exploitation capitaliste de ces derniers. Le DAP donne ensuite naissance au Parti national-socialiste des travailleurs allemands (Nationalsozialistische deutsche Arbeiterpartei, NSDAP) : pour le spécialiste de la période Ian Kershaw le national-socialisme (ou nazisme) fait partie des « mouvements extrémistes antisocialistes  », et le socialisme politique est critiqué par Hitler lui-même. Pour l’historien Aloïs Schumacher, si le programme de 1920 du parti nazi comporte certains points qui l’approchent des thèses socialistes, on ne peut faire du national-socialisme un courant socialiste, Hitler ayant pour sa part défini dès 1922 le « socialisme »comme un dévouement inconditionnel à l’État et à la Nation : « Celui qui est prêt à faire sienne la cause nationale, dans une mesure telle qu’il ne connaît pas d’idéal plus élevé que la prospérité de la nation ; celui qui a compris que notre grand hymne Deutschland über alles signifie que rien, rien dans le vaste monde ne surpasse à ses yeux cette Allemagne, sa terre et son peuple, son peuple et sa terre, celui-là est un socialiste ».

    Le nazisme est une idéologie dont la nature même fait l’objet de débats. Pour Ian Kershaw, en dehors du nationalisme et du racisme, le nazisme n’a pas de réelle cohérence politique, du fait notamment de la diversité de sa clientèle électorale et militante. Le national-socialisme n’envisage pas d’éliminer la propriété privée ni les différences de classe, mais de fournir une protection sociale et des salaires décents aux travailleurs. Dans le projet national-socialiste, les classes sociales continueraient d’exister, mais la lutte des classes serait éliminée au profit de l’union de la « communauté du peuple » (Volksgemeinschaft). L’aile gauche du NSDAP, menée notamment par les frères Gregor et Otto Strasser, accorde une place importante au socialisme et à l’anticapitalisme, au contraire d’Hitler qui se montre très hostile envers les influences « marxistes » et n’envisage aucun contrôle ouvrier sur les entreprises. Après la progressive élimination de celle-ci à partir de mi-1930, l’aile gauche du parti nazi disparait complètement, politiquement et physiquement, au cours de la nuit des Longs Couteaux en 1934.

    La chute de cette faction montre que le seul intérêt d’Hitler pour le socialisme était la manipulation de cet important courant : après 1934, les représentants gauchisant du parti ne joueront plus qu’un rôle de « leurre social » : si le socialisme et l’anticapitalisme continuent ensuite - en théorie - de faire partie de la propagande nazie, la plupart des objectifs sociaux proclamés ne sont pas concrétisés, les nazis ayant fait de multiples compromis sur ce point avant et après leur arrivée au pouvoir. L’égalité entre les hommes est à l’encontre des idées nazies, qui reposent au contraire sur une croyance en une inégalité fondamentale entre les hommes. Pour Ian Kershaw, la Volksgemeinschaft - basée sur la pureté raciale et le concept de lutte - ne repose sur aucun concept socialiste moderne, mais au contraire sur une forme primaire de darwinisme social et d’idées impérialistes héritées du xixe siècle. L’historien Hajo Holborn souligne qu’Hitler lui-même n’a jamais été socialiste, et que les termes « nationalisme » et « socialisme » ont été utilisés dans ses discours comme des synonymes et de manière interchangeable, leur sens variant d’ailleurs en fonction du public auquel il s’adressait.

    Le national-socialisme, en outre, n’entretient aucun rapport avec d’autres mouvements et courants « socialistes », qu’il s’agisse des sociaux-démocrates ou des communistes, sinon une hostilité radicale qui mènera à la violente répression de ces derniers après l’accession des nazis au pouvoir. Les divers courants socialistes — notamment en relation avec la Sopade, direction extérieure en rupture après que certains dirigeants du SPD eurent tenté la conciliation avec les nazis — ont été très actifs au sein de la résistance allemande au nazisme"

    Suite au prochain numéro...


Voir tous ses commentaires (20 par page)

LES THEMES DE L'AUTEUR

International

Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv