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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

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  • Premier article le 06/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 20 novembre 2007 15:11

    bonjour pallas.

    il y a beaucoup de chose intéressante dans tes propos, sauf que tu fais un amalgame qui ne sépare pas le bon du mauvais pour un même sujet. je pense en connaitre la raison, puisque tu l’évoques.tu as des commentateurs qui ont le tact pour sortir le fond d’une forme, et les conseil d’un ferait que tu gagnerais en clarté.

    mais sur le fond on ressent parfaitement ton désappointement et ton inquiétude. mais tu as tord d’en rendre seulement responsable l’éducation qui si elle est contraignante est dirigé, demeure une aptitude de l’être humain inné (de naissance) qui se développe suivant les conditions d’existence dans un environnement donné.

    si nous n’avions pas une organisation de l’apprentissage nous serions tous mort de faim, car il n’y a pas assez de nourriture sauvages pour tous.

    Alors grâce à notre savoir appris avec difficulté et qui nous sépare de la perception instinctive de la vie pour nous faire grandir dans un univers culturel, nous parvenons a survivre et faire une société inégale qui offre une espérance de vie plus grande que celle issus du seul instinct.

    alors quand chacun contribue à cela par son travail qu’il soit instruit ou pas il doit pouvoir bénéficier des fruits de son labeur pour améliorer la condition sociale à laquelle il concours.

    sauf cela ne fonctionne pas toujours comme je te le décris ? ceux qui sont les plus instruits essaient de prendre le meilleur de ce qu’offre la société, quitte parfois à ne rien laisser à ceux qui n’ont pas compris qu’ils faut ce battre ou lutter pour exiger son tribut, sa part.

    d’autre par leur éducation et leur instruction font l’inverse et trouvent un intérêt individuel à répartir le fruit du travail, même à ceux qui n’y ont pas participé parce que il n’en avaient pas les moyens pour diverses raisons. Ces choix sont des choix de société, et ceux qui les proposes le font au travers d’idéologie et de choix dit politique.

    c’est ainsi que pour convaincre les un et les autres ils utilise la propagande, celle que tu dénonce quand tu dis que l’on nous fait croire qu’avec un diplôme on est sur d’avoir un travail.

    Non le lien n’est pas aussi direct, mais une chose est certaine indépendamment du « bon sens » qui est une perception de la présupposition de son intérêt, moins l’on a d’instruction et d’éducation, moins l’on à de chance de comprendre le monde, ce qui ne préjuge pas du camp que l’on choisit, mais donne toutes les chances de se faire manipuler.

    cordialement



  • ddacoudre ddacoudre 19 novembre 2007 22:57

    bonjour tsé

    belle fraicheur que cet article, gardes en le souvenir pour les jours plus tristes de l’école du journalisme.

    cadeau.

    LE DÉSERTEUR.

    Je suis en haillons, comme l’est tout mon être, ma peau, mon âme. Trente ans, que je m’use à tenir tête au monde, par stupidité, ou par orgueil, alors que je sais, que j’ai eu tors, que j’ai fait fausse route.

    Au départ d’une route où se déroule la fausse route pavée de déroute Il n’est jamais écrit ou s’arrête le doute.

    Pourquoi continuer, ne pas m’arrêter là, au bord de cette route, m’allonger, attendre et attendre, m’étendre dans ce fossé fossoyeur de faux besoins devenus inutiles de gens qui passent à pied ou en voiture. Je me jette je me fossoie.

    D’où elle vient, où elle va, je ne réponds plus à cette question, je ne me pose plus, depuis quand, je ne serais y répondre tellement les ans se sont mis à fondre. Je ne vis plus j’erre, j’erre d’une route à l’autre, toutes ouvertes et fermées à la fois, suivant, si au aboi, je veux aller dans la ville où dans les bois.

    Vos papiers s’il vous plaît, j’en ai pas, pourquoi, je suis libre, vous n’entrez pas, vous ne restez pas, fondez-vous au paysage, ne tachez pas de semelles d’errances la bitumineuse espérance, pour les va nus pieds l’espace est en fossé.

    Les routes ouvertes sont les plus nombreuses, mais les plus ardues, personne ne les a tracées, elles se déplient sous vos pas, et la nature vous offre toujours un laissé passé, une pince pour couper les barbelés, une amnésie pour oublier propriété privé.

    Aussi belles soient-elles, les autres ont perpétuellement leurs extrémités murées par des haies inquisitrices de galons irisés. D’uniformes chamarrés le plus souvent avec un ensemble de couleur « poliçarmé », quand ce n’est pas des chiffons bigarrés de teintes contre révolutionnaires libérant la liberté révolutionnaire en pompes funèbres.

    Seul, circulent sur ces routes les bouts de papiers portant une photo estampé d’un idéogramme, la trace d’un pouce ancré à son port d’encrage où sise ici sa destinée. Sans eux, pas de monde libre à moins de disposer d’élites vert de gris sur du papier aux teintes cramoisies.

    Un jour, je les ai jetés pour m’affranchir de leur tutelle comme l’on s’émancipe d’une novelle, tel un acte libérateur ajouté par chaque successeur au code du précédant détenteur. Ils sont devenus ma chaîne, tout comme ils sont celle des hommes empressés de presser en papier leur photo et leurs idées pour s’y enchaîner.

    Qui sont ces hommes, qui ne savent plus qui ils sont, qui ne se reconnaissent pas sans écrit les citant nommément, et s’échangeant ahurie des effigies d’hommes érudit auxquels ils n’ont pas demandé leur avis. Certification d’un label d’élevage pour retrouver ses morceaux de barbaque en simple victuaille dans un champ de bataille de luttes barbares.

    Je modifierai la constitution en ce sens, les hommes naissent libre, égaux et sans papier.

    D’une route ardue à l’autre, j’ai rencontré les autres, mes égaux, passant sans me voir. Bonjour bonsoir c’est un clin d’œil de coté que l’on a vite fait de détourner.

    On ne regarde pas un errant, on l’observe du coin de l’œil comme une anomalie qui aurait surgi. Là, une tache dans un quotidien planifié, un grain de sable à balayer, un grain qu’on époussette plus loin, un « homomobile » dont on a nul besoin, un traîneur de guêtres, un faiseur de rien, un passe ruelle, un glisse venelle, un squatteur de tonnelle, tantôt jardinois ou pontagois.

    Pourtant à vingt ans ces routes étaient des Eldorados, elles conduisaient à des rêves, aux rêves de Tínos à Vólos, aux rêves en couleurs. Celles du bonheur implanté au fond des yeux curieux, auxquels, tout est bleu que ce soit l’eau de pluie ou des nuages gris.

    Mais rien n’était comme dans les magasines illustrés, trop longues les heures passées la main tendue, trop rares les nuits étoilées, peu bleus les mers à fond de cale.

    Je suis fatigué, mes pieds ont des sabots, ma tête une crinière, et ma peau des écailles.

    Dans l’arène je suis la bête qu’on hèle, l’être étrange du cirque « papiertesque », le fouettard des temps sans temps, « l’effrayeur » des places piétonnières.

    J’ai vécu sans temps, pouvant tout remettre à un demain, d’un jour, d’un mois, d’un an. J’étais maître et esclave à la fois, maître de mon esclave liberté, et esclave de ma liberté prisonnière de sans papier.

    Ai-je vraiment était libre une fois, n’ai-je pas poursuivi un mythe. J’avais lu la liberté n’a pas de frontières, pourtant elle commence toujours au regard des autres et se termine toujours au bout de leurs doigts armés.

    Je suis triste. Triste de pleurer sur mon sort. Triste de l’âge qui me fatigue, qui me pousse à m’apitoyer, à oublier les lieux où, seul je voyageais dans des immensités de verdure, de sable brûlant, de cime enneigée, jouissant de me sentir le maître de la terre. J’en oubliais toutes les couches aimantes, les portes accueillantes, les milliers de soleils rouges. J’en oublié tous ces blancs aux creux des mains noires, tous ces pas peint en jaune ridées, toutes ces teintes bariolées d’inde où être pauvre n’est pas un péché.

    Lèves-toi trimardeur, tu as choisi de déserter le monde, ne déserte pas ta vie. Il en sera toujours temps, car où que tu poses le pied tu es sans fin au bout de ta route.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 19 novembre 2007 22:25

    bonjour olive 78

    je ne partage pas ton point de vue mais plutôt celui de TT0

    mais tu as fait un bon article qui a suscité l’échange. il est clair que tu manques de références historiques et tu ne peux pas savoir ce que tu n’as pas vécu, si tu ne l’apprends pas. c’est comme cela que progresse la faculté d’analyse, et ce n’est pas en contradiction avec ses convictions, sauf à être un intégriste dogmatique.

    Ce n’est pas aussi simple que cela car la finalité est la privatisation à but lucratif. Cela a commencé dans les années 1976 lors des états généraux sur la sécurité sociale.

    Les compagnies d’assurances privaient se portaient candidates pour entrer dans le processus de couverture sociale. C’était Chirac le premier ministre d’alors.

    Le syndicats force ouvrière déjà dans le début des années 1970 conscient de cette évolution démographique et du développement des technologies réduisant l’emploie de main d’œuvre proposait une taxation machine, car il soutenait que les machines remplaçants les hommes poserait des problèmes aux organismes sociaux basés seulement sur la cotisation des salaires.

    La proposition de cette organisation fut rejetée par le CNPF d’alors considérants que cela réfrènerait les investissements.

    Donc malgré un accroissement de productivité sans égal puisque nous sommes passé de 1793 heures de travail en 1976 à 1355 en 2000 en produisant plus. En effet en 1886, 72 ,7% des français produisaient des biens, en 1999 seulement 29,1% produisent des biens. Il faut bien entendu rapporter ces chiffres aux nombres de français actifs et aux volumes de biens produits. Pour les biens il suffit d’ouvrir les yeux.

    « En effet, en France de 1886 à 1999 les salariés du secteur agricole sont passés de 47% de la population active à 4,2%. Dans l’industrie c’est la productivité qui s’est accrue, les salariés sont restés stables passant de 25,7% à 24,9% des actifs, avec une crête à 35,9% en 1980. Quant aux services ils ont progressé de 27,3% à 70,9 % des actifs. Toutefois, il me paraît nécessaire de signaler que n’est pas estimé, le transfert d’activité de « services » qu’effectuaient elles-mêmes antérieurement les entreprises, et qui se trouvent aujourd’hui comptabilisés dans « les services ».

    Cet accroissement de productivité du essentiellement à la robotique c’est traduite par des gains financiers dont les salariés ont bénéficié jusqu’en 1977 ou le premier coup d’arrêt fut donné par Raymond Barre, en mettant fin à l’indexation des salaire sur le coût de la vie.

    Dans le même temps il appelait à l’investissement et à la mort des canards boiteux suivant son expression. Ce fut le début de la régression pour les salarié du privé et le début de l’amenuisement des ressources pour les organismes de sécu ou retraite pour le sujet, sans que les investissement machine qui donc ne bénéficiaient plus aux salariés ne soient jamais soumis à cotisation et donc pérenniser les systèmes sociaux. Rien ne nous oblige à rester sur la seule cotisation du salaire, ce n’est seulement qu’une question de volonté politique et de choix idéologique. N’ayant jamais eu un pays aussi riche, il n’y a qu’une raison idéologique qui peut suggérer une régression des avancés sociale des régimes de retraite.

    En 1974 j’ai signé le premier accord d’entreprise instituant la cinquième semaine de congé payé, les entreprises en avaient les moyens le blocage n’était qu’idéologique. Quand la gauche l’a instauré, le pays ne c’est pas écroulé seul les canard boiteux sont morts comme toujours.

    Et aujourd’hui l’on vous fait vivre les mêmes peurs en ne vous donnant que les chiffres qui la développe car cela concours au développement d’une idéologie libérale et capitaliste. Quelque part j’allais dire c’est le jeu car ce sont ce que pense beaucoup et que je ne partage pas. Le jeu c’est plutôt comme le dit Amartya Sen qui a reçu le prix Nobel d’économie en 1998 de recevoir le retour de sa capabilité (ce que nous sommes capable de faire), et l’État a un rôle important à jouer pour promouvoir la liberté individuelle et non asservir les hommes à un outil de production.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 19 novembre 2007 22:05

    bonjour tto.

    j’espère que l’auteur de l’article sans abandonner ses convictions pourra intégrer ton commentaire constructive pour la réflexion.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 19 novembre 2007 21:56

    bonjour vive le centre.

    Est-ce qu’améliorer son existence est vouloir par son travail en conserver les conditions est un dogme ?

    Par contre la « pleutrocratie » n’est pas fondatrice de l’avenir comme la soumissions.

    Et pourquoi ne pas copier les pays du tiers monde puisque ce sont eux qui sont majoritairement les moins couteux en avantage sociaux, d’ailleurs c’est peut-être pour cela que les entreprises s’y installent, alors tu dois avoir raison le progrès social est un dogme, vive la pauvreté créatrice d’emplois.

    cordialement.

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