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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 26 novembre 2007 00:00

    Bonjour apathie.

    Dans notre monde, le traitement moderne de l’information ou de la désinformation, occupe une place quotidienne à tel point, qu’il est apparu des experts et spécialistes en traitement, de la communication, de l’image (pour l’essentiel la presse écrite et audio- visuelle), informations qui, à moins d’être un ermite nous atteint. Ainsi, toutes ces informations, et le langage qui les véhicule, façonnent le raisonnement et le comportement individuel, et elles sont parties intégrantes de nos échanges journaliers.

    Nous faisons donc au quotidien sous notre seul arbitraire un échange d’informations croisées, qui en dehors d’une structure d’enseignement didactique s’appelle la conversation sur la base de l’entendu.

    S’il en a été ainsi, et en sera ainsi quelles que soient les diverses formes sous lesquelles se diffuseront les informations, celles médiatiques ne rencontrent pas de contrepoids ou pouvoir, si ce n’est celui de leurs propres controverses. En règle générale, ces informations médiatiques constituent une information descendante qui, si elle se nourrit des manifestations d’opinions collectives ou individuelles exprimées (le vote, les sondages d’opinions, les porte-parole de groupements associatifs, les manifestations populaires sporadiques, et tout événement), cette information descendante s’impose par sa quotidienneté et est subie, en l’absence de droit de réponse (les types d’informations inters actives sont rares et ne peuvent être que sélectives, du fait de la loi des nombres).

    Elles sont donc souvent prises à tort comme représentant la réalité sociale, politique et économique d’un « effet loupe » qui se répand, et donne tout son poids aux médias.

    De ce fait dans ce « marché de l’esprit », si je peux me permettre de l’appeler ainsi, la variété et la crédibilité de l’information s’atrophient malgré une liberté acquise. Le commentateur, faiseur d’opinion, a pris de l’ampleur pour le meilleur ou le pire, car il est à but lucratif, et il doit d’abord se vendre, tandis que le rôle de l’auditeur ou du lecteur se réduit presque exclusivement à celui de répétiteur (pour plaire à Socrate). L’Homme moderne répétiteur ne prend jamais le temps de s’interroger de l’intérieur, d’autres cultures disent méditer.

    Si c’est là une aptitude essentielle dans le cadre de l’appris qui fonde notre sociabilité et nos cultures, une autre fonction est aussi essentielle celle d’évaluer son appris.

    Ainsi, devant la nécessité qu’il y aurait de faire un tri dans la diffusion d’écrits, d’informations, tri qu’il ne faut pas assimiler à la censure existante, sans remettre en cause le droit de penser, d’écrire librement, et aussi de se tromper, je pense qu’il vaut mieux, pour assurer une diffusion d’informations sérieuses, instruire les lecteurs et auditeurs en actualisant leur connaissance et leur savoir au fil de l’existence, afin qu’ils soient toujours aptes à faire le tri eux-mêmes.

    Faute de pouvoir faire cela le net donne cette possibilité à tous ceux qui veulent s’en donner la peine de dire ce qu’ils ont envie de dire et bien naturellement de le confronter à tous les participants. Il y a donc un échange qui est sans précédent. Personnellement je ne vois aucun inconvénient à ce que les professionnels utilisent ce ou ces sites, ils se donnent ainsi la possibilité de tomber certes sur des dénigreurs farouches, mais aussi sur des commentateurs qui peuvent leur apporter une évaluation comparative de se qui pensent être leur science.

    La crédibilité à un prix, mais elle ne peut se faire au non de la censure.

    Les sites comme agora offre à tout citoyen une expression libre qui est réservé dans les médias aux élites de la société choisie par la sélection des compétences, de la finance, ou de la politique.

    S’exprimer consistant faire état des émotions ressenties il est inévitable de se confronter à l’insulte qui est une faculté d’expression réactive et parfois le résultat d’une infériorité du à la maîtrise de l’expression écrite pour développer ses points de vues.

    En interdire l’accès aux professionnels serait les rejeter en tant que citoyen et semblerai antinomique du projet Agoravox. Pour autant il est justifié d’être sensible à la « médiocrité » par volonté ou seulement inaptitude. Dans le premier cas il suffit de ne pas répondre, dans le deuxième inviter le commentateur à développer son point de vue résumé par une insulte.

    Nous ne naissons pas tolérant et Agoravox et un site, et aussi un lieu où l’on peut l’apprendre au contact des autres, et généralement les efforts de communication se font du haut vers le bas, de la compréhension vers l’incompréhension.

    Il y a suffisamment de rejet des autres autour ne pas y concourir pas, c’est la voie la plus difficile.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 25 novembre 2007 22:33

    Bonjour Mathieu

    merci pour ta réponse.

    Il est vrai qu’historiquement ce que nous appelons la gauche c’est caractérisé par la recherche de l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, avec les deux tendances socialisantes, une par lutte politique dans le respect de la république assise sur des concepts libéraux. L’autre par la conquête du pouvoir par la révolution prolétarienne. Cela jusqu’à ce que le progrès social devienne une source de marché profitable, et donc, ne soit pas le privilège des gens de gauche exclusivement.

    Sauf que lorsque l’on en fait une analyse approfondie il n’échappe pas aux observateurs que la structure capitalisatrice n’en est pas l’inspiratrice, mais la cause. Et l’on ne peut tout de même passe se flatter, qu’en étant des exploiteurs de la condition humaine l’on ait motivé les plus transgressifs à organiser une opposition (parfois insurrectionnelle) d’où est né le progrès social que nous connaissons aujourd’hui, dans lequel ce même capitalisme c’est investi pour poursuivre ses même fins « exploitatrice ».

    Alors des théoriciens de l’économie ont fait de ces relations « de maître à esclave » renommer le louage de service, des règles de comportements qui s’induisent les unes les autres que l’on à appelé la loi du marché qui veut tout et rien dire, puisque cette loi va dépendre de la manière dont l’on va comptabiliser notre activité économique, et cette comptabilisation demeure celle qui induit nos comportements capitalistique. Alors l’on peut bien donner le nom que l’on veut à la relation d’échange, si on la comptabilise toujours de la même manière elle donnera les mêmes résultats.

    Alors comment pouvait-on imaginer que les socialistes gérant sur les mêmes bases cela conduirait à un résultat différent. La tentative de Mitterrand d’équilibrer les puissances financières par les nationalisations bancaires fut l’échec d’une ignorance de gens de gauche qui n’ont pas su aider politiquement le pouvoir socialiste à instaurer d’autres règles libérales que la domination capitalistique. Pouvait-il en être autrement puisque les règles comptables qui déterminent nos salaires et notre pouvoir d’achat sont issus d’une comptabilisation capitalistique qui nous garde dans ce concept relationnel. Je pourrai presque dire par une image que le peuple de gauche (socialiste) aura creusé sa tombe, parce qu’ils n’ont à l’esprit que la notion sociale comme caractéristique de la gauche, alors que leurs comportements d’acteurs économiques sont capitalistiques. Ainsi comme je le disais au début, ce concept de capitalisme n’est qu’exploiteur, et ce n’est que par le conflit que l’on en extirpe sa part.

    Comme nous le voyons aujourd’hui ce ne sont plus ces notions de luttes pour le progrès social qui sont à l’ordre du jour, ce serait plutôt l’inverse, et sans aptitude transgressive il n’y a qu’asservissement.

    Donc si un nouveau PS ou autre ne développe pas d’autres types de relations libérales économiques (dans ce sens, c’est-à-dire une philosophie débouchant sur l’économie, l’économie comme moyen, non comme fin) nous ne changerons rien.

    Sauf lorsque la guerre pour les matières premières nous conduira à la régression pendant que ceux qui jouent et spéculent sans autres fins que de nous y conduire, iront se mettre à l’abri dans les nouveaux pays riches.

    Ce n’est pas inéluctable sauf que dans cinquante ans à l’échelle de la planète c’est à notre seuil.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 25 novembre 2007 20:00

    bonjour gilles.

    tu ne me feras pas croire que tu l’ignores puisque c’est une partie intégrante de l’humain qui englobe sa dimension économique, avant que cela ne s’inverse et pose problème, puisque notre être n’est pas réversible.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 25 novembre 2007 01:13

    Bonjour Mathieu White.

    Bon article dans la suite de celui que tu avais déjà rédigé.

    Je partage ton point de vue sur la scission nécessaire du PS pour lever une confusion de taille qui est l’abandon de sa lutte contre les inégalités générés par l’exploitation capitaliste pour accepter l’idée que dans une économie libérale seule la loi du marché dans une concurrence non faussé peu les réguler, bref le mythe d’Hayek ou de Rawls. De ceux qui pensent que la vie n’est qu’un échange commercial sans philosophie ni morale. Lire mon article « c’est quoi être libéral aujourd’hui ».

    Dés 1993 j’avais mis en garde contre cette dérive en disant que l’on ne peut garder le nom d’un vin qui ne correspond plus à son contenu. Les choses auraient eu l’avantage d’être claire et ceux qui ne se seraient pas sentis à leur aise dans ce que pudiquement ils appelaient la réalité de la loi du marché pour ne pas dire la réalité capitalistique, aurait certainement franchit le pas plutôt que vouloir infléchir sa ligne.

    Après les européennes j’écrivais ceci à un ami le 23 01 06

    C’est un peu long mais j’y explique clairement pourquoi il faut un nouveau PS ou autre, bref une opposition idéologique forte, même en étant d’essence libérale.

    « Depuis lors, le référendum a donné le refus de cette constitution majoritaire et il ne manque pas de débats sur le sujet ; je les regarde parfois, mais ne m’apportent rien sur le fond dans l’immédiat. Si ce n’est que une fois de plus les bons penseurs désignent des vainqueurs et des perdants. Pourtant choisir quel type d’organisation sociale une population souhaite n’est qu’un acte minimum dans une démocratie, mais ils semblent que tous les acteurs politiques n’ont pas la même approche de la démocratie ; surtout quand ils sont dans la sphère des « dominants systémiques » qui organisent la compétition du moins disant.

    Pourtant ce non à la constitution en France est à distancier. S’il n’est pas un refus de l’union européenne des peuples pour les « européanistes » il l’est pour les souverainistes et nationalistes.

    Si ces derniers peuvent se satisfaire de leur refus, les européanistes n’ont aucune garantis de la prospérité de leur refus s’ils ne trouvent pas une traduction politique au refus de la majorité des français, même souverainistes et nationalistes, à l’Europe de la loi du marché Pour deux raisons :

    - La première est que le monde dans sa grande majorité s‘est mis à la loi du marché impulsé par une vision idéologique de la richesse car basé sur la conviction d’une croissance exponentielle dans la production de biens et services.

    De telle manière que tous les acteurs sociaux et les populations, même quand ils refusent cette vision idéologique, y concourent par leurs actes quotidiens de consommateurs et de producteurs. Ce qui de fait renforce les tenants de la loi du marché, car ils savent qu’ils n’ont qu’à attendre puisqu’il n’existe pas d’opposition effective formalisée et structurée en une puissance de contrepoids ou de contre-pouvoir.

    Qu’il n’existe aucune forme de pensée nouvelle source d’une utopie créatrice. Ils savent très bien que même si leurs opposants accédaient au pouvoir ils ne trouveraient aucun appui international puisque tous les anciens pays non alignés se sont ouverts à la loi du marché, et pratiquent dans leur ensemble une politique monétaire identique fondée sur une monnaie forte qui contraint et limite l’action régulatrice des États.

    -  La deuxième est qu’il y a eu une inversion des valeurs qui brouille les grilles de lecture de la plupart des citoyens. Déjà dans le milieu des années 80, à partir des années 85 les salariés se sont arc bouté sur la défense de leur acquis et devenaient de fait au fil du temps conservateurs, tandis que le patronat réclamait la remise en cause de ces acquis et des allégements fiscaux : c’est a dire qu’il revendiquait.
    -  Ainsi la base traditionnelle de la grille de lecture sociale dans une économie capitalisatrice c’est inversé. Les salariés de revendicatifs sont devenus conservateurs et le patronat de conservateur est devenu revendicatif. Ceux qui revendiquent sont classés comme modernistes ou réformateurs et les autres comme des réactionnaires. Or dans cette inversion des comportements la disponibilité du salarié est classée comme une modernité, tout en fustigeant les coûts sociaux générés par l’incertitude de la compétition. Compétition où l’on confond guerre économique et émulation commerciale. Et l’on peut comprendre que si les salariés français conçoivent que nous puissions nous trouver dans une guerre économique vis à vis des autres pays du monde, ils puissent trouver anormal qu’au nom de la paix entre les pays d’Europe, l’union européenne propose une compétition économique entre eux dont ils ne seront pas les bénéficiaires.

    Ceci d’autant plus que dans son discours de bonne année le président de la république a mentionné dans ses vœux pour l’Europe que nous nous dirigerions vers une moyennisation, sans en préciser la nature, ce qui est inutile quand l’on sait lire entre les lignes.

    Ainsi si ce non sépare politiquement les citoyens sur ses fondements, il les relie dans leur opposition au système libéral de la loi du marché (capitalistique) et c’est là une difficulté qu’il ne faut pas voiler. Ceci car dans la monté du fascisme d’avant 40 également les difficultés générées par le système libéral d’alors se trouvaient pointées du doigt, et ceux qui avaient la même analyse économique n’avaient pas les mêmes buts politique.

    Si dans les années trente les bolcheviques étaient l’ennemie extérieur, aujourd’hui l’ennemi extérieur c’est l’immigré et les pays musulmans, je ne recherche pas à savoir en l’espèce si c’est fondé ou non ; quarante neuf pour cent des français le pensent.

    Ce qui laisse penser que s’il doit dans la suite de ce non y avoir des manifestations d’opinions ou de revendications, les syndicats et les parties nationalistes n’ont pas le même but, et nous risquons de nous retrouver dans une situation analogue à celle de 1934 avec la CGT d’alors qui s’opposait au fascisme rampant.

    Ce non n’apporte aucune solution dans l’immédiat, d’autant plus que les partisans du oui sont à leur encontre plutôt méprisant d’après les débats que j’ai pu suivre. Et la réponse du chef de l’État sera inefficiente car il ne dispose pas des moyens budgétaires pour satisfaire la demande sociale, et si jamais le débat se poursuit dans la rue, la nomination de Sarkozy est très indicative de ses intentions, en plus de servir ses intérêts de présidentiable.

    Comme je te l’avais écrit dans mon précédent courrier, cela serait bien si les difficultés que rencontre le PS pouvaient déboucher sur une nouvelle formation politique.

    Une formation qui soit capable d’utopie afin de regrouper et refondre tous les partis socialisants qui restent accrochés à leurs vestiges, qui, s’ils demeurent pertinents dans leur analyse ils ne le sont pas dans leur aboutissement politique.

    Car ils ne reformulent pas de propositions qui ne soient pas inscrite dans le processus de la loi du marché via la conversion de la demande qui est suggéré par la recherche d’une croissance qui nourri le système qu’ils dénoncent.

    Donc à partir de ce non peut émerger une nouvelle « sociale utopie » qui replace au travers du libéralisme l’individu au centre de ses préoccupations et non pas l’argent et peut-être rappeler que libéralis signifiait homme généreux et qu’être libéral signifie aussi être tolérant.

    Ce qui me paraît être deux valeurs qui ont totalement disparu du langage de ceux qui justement se disent être des libéraux, et ne proposent comme réalité que l’acceptation de la guerre économique qui est là.

    Là aussi il y a eu un glissement linguistique qui caractérise les quiproquos qu’entretiennent les discours politiciens. Car le libéralisme était censé sortir les êtres du statut d’esclave ou de sujet et de fait nous le sommes devenus de l’argent et qui plus est avec les accords de Maastricht c’est la Banque européenne qui détient le pouvoir sur la monnaie.

    Il est donc difficile de penser que ces accords n’aient pas eu une influence sur la dégradation des conditions de travail et de rémunération, sinon pourquoi les avoir fait. Ce n’est pas ce non qui va changer cela, sauf s’il se structure et prend une dimension internationale et s’appuie sur les courants alter mondialiste et autres.

    Je ne pense pas que le pouvoir de la rue soit de nature à transformer les structures financières, pour cela il faut disposer du pouvoir politique. Or ce dernier a organisé la séparation du pouvoir politique et du pouvoir financier, ce qui oblige les gouvernants à alourdir les prélèvements pour disposer d’une marge de manœuvre, et ne pas faire du déficit, tout en promettant la réduction des charges et des impôts. Ce qui laisse comprendre qu’une tranche moyenne de la population soit plus particulièrement pressurisée car les plus démunies sont exonérés et les plus riches dont les grands groupes sont incités aux créations d’emplois via des mesures de dégrèvement et d’exonération ; ce qui laisse la charge des prélèvements sur les autres. Cette situation, sauf tour de passe passe a transformé les chômeurs en précaire du travail partiel, n’a pas d’issus en dehors d‘un choc qui viendra de la cherté du pétrole et de l’aggravation de la pollution mondiale, ou du glissement vers une Europe fascisante déjà en cours ».

    Besanceno est sur les rangs, je ne crois pas que Bayrou soit de nature à modifier le schéma général.

    L’enjeu est énorme préparer la France à la transition du développement d’une nouvelle source de richesse qui ne se basera plus seulement sur la production exponentielle de biens ou de services à but exclusivement lucratifs. Cette seule transition peu être génératrice d’emploi, mais il faut qu’elle puisse se formuler dans un projet politique de la taille d’un plan marshall. Sinon elle ne sera que des grenelles de bonnes consciences. Mais c’est déjà un caillou de plus.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 24 novembre 2007 01:17

    Bonjour Emmanuel et Emile red

    Merci pour vos commentaires que je vais discuter car ils sont très intéressants.

    Tout d’abord je vais indiquer quelques petits préalables. 1/ aucun évènement n’est spontané, il est donc toujours possible de le remonter aussi loin qu’il nous aura et nous saurons en déceler les traces.

    2/ nous ne démarrons jamais nos analyses du point zéro et il en fut de même pour tout les auteurs de la pensée libérale et libertaire, qui ont réfléchi au travers de leur culture du moment.

    3/ l’homme seul n’existe pas. 4/ Notre cerveau est lent.

    5/ nous ne disposons pas du libre arbitre. 6/ nous vivons par défaut de tout connaître. 7/ l’environnement guide nos choix (et chacun de nous est constitutif aussi de cet environnement).

    Je ne vais donc pas vous dire voila cela est le libéralisme et là c’est la pensée libertaire. Il y a même de grande chance que les deux orientations se soient séparées sur l’éternel débat sur le matérialisme est le spiritualisme, ce que signale Red en rappelant ce qui les sépares au fond.

    Ainsi comme je le disais en 1), le mot libéralisme n’a pas surgit spontanément, l’on trouve sa trace au travers du mot Libéralis, sans remonter jusqu’à la Grèce.

    Le terme « libéralisme » apparaît dans la langue française à partir de 1821. Il appartenait déjà au monde politique, car son sens usuel remonte au XII ième siècle et signifiait « généreux », (emprunté au latin Libéralis). Ensuite au XIII ième siècle il permet de désigner un individu : « digne d’un homme libre ». Ainsi le sens de ce terme libéralisme est passé lentement du domaine politique au domaine économique et caractérise la devise « laisser faire, laisser passer ».

    Il est donc difficile de dire si au XIII siècles si c’était le départ du libéralisme ou celui des libertaires, mais on ne peut douter qu’il implique la notion de générosité ; que l’on retrouve de par et d’autre et que j’ai souligné dans l’article en disant qu’il était avant tout une philosophie qui débouché sur une pratique économique.

    Quelque fois je dis que nous sommes des homo-sociabilis, contenant homo économicus, et non, comme ceux qui ont tordu le libéralisme au point de dire que l’humain est un homo économicus, comme s’il était une espèce né exclusivement pour produire et je ne tombe jamais dans la confusion que notre origine de cueilleur est le prémisse de l’économie parce que cela demande un travail (cela me rend triste pour tous ces animaux qui travaillent s’adonnent à l’économie sans le savoir, c’est du belle pensée « d’économicologisme » comme je l’ai appelé). C’est une boutade, mais cela nous à conduit à ajuster notre esprit à l’outil, cela s’appelle l’esprit d’entreprise, et qui plus est totalitaire.

    Cette parenthèse faite, j’en reviens à ce que l’on peut considérer comme source du libéralisme et de la pensée libertaire avec le développement du protestantisme.

    A la suite de l’universalité de tous les hommes fils de dieu par la chrétienté, puis sa « catholicité » faisant de la papauté l’omnipotence porte parole de dieu (très proche des pharaons qui en étaient sa représentation) chacun devint sujet devant transiter par ses prélats pour communiquer avec dieu).

    C’est donc en rappelant les évangiles qui rappellent que chaque croyant était individuellement en communication avec dieu sans devoir passer par un de ses représentants que l’on peut penser que cet évènement à fait son chemin, jusqu’à chercher dans le commerce le même principe envers la monarchie, puis donner naissance à l’individualisme.

    Naturellement chacun étaient sous la pratique d’une culture judéo-chrétienne et par de là avec une morale catholique. Elle-même issus d’un long processus.

    Ainsi dans la longue chaîne de ceux qui ont défini petit à petit la condition humaine, nous trouvons les moralistes de l’antiquité, comme les stoïciens par exemple, Cicéron pour la Rome, les pères de l’église qui insistaient sur la liberté de la nature humaine restaurée par Christ. Mais aussi saint Thomas d’Aquin, ou encore Vazquez suivi de François Suarez son élève qui contribua au développement du laxisme représentant la tendance extrême du probabilisme des jésuites, et je termine sur Grotius car la liste serait longue. « A partir du XVII ième siècle Descartes et Grotius, définiront la « loi naturelle » comme une création arbitraire de Dieu, conduisant au constat que la loi dérivant des hommes ne peut donc être définitivement posée, alors que « le droit naturel » est un code écrit applicable à tous les hommes Sorte d’une manière universelle et identique, non pas un principe de raisons susceptible d’applications variables ».

    Ce n’est pas pour autant que la liberté d’exercer sa nature humaine fut proclamé, car pour cela il faudra attendre la révolution.

    Ce sont donc d’autres événements qui conduiront à la proclamation des droits de l’homme et à l’assise de la pensée libérale qui engendra le capitalisme qui générera la social utopie, d’où naîtra en opposition à, libéral devenue presque homonyme de capital, la notion de libertaire pour faire la différentiation soulevé par RED. Et la pensée libertaire qui s’étendait jusqu’au mœurs comprend l’anarchisme dans sa dimension politique et économique dont Proudhon et la figure historique de référence, que l’on retrouve toujours dans l’enseignement de l’origine du syndicalisme.

    A partir de quand l’on peut trouver les traces de ce qui caractérise aujourd’hui notre lecture comptable de l’existence. Sans oublier de dire d’où nous viennent les chiffres, car sans eux notre existence serait autre. Il faut remonter jusqu’à william Petty.

    L’histoire du travail apparaît à la suite des besoins biologiques nutritionnels de l’homme dans sa sédentarisation, mais sa définition sous notre regard hiérarchisant ou « méritocratique » commence à prendre forme lorsque, d’une appréciation qualitative de l’observation de l’exercice d’une activité économique humaine diversement organisée et désignée. S’élabore alors la quantification d’une valeur d’échange commune, après n’avoir été qu’une valeur d’usage liée à la fonctionnalité des productions.

    C’est avec l’œuvre de Petty William (1623-1687) que se situe la transition avec les mercantilistes et les libéraux.

    Sa théorie de la valeur corrèle une unité de monnaie avec une journée de travail et une acre de terre (elle valait en France 52 ares environ). Elle est à l’origine de la théorie de la « valeur/travail » qui encrera définitivement ce mot comme la clé objectivée d’une mesure de référence universelle de l’activité productive de la civilisation industrielle permettant l’intégration d’un individu dans une société dite de « libre échange ».

    Sa consécration se caractérise par le nombre de sciences particulières qui lui ont été consacrées, et desquelles sortent des modèles, comme les techniques de rationalisation qui sont appliquées dans d’autres domaines que ceux du travail, et notamment de nombreux secteurs de la vie sociale, certains services de l’État, le sport, et pour une bonne part la gestion du temps de notre existence.

    Ceci n’a été rendu possible que par une praxéologie mathématique au travers d’un raisonnement « logicomathématique » nécessitant une tactique et une stratégie d’acteur devant la nature de l’action industrielle qui appelle le calcul de procédures et la quantification des données.

    C’est donc autour de cette conception de la valeur travail que certains libéraux développeront avec l’avènement de l’industrie, le capitalisme.

    Pour continuer sur les observations d’Emmanuel, il est certain que la notion de ne pas nuire à autrui n’est pas à dissocié de la culture judéo chrétienne, pas plus que la notion de tolérance puisque ce sont dans ce berceau que ces termes sont nés pour indiquer une perception environnementale qui laisse supposer que ce n’était pas le soucis qui prédominait.

    Il est fort probable que la tolérance soit liée à l’acceptation des différentes confessions et des penseurs de l’époque comme de découvreurs vis-à-vis du pouvoir ecclésiastique catholique et monarchique, l’histoire fourmille d’exemples d’intolérances dramatiques dû à des certitudes absolues.

    Pour autant notre morale n’est pas universelle mais culturelle et nos conceptions sont celles d’occidentaux.

    En 1862 des tribus africaines pratiquaient le cannibalisme et ne trouvaient pas cela immoral. Pour illustrer ces différentes appréciations de valeurs quantitatives et qualitatives de l’image du monde j’ai choisi un exemple diamétralement opposé. Les récits des voyages du capitaine Hearne rapportent que chez les Indiens du Nord-Ouest du Canada, ce qui est aujourd’hui l’Alberta, la tribu Athabasca n’a de cesse de s’entre-tuer avec celle des indiens « Côtes de chien ». Cette guerre est leur joie, leur gloire, de part et d’autre. Un tel comportement nous le jugeons « primitif » comme pour le rejeter dans les comportements naturels archaïques de l’Humain, sans être capable de discerner que ce que nous rejetons comme primitif, nous l’acceptons aujourd’hui recomposé faisant toujours la gloire et la joie de certains de part et d’autre dans nos guerres.

    Nous ne pouvons pas dire que c’était la pensée libérale qui, les guidaient.

    Aujourd’hui le terme tolérance se confond avec laxisme et cela est bien regrettable car la modification de son sens entraînera une analyse et une perception autre de nos comportements et nous rendra de fait moins enclin en en chercher les sources pour ne condamner que les effets et verser dans l’intransigeance.

    Naturellement comme l’environnement a fait apparaître cette notion, il lui fait acquérir un autre sens né d’une confusion ou à l’inverse de ce que je disais ci-dessus du développement de l’intransigeance.

    Cela bien entendu ne dépend pas de la volonté des individus. Depuis que nous clamons qu’ils sont des êtres responsables si cela était une vérité, et non pas seulement une perception faussée de notre condition, nous cesserions sur le champs d’exploiter tout ce qui nous tue.

    Mais voila notre monde est plein de belles chose mais il est mortel, et si nous disposions de ce fameux libre arbitre nous choisirions d’être éternel.

    Ainsi le libéralisme ignorant des connaissances d’aujourd’hui, comme nous de celles de demain, nous faisons de la notion de responsabilité et de libre arbitre, celle qui convient à la notion de ne pas faire à autrui ce que l’on ne voudrait pas qu’il nous fasse, mais dans notre cadre occidental.

    Car si nous sommes acteurs de notre existence, nous n’en sommes nullement responsable, ce qui induit une notion plus importante que la tolérance qui est le pardon (chrétien) qui ne signifie pas accepter que l’autre nous nuise dans le cadre de l’évolution de nos organisations sociétales, modifiant le droit positif.

    Dans l’intrication de nos actions, l’homme seul dont je disais qu’il n’existait pas, jouissant de sa liberté arbitraire au contact d’un autre se trouverait forcément atteint dans celle-ci et à contrario, tant et si bien que chacun des hommes de ce monde au contact des uns des autres pourrait dire que l’autre lui nuit.

    Nous ne serions donc qu’une immense justice se réclamant des uns au autres de rendre gorge au nom de leur responsabilité d’avoir nuit à autrui.

    Il en va autrement, l’homme n’est donc pas plus un homo individualis qu’un homo économicus, il est un homo sociabilis et cette progression du sociabilis est lente par rapport à l’univers qui la fait jaillir, car la lumière circule à 300 000 km/s seconde et notre vitesse neuronale, celle qui nous fait penser que nous sommes responsable du monde, se situe suivant les individus entre 1,75 m/s et 2,22 m/s (mètre par seconde).

    Ignorant de cela des millions d’hommes ont vécu durant des milliers d’années, voire plus suivant ou l’on situe le départ de notre espèce. Ils ont donc vécu par défaut de tout connaître et il en est de même pour nous, sauf que nous en savons laborieusement juste un peu plus, sans que ce soit des vérités absolues.

    Alors peut-être qu’être libéral aujourd’hui c’est être aussi un libertaire de l’esprit et un praticien du chiffre sans être un dogmatique de l’économicologie.

    Merci à tous deux pour m’avoir suscité cette réflexion.

    Cordialement.

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