Je ne crois pas trop au Conseil Constitutionnel pour annuler la réforme, il se borne comme la Cour de Cassation à examiner les questions de formes :
"Le texte va maintenant être examiné par le Conseil constitutionnel qui a un mois pour valider sa recevabilité.
Le Conseil constitutionnel doit vérifier notamment si ce texte porte "sur
l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la
politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux
services publics qui y concourent".
Le Conseil vérifie aussi le respect d’autres conditions :
la proposition de loi ne doit pas avoir pour objet l’abrogation d’une disposition législative promulguée depuis moins d’un an ;
et la proposition de loi ne doit pas porter sur un sujet rejeté par référendum il y a moins de deux ans."
Ces entreprises ont une vitesse de développement et une souplesse que n’ont pas les états, pris dans des contraintes administratives et politiques, comme la France avec son Plan Calcul et son Minitel, ou comme la planification de l’ex URSS.
Ce qui est connexe par exemple, c’est que les états délèguent une partie de leurs missions à des entreprises ou cabinets privés, sous couvert de technicité ou par choix politique, ces cabinets eux-mêmes ayant recours à l’intelligence artificielle.
J’avais lu que des cabinets d’architecture se servaient de ces outils, ce qui permettait un éventail de possibilités, que ce soit dans les formes ou dans les matériaux, inenvisageable auparavant, mais en même temps les immeubles ou appartements qui étaient vendus avaient un air de ressemblance et manquaient d’originalité.
Ce n’est pas directement le sujet de l’IA, mais c’est connexe, il s’agit du pouvoir que prennent les sociétés du numérique, pouvoir transfrontières et qui en vient à dépasser le pouvoir des états :
"Tout a été dit – ou presque – sur la puissance des Gafam (Google
[Alphabet], Amazon, Facebook, Appel, Microsoft) qui rivalisent avec, et
souvent submergent, les puissances étatiques et imposent leur vision
(genre western) de la société. Beaucoup de choses ont été dites sur les
techniques sophistiquées qui permettent de créer ex nihilo des
événements, des discours officiels ou des réactions médiatiques aptes à
mobiliser des foules autour de quelques indignations savamment
orchestrées. Des échos ont filtré de la façon dont la guerre
électronique brouille la recherche des acteurs à l’origine des attaques,
qu’il s’agisse de guerres privées à la recherche de rançons (à la
manière des kidnappings de naguère) ou de guerres économiques
et technologiques orchestrées par la Corée du Nord, les États-Unis ou
Israël. De tout cela, le lecteur trouvera des traces dans le livre de ce
professeur à l’École nationale supérieure de la police et à l’École de
guerre économique. Dans un déluge de faits récents (2019-2021), le
lecteur ne comprend pas toujours l’arrière-plan technologique de la
menace. De ce maelström, l’ouvrage de Nicolas Arpagian laisse cependant
émerger une conviction simple : l’on a pu discuter pour savoir si l’on
assistait depuis trente ans à la fin de l’Histoire ; en revanche,
contrairement à ce que laisse croire le repliement nationaliste des
économies dites « réelles », il est de plus en plus évident que la
porosité des frontières électroniques conduit sous nos yeux à la fin de
la géographie traditionnelle. À la confusion engendrée par le numérique,
l’antidote – nécessaire quoique insuffisant – est le bon sens,
l’intelligence et la culture des internautes."
@Decouz L’hindouisme donne une classification des différentes voies, la dévotion, la connaissance, l’action, elles ne sont bien sur pas exclusives les unes des autres, Shankaracharya et Ibn Arabi ont écrit des poèmes amoureux, elles correspondent à différents caractères. La forme dévotionnelle, on pourrait dire sentimentale, a reçu un accent particulier dans le christianisme, comme d’ailleurs dans les formes où il y a une personne à l’origine, Khrishna ,Bouddha...à la différence des formes plus rituelles, juridiques ou gnostiques.